Pétition de Mariani Ant. André, dédiée à S. M. Eugénie, impératrice des Français. 2e éd. revue et corrigée

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Impr. de Ollagnier (Bastia). 1867. In-8 °. Pièce.
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Publié le : mardi 1 janvier 1867
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PETITION
DE
MARIANI ANT.-ANDRÉ
DÉDIÉE
A SA MAJESTÉ EUGÉNIE
IMPERATRICE DES FRANÇAIS.
2me ÉDITION
Revue et corrigée par le même '
BASTIA
DE L'IMPRIMERIE OLLAGNIER.
1867
AVERTISSEMENT.
Bien que la mort de mon excellent père ait aug-
menté mes chagrins et mes peines, j'ai voulu revoir
et corriger ma pétition. En la publiant de nouveau,
j'ai l'honneur de prévenir mes lecteurs, que les cor-
rections, dont elle a été l'objet, sont exclusivement
littéraires et ne changent en rien l'exposé des faits.
Si j'ai soin de donner cet avertissement, ce n'est pas
que je veuille annoncer qu'elle soit aujourd'hui en
état d'être regardée comme un beau modèle de péti-
tion. Ce que je veux faire savoir, c'est qu'à mon avis
elle contient, pour les jeunes élèves qui la liraient
une seule fois avec un peu d'attention, quelque chose
qui pourrait les disposer à aimer l'étude, à être cou-
rageux dans l'adversité, à être fermes dans leur
devoir.
Lecteurs/ si mon opinion était juste, je ne me croi-
rais plus du nombre des malheureux.
MARIANI ANTOINE-ANDRÉ.
Vescovato, ce 6 octobre 1867.
A SA MAJESTÉ EUGENIE
IMPÉRATRICE DES FRANÇAIS.
MADAME,
Faible comme je le suis, j'obtiendrais une très grande fa-
veur, si ma pétition était protégée par Votre Majesté. Digne
comme vous êtes de tous les genres de vénération, consentez
donc, Madame, que je vous la dédie et vous la consacre dès
à présent en vous suppliant très respectueusement de vou-
loir bien la recommander au très magnanime Napoléon III.
En vous offrant, ô très grande et très digne Impératrice,
quelques lignes qui sont mon propre ouvrage, quoique je me
trouve malheureusement aveugle, je ne crois pas qu'elles
renferment du sublime. Ce que je crois, permettez que j'ose
le dire, c'est qu'elles fassent voir, tout en faisant connaître des
chagrins et des pertes, que j'ai des idées et du coeur, et que
peut-être j'aurais été utile à ma patrie, à mon Souverain, à
mes parents, si je n'avais été arrêté au début de ma carrière
par le plus invincible des obstacles. Ah! si je pouvais réunir les
lettres, les demandes, les actes et les contrats, que j'ai gra-
tuitement donnés, je pourrais en former un gros volume qui
démontrât clairement que déjà, en dépit de mon triste sort,

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