Philosophie d'une femme

Publié par

[s.n.]. 1787. 44 p. ; in-8.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : lundi 1 janvier 1787
Lecture(s) : 1
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 42
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

PHILOSOPHIE
D'UNE
FEMME.
M. DCC. LXXXVII.
A 2
PHILOSOPHIE
D'UNE FEMME.
LE coeur eft fait pour fentir, & toutes nos
fenfations ne femblent avoir pour objet que
d'allumer dans nôtre ame les feux de l'amour...
Et l'amour amollît l'homme ! Etat funefte ,
qu'il eft de la fageffe d'éviter , en oppofant tous
nos efforts à fes féductions.
De toutes nos paffions l'amour eft celle
dont l'empire eft le plus univefel. J'oferois
prefque dire , que c'eft la feule, qui maitrife
particuliérement les ames honnêtes. Obfervés
les dans les deux fexes , lorfquelles aiment,
& vous en verres la preuve. La méfiance de
foi-même & la fuite font les feuls moyens
d'en triompher.
Qu'une femme , qui ne s'eft fait aucun
principe contre l'amour & le commerce des
hommes, eft à plaindre ! Si elle a le malheur
d'avoir des charmes & de la fenfibilité , elle
4
devient le jouet d'un effaim d'Etourdis ,
qui ne recherchent la beauté que pour la fé-
duire,
Ces hommes dangereux fe marquent fous
toutes fortes de formes, & cachent leurs def-
feins avec tant d'art, qu'enfin ils remportent
la victoire.
Aucunes femmes, aucunes filles, ne peu-
vent nous refifter, difent ces fortes de heros,
en parlant de leurs exploits. Que doivent
oppofer les femmes aux piéges qu'ils leur ten-
dent ? ... De la refolution, de la fierté, de
Ja prudence dans le choix de ceux qu'elles
admettent à leur fociété.
Quel aviliffement affreux pour une femme,
que de fe voir expofée à devenir l'objet de la
débauche & du mépris d'une foule d'hommes
fans moeurs. Il n'y a qu'une imbécile , ou un
coeur totalement corrompu, qui puiffe fou tenir
cette idée fans fremir.
O vous ames baffes , qui croyés pouvoir
acheter les coeurs, qui faites de l'amour un
vil mercenaire, rougiffés de honte malheu-
reux ! apprenés que c'eft vous , qui faites naître
les vices dont la terre eft inondée, & caufés
5
A 3
le mépris, dont eft couverte cette portion d'un
fexe foible que vous avés degradé !
S'il eft indigne d'un honnête homme de ne
pas refpecter la (implicite d'une jeune fille ; que
doit - on dire de ceux qui fe vantent même de
l'abus qu'ils ont fait de la confiance de ces vic-
times infortunées. Sans doute, à les entendre,
c'eft un exploit glorieux, un procedé noble &
généreux. Eh quoi ! ne fentent - ils donc pas,
que fi nôtre fexe eft auffi foible qu'ils le pré-
tendent , & que s'ils font auffi facilement des
conquêtes, leurs triomphes n'ont aucun merite.
Ne nous chargés donc point, o hommes!
de toutes vos foibleffes ; car la nature en vous
donnant l'audace pour nous attaquer, n'eft pas
affés injufte pour approuver vôtre inconftance.
Non, elle n'approuve pas plus en vous qu'en
nous l'abus de fes infpirations. Cependant vous
vous êtes fait des principes à vôtre guife & vous
traités avec bien plus de feverité nôtre incon-
ftance que la vôtre.
Je ne conçois pas , comment dans les ac-
cès de vôtre extravagante rigidité, vous pouvés
exiger de nôtre foibleffe un refus conftant de
nous rendre à vos defirs. Ignorés vous donc
6
que la vertu des deux fexes ne tient fouvent
qu'à un inftant malheureux ?
Mais les hommes fe livrent trop aveugle-
ment à l'ardeur de leurs paffions. La pluspart
d'entre eux ne connoiffent que les grimaces
de l'amour ; leur conftitution robufte femble
émouffer leur ame & la rendre incapable d'en
fentir les tranfports enchanteurs.
Que je pardonnerois volontiers aux deux
fexes les abus qu'ils font de l'amour, fi je pou-
vois juftifier les tendres mouvemens qu'il ex-
cite en nous. Mais on leur fubftitue des mo-
tifs honteux de débauche, d'intérêt &c.
Les hommes font fi indociles à fes fublimes
infpirations ! Pluficurs d'entre eux ne cher-
chent qu'à fatisfaire leur convoitife , & ne
payent nôtre complaifance que par la plus noire
ingratitude.
Il me femble que l'habitude des jouiffances
des fens eft caufe, que les hommes de cette
efpèce ne lavent plus diftinguer la fenfibilité
naïve, l'abandon innocent d'une fille fage, des
careffes honteufes & dégoûtantes d'une créa-
ture fans pudeur.
