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Au chemin de mes mots

De
232 pages
Le chemin de mes mots est une balade poétique. Vous y cueillerez des fleurs d’amour et de tendresse, y sentirez les déprimes au vent des éternelles questions. Les grands arbres des vérités déposeront à vos pieds quelques feuilles automnales de désespoir et de mélancolie face à des paysages de pardon. Pas à pas, vous frôlerez de petits cailloux gorgés des pluies des maux d’un monde maladif, violent, mortel. Mais vous découvrirez aussi des champs de blé humanitaires, sous un ciel bleu grisé de rimes amusantes. Si vous tendez l’oreille, vous pourrez sans doute entendre le rire joyeux de quelques animaux farfelus se jouant d'humour et d'extravagance. De-ci, de-là, une brise légère d'érotisme et de folie.
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-68755-5

 

© Edilivre, 2014

Le passage

Comme une claque dans la gueule,

Le sourire d’un linceul,

Le temps m’a infligé,

La triste ride d’une année.

Je traverse sans sagesses,

Le pont de ma jeunesse,

Le passage bien pénible,

D’un retour impossible.

Les miroirs sont brisés,

Des beautés du passé,

Mon reflet s’enlaidit,

De quelques nuances de gris.

Mes sourires transformés,

En déprimes maquillées,

Un regard de lassitude,

Sur une vie d’habitudes.

Panne d’inspiration

Mes mots s’échappent de ma plume,

Dans ma tête des nuages de brume,

Les lettres se heurtent au froid bitume,

De mes idées noyées dans l’amertume.

L’encre des amours à disparu,

Me laissant le brouillon des inconnus,

Mes sonnets au quatrain se sont pendus,

Je vagabonde entres les lignes perdues.

Rimes embrassées se sont séparées,

Les alexandrins se sont envolés,

Plus aucunes structures dans mes pensées,

Tout me parait tristement désordonné.

Une virgule se moque du point d’exclamation,

L’assonance sourde et sonore n’a plus de son,

La césure se coupe en quatre comme les saisons,

Voyelles, consonnes enjambent le jeu d’un saute-mouton.

Mes doux poèmes, depuis peu, n’existent plus,

Sans mes écrits et sans mes mots je ne suis plus,

Et si je ne retrouve pas mes mots perdus,

Laissez-moi mourir comme un poète à l’âme déchue.

Jeu de mots

Mots croisés,

Sans mots chassés…

Sur le papier,

D’un corps aimé,

Écris les mots pensés

De tes doigts avisés,

N’hésites-pas à chercher,

N’hésites-pas à fouiller,

Tu connaitras la vérité,

Du dernier mot caché.

Petite nouvelle sans importance

Aujourd’hui, c’est la fête au village. Certains montent leurs stands, d’autres accrochent des guirlandes. Annabelle, derrière sa fenêtre, regarde, un sourire aux lèvres, les enfants s’agiter sous ce soleil d’été. La journée promet d’être belle.

« – Maman ? Je peux rejoindre mes copains dehors ? »

Sa fille vient de rentrer en courant dans la pièce.

« – Bien sûr ma chérie… va ! »

Pourquoi aurait-elle dit non ? Annabelle ne dit jamais non. Ses enfants l’aiment-ils plus pour autant ? Oh ! bien sûr, elle crie de temps en temps, un peu trop ces derniers temps. C’est qu’elle n’a pas vraiment bon caractère Annabelle. Mais ses enfants, son mari, connaissent son impulsivité et depuis longtemps ont appris à la maitriser. Ils savent que derrière ses colères se cache un petit cœur tendre. Et chacun, à sa manière, inconsciemment, savent le manipuler, le dorloter, l’apprivoiser.

