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AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL

De
91 pages
Le mérite de ce petit livre léger et intense est que voyage et écriture finissent par se confondre en un seul geste. Celui de casser les habitudes, celle de la perception, celles de pensée, pour être là, dans la nudité de la première fois: " Je me retrouve - écrit Michel Dunand- aussi nu que le désert. Un goût de mirage au fond de la bouche". En quoi il est poète, lui qui, dans l'espace de méditation du poème, sait être, selon la belle formule de Wallace Stevens, "la transparence du lieu où il se trouve".
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AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL suivi de ROI SANS ARPENT

(Ç)L'Harmattan, 2002 ISBN: 2-7475-3708-0

AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL

DU MÊME AUTEUR
Dernières nouvelles de la nuit. Encre de Jacques de Féline. Édition simple et de luxe. Le Petit Véhicule. 1989. Péril en l'ocre jaune, suivi de Dernières nouvelles de la nuit. La Bartavelle. 1993.

Entre autres travaux d'artistes: Plier bagage. Livre-valise (47,5 x 74 cm) collectif. Il rassemble 5 bois gravés de Roudneff, d'après des poèmes manuscrits de M. Butor, M. Dunand, J.-P. Gandebeuf, J.-L. Jacquier-Roux et Ménaché. Les mots ne sortent que la nuit. Sérigraphie en couleur de Nathalie Fournier et Laëtitia Givaudan. Maison de la Poésie Rhône-Alpes. Printemps des poètes 2000. Roi sans arpent. Livre d'artiste. 13 poèmes manuscrits. 36 collages d'Yves Mairot. 2000. Treize des quatorze poèmes qui composent Roi sans arpent ont été mis en peinture par Yves Mairot. Ils ont fait l'objet d'une exposition (Un peintre, deux poètes. Yves Mairot. Jean-Vincent Verdonnet, Michel Dunand. Talloires 2000). * Des extraits du présent recueil ont été publiés dans de très nombreuses revues: Poésie 1 / Vagabondages, Arpa, Journal des Poètes, Poésie terrestre, Parterre verbal, Le Cri d'Os, Rétro- Viseur, Jointure, Lieux d' être, Verso, Résurrection, Remue-Méninges, Traces, Coup de Soleil, Poètes au Raincy, Casse, Comme en Poésie, Bacchanales, Souffles. ..

MICHEL DUNAND

AILLEURS, TOUJOURS, EST AU SOLEIL

suivi de
ROI SANS ARPENT

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L' Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

«La vie ne saurait être éclairée par les seuls petits plaisirs, enfants naturels de l'habitude et du manque d'imagination. Elle est plutôt le fruit de ces joies intenses,
partagées ou intimes, qu'il faut réinventer chaque matin, chez soi ou à l'autre bout du monde, au risque de ne rien comprendre à la tragi-comédie dont nous croyons être les acteurs. » Jean ORIZET

« L'indécision de mon caractère cédait la place à une foi éclatante: j'échapperais,. je ne savais à quoi, mais je sentais que le sens de ma vie serait tourné vers le dehors, vers ailleurs, vers la lumière,. pas demain, tout de suite; d'où cette promptitude à saisir l'instant, cette précipitation d'homme pressé qui m'ont accompagné si longtemps,. échapper aux hommes, échapper au Temps,. je sentais en moi une puissance animale dont la mort seule aurait raison. » Paul MORAND

« Je me suis cherché partout. » Henri MATISSE

La jointure Que cherche Michel Dunand dans ses voyages? Et dans l'écriture? L'un des deux n'est-il pas de trop? Et n'y a-t-il pas un risque à prendre le voyage pour prétexte à écrire et l'écriture pour une fabrique de cartes postales? Le mérite de ce petit livre léger et intense - dont l'intensité vient de la légèreté même - est que l'un et l'autre (voyage et écriture) ne s'y perdent pas mais s'y trouvent. Parce qu'ils finissent par se confondre en un seul geste. Celui de casser les habitudes, celle de la perception, celles de la pensée, pour être là, dans la nudité de la première fois: «Je me retrouve - écrit Michel Dunand - aussi nu que le désert. Un goût de mirage au fond de la bouche. » En quoi il est poète, lui qui, dans l'espace de méditation du poème, sait être, selon la belle formule de Wallace Stevens, «la transparence du lieu où il se trouve. » On comprendra donc pourquoi, à part les soustitres parfois laconiques qui les accompagnent, la couleur locale est totalement absente de ces pages. Ce qu'on y trouve, c'est un regard et une voix - un regard dans une voix, ou l'inverse. Et c'est cette voix, tour à tour émue, enjouée, méditative, ironique, douloureuse, émerveillée en sa précision discrète, qui court à travers ces fragments, leur donne leur résonance, leur profondeur. En effet, qu'il s'agisse de Il