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À l'emporte-phrase

De
120 pages
À l’emporte-phrase… L’expression évoque les raccourcis, les chemins de traverse, le désir d’évasion dans la langue. Et, en effet, chez Patrick Leroy, le départ, le voyage, l’ailleurs sont comme des impératifs. Comme une seconde nature. Comme un moyen de se sauver. Parce que l’existence ici est étroite, parce que les horizons et l’imaginaire valent mieux que toutes les barrières et frontières. De désir de mer en désir de ciel, des corps explorés aux terres d’ailleurs abordées par la poésie, Patrick Leroy signe un recueil qui dit la volonté de s’approcher de l’inconnu… Une tension vers les au-delà du quotidien, née d’un sentiment de révolte qui parcourt une œuvre plus engagée qu’elle ne le laisse a priori supposer, où il est moins question d’exotisme ou de visions touristiques que d’une envie de subvertir le présent.
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À l
emporte-phrase
Patrick Leroy À lemporte-phrase
Publibook
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IDDN.FR.010.0116180.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2011
Préface À lemporte-phrase est le premier recueil de poésie de Pa-trick Leroy. Il est constitué décrits datant de différentes époques et se lit comme un parcours initiatique rassemblant plusieurs parties, plusieurs tranches de vie, plusieurs états qui se veulent tous au croisement de limaginaire utopique et dun quotidien tangible. Ce quapporte la poésie à lauteur cest cette volonté ou ce fantasme de pouvoir, comme Calderón dansLa Vie est un songe, se perdre dans ces deux globes. En effet tout porte à croire que Patrick Leroy refuse que lexistant puisse sexprimer autrement que comme une hypo-thèse. Même ses influences des faits historiques trahissent comme une volonté de se perdre dans ce qui aurait pu être « ma vie ». Il y a du jeu de rôle sur cette route : Javais abandonné mon corps Peut-être sétait-il endormi Sur le canapé de velours rouge Je navais plus besoin de lui Il était trop lourd Un besoin exaltant de se projeter ailleurs et de pouvoir y croire le plus longtemps possible. Le voyage dans des contrées exotiques apparaît comme le début de la recherche. Le Brésil en est la destination indispensable. Il existe avant même que lauteur y ait mis les pieds. Telle une destinée. Des signes anti-cipent cette évasion : Dis, tentends pas là-bas Dis, tu sens pas là-bas Un vieux rêve qui te nargue avec cet appel de la mer qui récidive sans cesse :
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Jétais la coque dun bateau Sous un soleil immense Où la mer des espérances Me prenait pour un flambeau Et qui nous mènera également à Cuba et à son utopie révolu-tionnaire. En parallèle lidéal féminin fusionne aux idéaux. Il accom-pagne tous les sentiers et participe à lonirisme du cheminement : Dans ma tête Oh femme belle Mon éternelle Au détour de ces latins désirs, apparaît donc sommairement puis franchement cette prise de conscience du collectif jusquà en devenir indispensable. Le combat comme motivation viscé-rale et lidéal devient aventure. Tour à tour nous sommes un Citoyen au côté dHugo durant la Commune, ou un guérillero dans la sierra. Encore ce trouble, cette frontière imperceptible des mondes fictifs, nostalgiques et concrets. Toutes ces figures emblématiques que nous découvrons au fil de notre lecture ne sont-elles pas présentes pour apaiser notre initiateur ? Oui il y a du réel dans ce vagabondage et du bon dans cette société. Ou au contraire Patrick Leroy ne nous incite-il pas subtilement, en sappuyant sur George Sand ou Léo Ferre Va donc écouter les mots d avant Et tu vivras peut-être encore Pour 10 000 mille ans, à réinventer cet espoir intime et à croire à un emporte-phrase fédérateur. Peut-être que lidée dabsolu encourage aux rêves. Cest là lentremêlement des deux rives. Les tableaux Brésiliens sont une pause dans notre rêverie. Lauteur se consacre à un quotidien plus âpre mais les sensa-tions précèdent toujours les situations : 1825 au temps des négriers Le grand voilier de bois Coupe la mer en deux
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