Comme ils ne defirent pas autre chofe, ils
fe précipitent de plus en plus dans le défordre.
7
A4
par une fuite de cette inconftance qui fait la
baze du caractère d'un fi grand nombre.
Souvent auffi, il faut en convenir, ils ap-
prennent de nous l'art de tromper & ils ne
manquent pas de nous tromper à leur tour, à
la premiere occafion. Malheur alors à l'infor-
tunée qui porte un coeur fenfible & devient
l'objet de leurs careffes perfides.
Qu'une femme fans pudeur fait merveilleu-
fement employer l'art de la coquetterie pour
féduire un homme î fi elle réuffit, il eft perdu.
Ce n'eft plus qu'un efclave expofé tour à
tour aux menaces, aux careffes , aux querel-
les & aux mauvais procédés; jufqu'à ce qu'en-
fin fa tète enflammée ait perdu la raifon, & qu'il
foit fouple comme un enfant.
Il s'avilit d'une maniére inconcevable par
toutes les baffeffes qu'exige de lui fon Amante,
& métamorphofe même en jouiffances tou tes les
faveurs que fon caprice lui refufe.
Il pleure, il gémit, il foupire pour obtenir
fon coeur; & il eft affés aveugle pour ne pas
s'appercevoir quelle n'en a point.
L'intérêt & la vanité font les Idoles aux-
quels il facrifie, & le ridicule, le mépris, l'in-
gratitude font fa recompenfe. S'il s'imagine en-
8
fin dans fa bon'hommie avoir remarqué quel-
ques légéres preuves de retour , il fe livre à la
joïe tandis qu'un rival moins délicat eft favo-
rifé fans referve.
De pareilles femmes font au plus offrant;
ce n'eft pas de la tendreffe qu'il faut chercher
chés elles , leur coeur eft inanimé & les délices
du fentiment leur font étrangeres ; elles ven-
dent leurs careffes & ne connoiffent que le ma-
teriel de la volupté.
U y a auffi des hommes qui ont affés de pé-
nétration pour s'appercevoir clairement de tout
ce que je viens de dire, fans avoir la force de
rompre les indignes liens qui les retiennent,
quoiqu'ils ne leur procurent jamais les plaifirs
çeleftes de l'union des ames.
L'ennui, le dégoût, fe gliffent dans le com-
merce , l'yvreffe fe diffipe, & toute la perfidie
de la Circé fe manifefte.
Pourquoi les hommes n'ont-ils pas la pru-
dence de mettre nôtre fexe à l'épreuve ? Et
pourquoi leur paillon s'enflamme -t - elle auffi
fubitement & avec tant de violence ?
Tant que les charmes de la figure, une dé-
marche élégante , une taille fuélte, un efprit
enjoué > feront fuffifans pour faire tourner la
9
tête à un homme, comment pourra-t - il étu-
dier le coeur d'une femme ?
O Infenfés ! ignorés vous donc combien
nôtre coeur a d'enveloppes ? Et que les capri-
ces, la vanité, l'entêtement, la diffimulation,
la folie & la malice y habitent ?
Une coquette, une capricieufe, une avare,
une bavarde, une femme d'efprit, une vifion-
naire , une fantasque, une folle , une fa-
vante, ne rendent certainement pas un homme
heureux. Ce font au contraire de vraies furies
nées pour lui faire éprouver d'avance les tour-
mens de l'enfer.
L'une affecte une légére indifpofition, des
vapeurs , une migraine , pour éprouver les
attentions dont fon amant eft capable à fon
égard. Une autre fe plaint de fon fort rigou-
reux , de fes malheurs, des perfecutions qu'elle
éprouve, afin d'exciter fa commiferation. Une
troifiéme querelle continuellement fans pitié,
fe fâche fans ceife comme un vrai démon , afin
d'amener la complaifance de fon amant & fa
patience au point qui convient à fon humeur
bizarre. Une quatriéme joue le bel efprit dans
toute occafion pour connoître le fien. Une
cinquiéme s'étudie à paroitre foible , languid
10
fante, à fin qu'il fe modéle fur elle. Une fîxiéme
trifte & mélancholique exige de lui qu'il pleure
par fympathie. Une feptiéme agit avec groffiéreté
pour lui faire fentir qu'il eft fon efclave, &
une huitiéme enfin ne fouffre pas la moindre
contradiction pour paroitre favante.
Ce n'eft que par l'innocence & les vertus
qu'une jeune perfonne peut faire le bonheur
d'un époux. Celui qui ne fe marie, que pour
fatisfaire fon fol amour, agit en infenfé & court
à fon malheur. Le dégout s'empare bientôt de
lui, & l'objet qui l'enflammoit , lui devient
odieux ; les plaifirs ne font plus à fes yeux
qu'un poifon dévorant & la fource des plus hor-
ribles tourmens.
