Paroles prononcées par M. le curé de Chabeuil (Tatin), après l'évangile de la messe des obsèques de Mme Lacroix Saint-Pierre, le samedi 3 avril 1869

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impr. de Dubuisson (Paris). 1869. Lacroix-Saint-Pierre. In-8° , 8 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1869
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M. LE CURE DE CHABEUIL
APRÈS L ÉVANGILE DE LA MESSE DES OBSÈQUES DE
SLA CROIX SAINT-PIERRE
« C'est un malheur public, une perte immense et irré-
parable pour toute la paroisse de ChabeuU ! »
Voilà, mes frères, le cri qui s'est échappé sponta-
nément de toutes nos poitrines, quand nous est par-
venue cette fatale nouvelle, qui s'est répandue avec
la rapidité de l'éclair : ( Madame Lacroix est morte ! »
Nous perdons en elle, en effet, une âme de choix
et de prédilection ; une âme distinguée par une émi-
nente piété et par une charité admirable, deux
vertus qui ne vont jamais seules, mais qui sont tou-
jours accompagnées de ce glorieux cortège de vertus
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chrétiennes qui constituent, selon le langage de nos
livres saints, cette femme forte, mulierem fortem, qui
sait dominer toutes les faiblesses de l'humanité;
cette femme pieuse et craignant Dieu, qui est le juste
sujet des louanges de tous ceux qui la connaissent :
mulier timens Dominum, ipsa laudabitur (Prov. 31,30).
1° Piété. Qui de nous n'a admiré cette piété si
tendre et si vive, si profonde et si constante, qui ré-
glait ses pensées, ses sentiments, ses paroles et ses
actions, qui ne s'est jamais démentie à aucune épo-
que de sa vie, ni dans sa jeunesse, ni dans l'âge mûr,
ni dans sa vieillesse, et qui en a toujours fait le mo-
dèle de la fille, de l'épouse et de la veuve chrétienne?
Pour qui connaît l'inconstance humaine, qu'elle
est digne d'admiration, la vertu qui, durant tout le
cours d'une longue carrière, n'a pas même un jour
d'éclipsé !
- Tout ce qui touchait à la religion, ce lien sacré qui
unit les hommes à Dieu : son dogme, sa morale, son
culte, ses ministres, ses saintes pratiques, était à ses
yeux vénérable et sacré ; mais son objet de prédilec-
tion, celui vers lequel la grâce divine portait son
cœur par l'attrait le plus doux, le plus fort et le plus
constant, c'était Jésus-Christ dans l'Eucharistie, le
monument par excellence de l'amour dé ce divin
sauveur pour les hommes.

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