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a crayons rompus

De
119 pages
morceaux de jeunesse, où fortement imprégné de surréalisme, l'auteur tente de conserver une pointe de romantisme… Amour, joie, tristesse, tous ces états d'âme sont dits avec des mots, des mots qui ne se veulent qu'évocations,images et sons… ballade au pays du verbe étrange, sans prétention, juste pour le plaisir de bousculer l'imaginaire.
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2 Titre
À crayons rompus

3Titre
Christophe Huet
À crayons rompus

Poésie
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-9206-0 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782748192063 (livre imprimé)
ISBN : 2-7481-9207-9 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782748192070 (livre numérique)

6 . À crayons rompus

LA MER ANTÉRIEURE
La blonde parure des lames soutenant sa vie
intime
Claque sans fin, plages dans l’ombre
Comment les expliquer ces lentes bouffées
de larmes Hippolytes
Bronzes déchus, recommencés sans cesse
Vagues brisées douces, embrumantes
Siècles des mers vides d’amour,
Dorées du sang des morts fertiles
Que prêchent vos yeux pâlement de sel
De thons, d’embruns de gouttes
esseulées ?…

Ils partaient donc invulnérables, tâchés
d’horreur
Pourquoi mourir dans la douleur présent des
hommes ?
Tonifiées de regards abrupts, l’onde se meurt
Trop bas, trop seule
Mi-dévêtue et nostalgique, mer purifiée de
nos falaises
Toujours scintille ta poitrine, égarée,
9 À crayons rompus
Sans remords des yeux perdus
Par toi.
Masqué par le feu des envies vagabondes,
L’ambre s’écoule
Aux dents d’acier
Seul et premier dans ton gosier inachevable
Permettant d’oublier aux êtres mariniers
Une vieillesse atroce
Vieillesse ô vieillesse
Naufrage du corps et de l’esprit.

10 À crayons rompus

MARÉE
Dans le bruissement souple
Des marées écumantes
Le poète contemple
Avec un cœur mouvant
L’horizon colorié, chargé de vents contraires

Il a peur et regarde
Aux hublots de ses yeux
Une pâleur secrète éveille son cœur d’abord
Enervé par la nuit dont vient naître l’estompe
Inondé des boissons apaisantes du jour

L’onde vite troublée se défait de réel
Prenant un fil d’argent au soleil qui tombe.

Seul, démunit de rimes
Il cherchera des sons pour s’emplir toute l’âme
D’une couleur pareille au jour qui se meurt
Ô vagues brisées douces
L’orgueil sombre scintille aux olympiens sableux.
11