Si vous ne donnés à l'amour qu'un but phy-
fique; il s'éteint prefque auffitôt qu'il eft né ;
mais plus vous éleverés, plus vous ennoblirés
fes jouiffances, plus vous le garantirés de l'hu-
miliant dégout.
L'amour phyfique ne doit être qu'une fuite
de l'amour moral ; car le premier ne fait du
corps qu'un Étre paffif après la jouiifance, &
lorfqu'elle eft repetée, fon effet eft toujours le
même, ce n'eft pas jamais qu'un méchanifme
animal mis en jeu.
11
Il y a tant d'hommes efclaves de leur fen-
fualité! L'habitude ne fait qu'enflammer leur
tempérament, & le premier objet qui fe pré-
fente , quelque dégoutant qu'il foit, leur con-
vient , pour fatisfaire leur brutal appétit.
Le manque de goût eft la principale caufe
de ce défordre. La pluspart des hommes ont
la tête il vuide, ils favent fi peu fe procurer les
vraies jouiffances & en ufer comme il convient.
S'il en étoit autrement, ils profiteroient plus
fagement de la fenfibilité que leur a donné la
nature.
Plufieurs manquent d'éducation, font grof-
fiers, n'ont point une jufte idée du point d'hon-
neur , & continuent de fe conduire en confé-
quence , fans chercher à fe diftinguer de la
canaille.
Ce n'eft pas que je penfe, qu'il faille infpirer
aux jeunes gens des idées gigantefques, ou fe-
lon les avis des préfaces que l'on trouve à la
tète de quelques romans doucereux, leur en-
feigner une fenfibilité agréable ; mais il eft du
devoir de ceux qui font chargés de leur éduca-
tion , de leur apprendre à regler leurs penchants
& leurs goûts.
On doit étudier les paffions de la jeuneffe
12
pour leur mettre un frein, & non pour les
étouffer, autrement ce feroit anéantir la fource
des plus belles actions , & leurs paffions n'en
feroient qu'un plus grand ravage.
Lorfque la jeuneffe arrive à l'adolefcence,
il ne faut plus lui faire myftére de tqut ce qui
regarde la condition de l'homme & fes paffions,
fans quoi la curiofité l'égarera, ou l'ignorance
caufera fa perte.
Il faut lui faire connoître l'amour à la vio-
lence de fes défirs, à fes emportemens , à fes
langueurs, aux fentimensbrulans qu'ilinfpire ,
à fin qu'elle fe tienne fur fes gardes & que, le
confondant avec l'amitié, elle n'allume pas,
fans le favoir, les feux dangereux dans fes
veines.
Quel portrait charmant d'un amour ver-
tueux ne pourrois-je pas tracer ici ? Quoi de
plus aimable, de plus doux, de plus fournis
que celui qui reçoit les premieres impreffions
de l'amour.
Les hommes qui aiment avec enthoufiafme
ont pour l'ordinaire le coeur bon ; l'amour
vivifie toutes leurs actions, la moindre chofe
les rend heureux. Ils font indulgens dans leurs
difcours, bienfaifants dans leurs actions &
13
leur fenfibilité extrême les recompenfe par les
plaifirs qu'elle leur fait éprouver.
Une efpéce de fanatifine enflamme leur ima-
gination. L'image enchantereffe de leur amante
les fuit par tout. Deux amans s'entretiennent
enfemble dans leurs longes au milieu de la nuit.
Leurs ames s'entretiennent & jouiffent, fans
le fecours des paroles , dans cette converfation
fecréte des délices les plus enchantereffes de l'a-
mour par la penfée.
La folitude la plus retirée a pour eux les
charmes du grand monde , dont ils fuient le
tumulte & le tourbillon fi fatal à l'innocence &
à la fanté. La raifon a bien plus d'empire, la
penfée plus de force & de vigueur dans un
homme folitaire que dans ceux qui s'agitent
dans le fracas du monde & y laiifent émouffer
leurs fens,
L'amour donne l'impulfion à tout, & une
forte d'énergie inconnue , mais fenfible, anime
toute la nature. L'imagination délicate du plus
foible oifeau reçoit l'empreinte de fa bien aimée,
fon coeur bouillonne & bat avec plus de force.
A l'approche de fa femmelle un feu fubit s'allume
dans les veines de l'éléphant comme de l'infecte
le plus imperceptible. Oui c'eft l'amour qui
14
crie d'une voix fi forte à toute la nature : aimés
vous !
Tout ce qui refpire, obeît à ce commande-
ment. L'infenfible vegétal même en éprouve
un fremiffement & fe panche amoureufement
fur un autre ; ou il en heurte la pouffiére ,
comme les foupirs de l'amour que le feu lui ap-
porte du fein de fa moitié trop éloignée de lui.
