Année 2011, tout un poème !

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L’année 2011 a été riche d’événements de toutes sortes, comment rester indifférents? Embertine Mazet a voulu mettre des mots sur les maux qui l’ont émue, le sort des sans-logis, la condition de certaines femmes, les faits divers, la maladie d’Alzheimer, le harcèlement… Mais aussi un peu d’humour et d’amour lorsqu’il s’agit de parler des abeilles, des anniversaires et de ses amis du web. Pourquoi sous forme de poèmes? Parce que depuis toujours, la poésie est pour elle le mode d’écriture le plus à même de traduire ses émotions. "En ces temps la parole est aux économistes, Et les chiffres résonnent comme autant de sentences, Nous manquent d’autant plus, le regard de l’artiste, Les mots de l’amuseur, du poète les stances…" (extrait)
Publié le : jeudi 29 mars 2012
Lecture(s) : 83
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748382532
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748382532
Nombre de pages : 58
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Embertine Mazet
ANNÉE 2011, TOUT UN POÈME !
 
Mon Petit Éditeur
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Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
ANNÉE 2011, TOUT UN POÈME !
Économistes En ces temps la parole est aux économistes, Et les chiffres résonnent comme autant de sentences, Nous manquent dautant plus, le regard de lartiste, Les mots de lamuseur, du poète les stances. Le clown sen est allé, il a quitté la piste, Et sous les chapiteaux, les hommes gesticulent, Jouent la cacophonie du monde capitaliste, Reprenant le refrain de tous ceux qui spéculent. Il faut aller si vite, vite tourner les pages, Celles-ci auront brûlé avant que dêtre lues. Nous croyons dans la fuite éviter le naufrage, Mais savoir sarrêter nest pas du temps perdu. Cest juste un peu de temps qui ne rapporte rien, Dautant plus oublié des marchés financiers, Quon en trouve partout, et quil nous fait du bien. Mais, nous faire du bien, seul le clown sen souciait
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ANNÉE 2011, TOUT UN POÈME !
Sans logis « Le bonheur ou le malheur, à partir du moment où lon possède de quoi se nourrir, se couvrir, se loger, on les porte en soi. » Henri Laborit Encore des milliers à arpenter les rues, À chercher la chaleur dans des lieux inconnus, Et bien trop occupés à cacher leur misère, Et bien trop fatigués pour clamer leur colère. Mais, allez-vous me dire, tout cela na pas lieu, Il est bel et bien fini le temps des gueux, Vous voilà pitoyable à jouer les Zola, À demander encore plus dassistanat. On ne peut soulager la misère du monde, Et lannée à venir se doit dêtre féconde, Voilà quelques piécettes prises au fond de mes poches, Je veux être à la joie de Noël qui approche. Seul, je ne peux rien faire, et je suis un peu lâche, Des hommes sont élus pour accomplir la tâche, Mais qui restent bien sourds à lappel des consciences, Et à ceux qui réclament un peu plus de décence. Le bonheur cest dabord davoir le ventre plein, De pouvoir se loger et vivre au quotidien, Y a-t-il de la place quand on vit dans lurgence Pour de vieux souvenirs et pour leurs résurgences ? Encore des milliers à arpenter les rues, À allumer des feux pour être entendus, Qui en auront assez de cacher leur misère, Et détouffer en vain les cris de leur colère
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ANNÉE 2011, TOUT UN POÈME !
Les glaneuses Jai froid. Pour ceux qui fouillent, les détritus, Les périmés, les invendus, À nos poubelles dévolus, Laissés aux mains des gens des rues. Jai froid. Aux glaneuses sur la terre courbées, Ramassant des tiges de blé, Qui furent immortalisées, Sur une toile de Millet. Jai froid. Car les situations tragiques, Sont toujours dactualité, Quand bien même ce nom poétique, Voudrait nous le faire oublier. Jai froid. Plus besoin de mendicité, Besoin de créer des filières, Pour tous les produits recycler, Il suffit de laisser faire la misère. Jai froid. Car certains nous font miroiter, Que lon peut trouver le bonheur, Et même que ce serait « branché », Caché au fond dun conteneur.
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ANNÉE 2011, TOUT UN POÈME !
Jai froid. Les gens me regardent de travers, Je sens leur angoisse et leur peur, Il y a les jaloux, les pervers, Et ceux qui cachent leur malheur. Jai froid. Glaneuse sur le papier, courbée, Je tente de trouver des mots, Mais une feuille déchirée, Tremble sans trouver un écho. Je bois. Àdécembre et au Père Noël, Aux guirlandes qui étincellent, Àces cadeaux tombés du ciel, Directement dans nos poubelles Je bois. Aux glaneuses et aux glaneurs, Pour quils aient un peu de bonheur, Avant dêtre immortalisés, Sur la toile de nos claviers.
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