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A l'encre mélangés

De
146 pages
Des vers, des rimes, des textes de chansons, à l'encre mélangés", à la sueur, au sang, aux larmes, aux souvenirs, à cet esprit de révolte qui m'habite et m'anime, depuis toujours et pour toujours. Peut-être seulement jusqu'au moment, où, "avec le temps...", jusqu'à l'oubli, jusqu'à l'épuisement sans aucun doute. Parce que je ne peux pas faire autrement, parce que ça m'arrache les tripes aussi sûrement que mon coeur bat, encore, malgré les blessures et les doutes... je crois, passionement, aux vertus populaires des chansons, à ce lien qu'elles tissent, imperceptiblement entre les êtres. C'est sans doute aussi pour cela que j'en écris."
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POESIE










Le Manuscrit
www.manuscrit.com













© Éditions Le Manuscrit, 2004
20, rue des Petits Champs
75002 Paris
Téléphone : 01 48 07 50 00
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manum

ISBN : 2-7481-4409-0 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-4408-2 (livre imprimé) FRANCK-OLIVIER LAFERRERE






MOI J’AURAIS VOULU…


Moi, j’aurais voulu courir
Comme on sort de prison
À grands éclats de rire
Sans demander pardon

J’aurais voulu convaincre
Ces foules sans mouvement
Qu’il n’y a derrière les craintes
Que le temps des tourments

J’aurais voulu aimer
Comme volent, à tire d’ailes
Au-delà des pensées
Les amours éternelles

J’aurais voulu comprendre
Ce qu’il y a de passion
Dans cette folie à vendre
Le monde et sa raison

J’aurais voulu savoir
Ce qu’il y a de chagrin
Pour que dans cette histoire
Je retrouve mon chemin

9 A L'ENCRE MELANGES
Et peut-être qu’on m’enivre
À grands coups de bonheur
Pour que le fait de vivre
Soit un instant sans heurt

J’aurais voulu beaucoup
Puis n’aurais rien voulu
S’il n’y avait pas partout
Tout ce sang répandu

Mais, surtout, j’aurais voulu percer
Ce qu’il y a de mystère
Dans les yeux hébétés
Des enfants de nos guerres

Alors, alors, pourquoi
Y revenir toujours
À ces conflits sournois
À ces jours sans amour
À ces nuits où l’on boit

Parce qu’il n’y a rien à comprendre
Parce qu’il n’y a rien à savoir
Que des instants à prendre
Sans vertu et sans gloire

Parce qu’y a rien à comprendre
Et rien d’autre à savoir
Que ces instants à prendre
Arrachés à l’espoir.

10 FRANCK-OLIVIER LAFERRERE






? UN SAUVAGE


J’ai si mal appris
Que quoi qu’on me donne
Je le tiens pour acquis
Et pour ceux qui pardonnent
Je n’ai que du mépris

Refrain :
Peut-être suis-je un sauvage
Mais ce que j’ai compris
C’est que les enfants trop sages
Sont bien vite asservis

J’ai grandi en lisière
Du ventre de Paris
Dans les livres de Voltaire
Et me fous de ce qu’on me dit

Quant au qu’en dira-t-on
Qui peu à peu enchaîne
Ça n’est que l’expression
Des profusions de haine




11 A L'ENCRE MELANGES
À tous ceux qui se plaignent
Et qui ne font jamais rien
Qu’ils sachent que ce qu’on enseigne
N’est pas fait pour les chiens

Un jour, des hommes se lèvent
Et décide de dire non
Debout comme dans un rêve
Ils déchaînent les passions

Un jour certains se lèvent
Et malgré l’oppression
Ils sonnent la relève
Pour une génération



12 FRANCK-OLIVIER LAFERRERE






PRIERES ET SOUVENIRS

J’ai parcouru les allées
De ce parc lointain
Où nous nous sommes aimés
En pensant à demain

C’était il y a longtemps
Où ça n’était qu’hier
La douceur d’un moment
Loin des bruits de la guerre

Refrain :
Prières et souvenirs
A l’encre mélangés
Pour dessiner l’avenir
Qu’on allait nous voler

Il faisait froid et toi,
Toi tu me donnais chaud
Ton corps souple et ta voix
Tout était tellement beau

Puis il y a eu la guerre
La violence les cris
Un parfum délétère
Qui lutte contre l’oubli

13 A L'ENCRE MELANGES
Refrain :
Prières et souvenirs
A l’encre mélangés
Pour dessiner l’avenir
Que l’on nous a volé

Je n’ai cessé depuis
De prononcer ton nom
Comme on espère d’un cri
Qu’il entraîne le pardon

Que les haines se taisent
Et qu’enfin repentis
On retourne à l’ascèse
Pour à nouveau dire oui

Refrain :
Prières et souvenir
A l’encre mélangés
Pour dessiner l’avenir
Que l’on nous a volé

J’ai longtemps cru que rien
Ne pourrait effacer
Le grincement des trains
Le retour du passé

Puis j’ai admis en moi
Le monstre qui sommeille
Qui n’a pour autre loi
Que d’être toujours en veille


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