La brute n'entend la voix de ce dominateur
de l'univers que dans certains tems marqués,
mais fa demeure eft toujours dans le coeur de
l'homme ; il circule rapidement dans fes veines
& dans les efprits vitaux qui donnent la mobi-
lité à fes nerfs. Il en refte toujours quelques
étincelles dans fon fang,
Telle eft la nature de l'efpéce humaine. Mille
caufes peuvent en faire un embrafement fans
attendre le confentement de l'ame.
La raifon feule peut mettre un frein à cette
effervefcence & calmer fa chaleur. Comme un
leger orage dans un jour brulant nous rend la
température de l'air douce , agréable & plus
faine & l'on jouit de la lumiére du foleil, fans
en être embraie. L'éducation lui donne de la
délicateffe à cette paffion, & c'eft ce qui fait la
15
différence entre le coeur d'un débauché & celui
d'un homme fenfible, temple de vertu.
Celui-ci fe fait un bonheur réel par une con-
tinuelle modération dans fes goûts. L'autre
s'expofe à la douleur , à la honte par l'abus
éffrené auquel il fe livre.
L'age n'affranchit pas du pouvoir de l'a-
mour , mais il eft plus dangereux pour la jeu-
neffe. Cette paffion eft allerte ; à peine la na-
ture s'eft elle développée , qu'elle jette de pro-
fondes racines , & fes premiéres impreffions
font rarement fans effet.
Tant que nôtre efprit n'eft pas encore mur;
nous ne réfléchiffons à rien ; nôtre raifon s'eft
elle developpée, nos reflexions arrivent prefque
toujours trop tard pour combattre.
C'eft un Dieu malicieux, il faut le craindre,
le redouter. Il fait fouvent que les liaifons en
apparence les plus pures & les plus défintéref
fées finiffent d'une maniére très -trifte. Nous
fommes foibles, il faut donc connoitre l'amour
pour nous conduire avec circonfpection.
Ne pas voir le danger, c'eft aveuglement ;
ne pas craindre de gâter fon coeur, eft une im-
imprudence. Quand on feroit invincible, ne
doit on pas fe regarder comme déja vaincu ?
16
On
Fortifions nôtre vertu par la vigilance, par un
refpect inaltérable d'un fexe pour l'autre & en
gouvernant avec prudence nôtre fenfibilité.
Lorfqu'une fageffe trop fevére nous fait
prendre pour vertu une certaine rudeffe , une
frayeur qui portent les deux fexes à fe fuir reci-
proquement, la vivacité de l'efprit s'amortit
& au lieu d'un naturel aimable, on n'a plus
qu'une philofophie féche & faufle.
On appelle amour tendre l'union pure &
intime de deux perfonnes de différens fexes.
C'eft le plus rare & le plus flatteur. Celui, qui
a trouvé un pareil tréfor, eft affés riche. Vivre
ainfi amicalement & fans gêne, mais toujours
fans oublier les égards reciproques, c'eft, foit
dit fans offenfer la décence , c'eft , dis - je :
jouir des plaifirs les plus délicieux.
Il regne dans une pareille union un accord
de fentimens, une grace dans les moeurs, &
un certain efprit que les gens groffiers ne peu-
vent concevoir , parce qu'ils ne croient pas
qu'elle puiffe exifter.
On a coutume de juger fur des apparences,
par conféquent de mal juger. Et un très - petit
nombre peuvent diftinguer les effets de cette
efpéce d'amour d'avec ceux de la fenfualité.
17
B
On peut facilement fe tromper à cet égard ;
mais faut-il pour cela reduire un brave homme
à la folitude, & exclure une femme honnête de
la fociété, parceque l'un & l'autre par leur me-
rite ont des prétentions à l'éftime des connoif.
feurs; -
Ce n'eft ni un bigot, ni un voluptueux:
qu'il faut confulter, mais un honnête homme
qui ne s'eft jamais refufé à un plaifir raifon-
nable. Ne nous forgeons point de doutes inu-
tiles & ne foyons fcrupuleux que quand il le
faut. Lorfque nous évitons le mal & faifons le
bien , nous avons droit d'impofor fîlence aux
infenfés.
Le mot d'amour a été fi fouvent profané,
on en a fi fouvent abufé, qu'on eft faifi d'hor-
reur , lorfqu'on voit donner au vice un nom ,
qui n'appartient qu'au plus fublime fentiment
de l'homme.
On prodigue à tous les fentimens le nom
d'amour , & ce que l'on n'entend par là, n'eft
que vanité, caprice, tempérament, fenfualité
& libertinage.
Ceux qui le reconnoiffent pour l'auteur de
tout bien, font le plus petit nombre. Il doit

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.