Physiologie des passions, ou Nouvelle doctrine des sentiments moraux par M. J.-L. Alibert, analysée par M. Bompard,...

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impr. de David (Paris). 1825. In-8° , 15 p..
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Publié le : samedi 1 janvier 1825
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PHYSIOLOGIE DES PASSIONS,
ou
.JKptrVE$& DOCTRINE DES SENTIMES S
V^'" ' ^ MORAUX;
PAR J.-L. ALIBERT,
Chevalier de plusieurs Ordres, premier Médecin ordinaire du
Roi, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris, Médecin
en chef de l'Hûpital Saint-Louis, etc.
(Lu à la Société de Médecine-pratique , par M. le doc-
teur BOMPARD, l'un de ses secrétaires-rapporteurs. )
TEI- est, MESSIEURS , le titre de l'ouvrage
que vient de publier un littérateur distingué ,
un savant praticien , dont la réputation n'est
point circonscrite dans l'enceinte des murs de
cette capitale ; un homme enfin dont le nom
se rattache à tout ce qui est honorable (i).
(i) C'est avec peine que nous avons trouvé le nom
de ce médecin, ainsi que celui de beaucoup d'autres,
■( » )
Cet ouvrage, annoncé depuis plus de deux
ans, était attendu avec impatience par tous les
dignes de toute notre estime, dans le prospectus de la
Société d'abonnement médical.
Nous avons signalé, dans notre Dialogue entre un M (de-
an et un Convalescent (*),quelques-unsdes vices de cette
Association; et nonsavons eu la satisfaction d'apprendre
que plusieurs médecins, après l'avoir lu, se sont retirés,
et que d'autres y sont retenus , malgré eux, par une
administration étrangère à l'art, et de laquelle ils dé-
pendent. Bientôt, nou>> n'en doutons pas , tous ceux
qui en font encore partie sentiront que cette Association
est contraire A la considération générale du médecin et
à la leur en particulier; et que, d'un accord unanime,
ils abandonneront ce nouveau genre de spéculation, in-
digne d'hommes qui exercent une aussi noble profession
que la nôtre.
Nous ne pouvons terminer cette note sans féliciter la
Société de Pharmacie de Paris de la délibération qu'elle
a prise, et qu'avec plaisir je transcris ici :
« Les membies de la Société de Pharmaciçde Paris
» s'imposent l'obligation de ne faire partie, soit comme
» membres, soit comme fournisseurs, d'aucune Asso-
(*) Nous ignorons pourquoi ce Dialogue n'a été annonce dans
aucun journal de médecine: ce défaut de publicité nous l'ait mal
augurer de leui indépendance.
(3)
médecins, qui espéraient y puiser des connais-
sances sur la manière dont les passions agis-
sent sur l'économie animale. Nous allons exa-
miner si M. Alibert a rempli notre attente.
Avant de poursuivre la tâche que je me
suis imposée , je dois vous dire , Messieurs ,
que ce n'est pas sans une sorte d'embarras
que je me suis livré à ce travail, me défiant
de mes forces, ayant à lutter contre une
masse imposante de glorieux antécédens, si
ma manière de voir n'était pas conforme à
celle de l'auteur. Mais, mu par le seul sen-
timent de l'amour de la science et de l'huma-
nité , j'ai dû ne porter ma pensée que sur
l'ouvrage lui-même.
L'auteur commence son livre par des Consi-
dérations préliminaires sur le système sensible.
Ces Considérations sont divisées en deux par-
» ciation tendante A faire lemonopole de la médecine et
•> de la pharmacie, et notamment de celle qui vient
» d'être formée sous le titre de Société d'abonnement
» médical, sous peine de radiation.
» Les exclusions pour cet objet seraient publiées
r> dans le Bulletin de la Société ».
( 4)
ties. Dans la première, il examine la vie exté-
rieure du système sensible et les attributs in-
tellectuels qui s'y rattachent. Cette première
partie est subdivisée en trois articles.
Dans le premier, il est question de la curio-
sité ; dans le second, de l'attention ; dans le
troisième , de la perception.
Dans la seconde partie de ses Considéra-
tions préliminaires , il traite de la vie inté-
rieure, du système sensible et des attributs in-
tellectuels qui s'y rattachent. Cette seconde
partie est subdivisée en cinq articles , dans
lesquels il parle successivement de la réflexion,
de la mémoire, de l'imagination , de la cons-
cience et de la volonté.
Cette métaphysique, qui réunit au mériLe
d'une grande clarté, celui de la concision et de
l'élégance du style, sert d'Introduction à l'ou-
vrage.
L'auteur reconnaît en nous quatre penchans
innés.
Le premier est ce penchant intérieur qui
réagit contre les causes de destruction, et qu'il
nomme instinct de conservation.
Le second, qu'il appelle instinct d'imitation,
( 3)
■a pour objel d'agrandir, de fortifier nos facul- •
tés natives , en perfectionnant l'ouvrage de la
nature.
Le troisième , qu'il désigne sous le titre
d'instinct de relation, nous porte à la recher-
che de nos semblables.
Enfin le quatrième penchant est ce qu'il
nomme Yùistinct de reproduction. De là , son
livre est divisé en quatre sections.
Dans la première , qui traite de l'instinct de
conservation , il est question de l'Égoisme, de
l'Avarice, de VOrgueil, de la Vanité, de la
Fatuité, de la Modestie, du Courage, de la
Peur, de la Prudence, de la Paresse, de l'En-
nui, de F Intempérance.
Ces douze chapitres sont coupés par deux
épisodes à peu près déplacés dans un ouvrage
de ce genre. Le premier de ces épisodes, qui
a pour titre le Pauvre Pierre, fait suite au
chapitre où il parle du courage ; et c'est après
avoir entretenu son lecteur du grand caractère
du stoïcien Zenon, qu'il donne l'histoire de
ce maniaque, recueilli à l'hôpital St.-Louis.
À la suite du chapitre sur l'intempérance,
l'auteur rend compte d'un rêve dans lequel

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