Arrêts sur paroles

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Les textes réunis ici se situent entre songe et méditation, comme un matin de brume entre les stupas. Il s'agit d'y saisir le plus directement possible les instants réels ou fictifs, des « images d'un monde flottant », en recherchant la plus grande concision, pourtant sans aucune référence à l'art du haïku.
Publié le : jeudi 4 février 2016
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EAN13 : 9782140002250
Nombre de pages : 174
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Arrêts sur paroles Marc Le G
Les textes réunis ici se situent entre songe et méditation,
comme dans un matin de brume entre des stupas. Il
s’agit d’y saisir le plus directement possible des instants
réels ou ctifs, des “images d’un monde ottant”, en
recherchant la plus grande concision, pourtant sans
aucune référence à l’art du haïku. Le l directeur ? Un
certain sens de “l’impermanence” de tout, d’inspiration
bouddhique, mais aussi, pour s’en démarquer, une Arrêts sur paroles
vision tragique ne dédaignant pas le cocasse, et encore
l’e ort de saisir, en déployant ses harmoniques, et de
ressentir, de façon à la fois plus charnelle et spirituelle,
ce qui nous touche au plus profond et, par sa ténuité,
nous échappe. Le dernier texte, plus long, tourne autour
de l’interrogation : “Comment retrouverai-je le monde
après m’être confronté à certaines de ses images ?”

De formation philosophique, Marc Le Go a enseigné à
Paris, Quimper, Rennes, dans des lycées, mais aussi en
faculté de médecine. Il a été chargé un moment de mener
à bien certains projets de types radiophonique et télévisuel
dans le cadre du CNED. L’ethnologie et la poésie l’ont
toujours accompagné.
Photo de couverture : chien regardant le Gange © Marc Le Go .
ISBN : 978-2-343-08539-5 Poésie(s)
17,50 €
Arrêts sur paroles
Marc Le G














Arrêts sur paroles




Poésie(s)
Collection dirigée par Jérôme Martin


Ouvrages déjà parus

Amar MERIECH, Découverte de l’ordinaire, 2016.
José Carlos RODRIGUEZ NAJAR, Prières amazoniennes, 2016.
Georges De RIVAS, Ce que la Colombe dit à la Rose, 2016.
Dominique LABADIE, Réveille-toi, ȏ ma démocratie.
Chroniques d'un ancien homme libre, 2016.
VILLEBRAMARA, Métisse, 2015.
Franck GIOL, Ouvrances, 2015.
Maïté VILLACAMPA, Vers les commencements. Montage,
2015.
Marie-Madeleine LEMAIRE-JARRY, J’ai rencontré le soleil,
2015.
Raphaël SARLIN-JOLY, Et je vis le regard des chats
sauvages, 2015.
Jean-Marc ROTH, Première cellule, 2015.
Anne ARNAUD, Unknown, 2015.
Gilles GONTIER, Repentirs précédé de Chasseur de pierres,
2015.
Soula SAID-SOUFFOU, Une vie pour la France, Hommage au
combat d’une chatouilleuse de la République, 2015.
Junior GUSTAVE, Tentacules de ma terre, 2015.
André LOUBRADOU, Dispersion des silences, 2015.
Roy SINCLAIR, Silhouettes, 2015.
Arthur BRIAND, Je suis un cri, 2015.
Marguerite CHARBONNIER, Aux passagers, 2015.
Anna-Maria CELLI, Peaux d’ombre, 2015.
Claude LUEZIOR, La couleur d’un silence. Trilogie, vol. III,
2015.
Claude LUEZIOR, D’un seul geste. Trilogie, vol. II, 2015. Fragment. Trilogie, vol. I, 2015.
Alhama GARCIA, Haïkus et variations, 2015.


Marc Le Goff











Arrêts sur paroles






































































































Du même auteur

Photo de groupe. Recueil de textes poétiques,
L’Harmattan, 2010































© L’Harmattan, 2016
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-08539-5
EAN : 9782343085395







Le paysage mal lubrifié
Pour le défilement
Aux vitres distraites
Du train rapide



Dans la petite échoppe du dépanneur
Ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre
Ce type qui répare
Vos nuits sans rêves


Il manque décidément quelques grains de sable au désert
Pour garder une minute
De son propre silence

Après consommation des siècles
Le temps se contentera peut-être
D’un feuilleté de millénaires ?

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C’est une ville située
Entre deux rumeurs
Celle d’un chenil lointain
Pourtant depuis longtemps fermé
Et d’une fête si proche
Cette année encore remise


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Sur le ferry
Le sillage à jamais mal refermé des songes
Des passagers retournant dans leur île
Pour ne plus jamais la quitter


Dans la gare aujourd’hui
Ceux qui attendent en sortie de quai
Semblent venir de tellement plus loin
Que les voyageurs qu’ils reconnaissent



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Tu te souviens ;
Quand le passé n’était pas le passé.
La peinture des volets était encore écaillée.
La niche du chien errant était aussi posée sur roulettes.
Elle avait un dentier neuf,
La femme au sourire cassé.
Les souvenirs n’étaient pas faits de souvenirs.
Il fallait souvent remettre les volumes du grand
dictionnaire
Dans l’ordre alphabétique.
Tout autour de la boutique fermée
Pour cause d’inventaire,
L’univers se recomptait
Et il manquait toujours une ou deux galaxies
Ainsi qu’une cuiller à dessert.
Tu te souviens :
En ce temps-là
Le passé essayait de se faire passer
Pour le passé
Déjà.

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Dans la clôture en fer forgé
Près de la croix rouillée
Le petit banc de bois récemment repeint
Depuis que la deuilleuse à démarche hésitante
A rempoté sa tristesse




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Des incidents de dernière minute
Ont mis fin sans prévenir
À une catastrophe de tous les instants


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Au-dessus du chantier
Abandonné
La grue non encore démontée
Continue de croire
À la maquette de palissade


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Sa vie
L’a trouvé
De source
Sous la chair
Sa mort
L’a laissé
De marbre
Sous la pluie


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Entre les séances de maquillage
De l’auguste et du clown blanc
Le miroir ne donne-t-il pas des coups de pied
Au cul des apparences ?






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La pièce du fond
Où les souvenirs éventés
Ressemblent à des vins sans mémoire
La pièce du fond
Où l’hiver retarde
Aussi bien son arrivée que son départ
La pièce du fond
Où le soleil se réchauffe
Au reflet vide d’un miroir
La pièce du fond
Où n’entrent jamais des êtres de bout de couloir
La pièce du fond
Chambre d’hôte pour l’éclat
D’une étoile sans espoir
La chambre du fond
Pleine de songes en réseau
D’une araignée sur arrosoir


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