Elle voit sa fille dehors, heureuse et pleine de vie. Ses vieilles baskets aux pieds, elle la voit shooter dans un ballon rouge. Il faudrait penser à lui acheter d’autres chaussures. Annabelle regarde ses vieux vêtements. Eux aussi auraient bien besoin d’être remplacés. Mais, elle, elle peut attendre. Elle n’a pas vraiment besoin de beaux vêtements de toute façon. Pourquoi se faire belle quand on reste toute la journée à la maison à laver, repassé, cuisiner ? Voici que sa migraine la reprend. Il faudrait vraiment qu’elle songe à aller consulter. Ces maux de têtes sont de plus en plus fréquents, et parfois, l’empêchent même de penser. Madame Ravier, sa voisine, la salut d’un geste de la main. L’un des inconvénients majeurs d’avoir sa fenêtre côté rue. Chaque passant se retourne comme si quelque chose derrière les fenêtres les poussaient à regarder : « hep vous là bas ! Regardez, je suis là ! Oui là, derrière cette fenêtre, me voyez-vous ? ». De toute façon, Annabelle s’en fiche. Elle n’a rien à cacher. Elle manque peut être un peu de vie sociale, mais dans l’ensemble, sa vie la rend plutôt heureuse. Un mari qui a un bon travail, des enfants merveilleux, une belle maison. Que peut-on désirer de plus ? Quelques secondes se sont écoulées depuis le salut de Madame Ravier. Annabelle, se détourne et sors de la maison. Elle laisse la porte grande ouverte. La voilà qui arpente la rue principale. Son regard est vide, triste. Elle avance tel un automate. Personne ne semble voir cette femme, pieds nus, décoiffée, avancer vers on ne sait quelle destination. Elle avance, c’est tout. Elle traverse le village, emprunte le petit chemin à droite qui mène aux falaises. Elle avance, toujours, sans regarder en arrière. La voici qui approche de la falaise. Elle avance et disparait. Les enfants cours de partout sur la place du village, en criant, en riant. On entend, dans les haut-parleurs, accrochés de ci, de-là, les premières notes d’une musique de fête. Quelques blablas, des rires, des verres qui s’entrechoquent. Oui… la journée promet d’être belle.

Un mur d’oreilles

Je réclame sans un bruit, le droit à mes folies,

Être le bouffon maladroit qui sourit à ma vie,

Je ne veux plus de ces belles paroles rassurantes,

Qui se croyait sincères et pourtant désolantes.

J’ai prostitué mes souffrances contre quelques tendresses,

Mais l’oreille attentive s’est jouée de mes faiblesses,

Et je continue de trouver le hasard d’une écoute,

Que le destin ne cesse de placer sur ma route.

Je suis la prisonnière de mes mots libérés,

Mon cœur n’a de cesse que de toujours s’exprimer,

Je crève de mes sincères mises à nue impudiques,

Mais je ne contrôle plus cette farce sarcastique.

Des noirceurs de mon cœur au néant des douleurs,

Je subis la violence des silences de mes peurs,

Je crache les vengeances et les stupides représailles,

Et vomis les enfers qui pourrissent mes entrailles.

Par la force de mon esprit, je pardonne mes fautes,

Je pardonne le mépris et garde la tête haute,

Je demande Pardon à ceux que j’ai pu blesser,

Et je leur pardonne aussi le mal qu’ils m’ont fait.

Poésie

La poésie n’est pas mensonge,

Elle est la plume de nos errances,

L’encre de vie de nos douleurs.

Elle se découvre dans nos songes,

Se nourrit de nos souffrances,

Sur un papier fleuris, se meurt.

La poésie s’écrit par notre âme,

Puise ses couleurs dans nos cœurs,

Et parfois s’efface dans nos larmes.

Elle est un brasier qui s’enflamme,

Dans le creux d’une mémoire en pleurs,

Mais ne sera jamais une arme.

Les sentiments en sont ses muses,

Du verbe aimer aux jeux de mots,

La poésie est liberté.

Et si l’insensible s’en amuse,

Il se perdra au fil des mots,

Car poésie est vérité.

A bout de souffle

Un moment…

Instant désiré,

Instant de liberté,

Instant dérisoire,

Qu’on croyait ne pas vouloir !

Une solitude partagée,

Un moment privilégié,

Instant anodin,

Dont on pensait ne pas avoir besoin !

Un instant futile,

Qui est bien loin d’être inutile,

On franchit le pas,

Culpabilité derrière soi,

Et nous voilà serein,

De constater que ça nous fait du bien !

Choisir un jour, une heure,

Instant de bonheur,

Dans une semaine, un mois, une année,

Juste pour décompresser,

Un moment à nous, pour nous, pour eux aussi,

Chasser le quotidien et le stress de notre vie !

Rêve

Je rêve,

Un peu, beaucoup, dans la passion des mots, et la folie des sentiments.

Je rêve,

pas du tout, quand l’infâme insomnie se déverse sous mes draps blancs.

Je rêve dans l’obscurité profonde,

Je dérêve quand le cauchemar reprend sa ronde,

Je m’enrêve dans les marais des questions immondes,

Je rêve mes errances,

Je rêve mes délivrances.

Je délire dans mes rêves,

Je songe à mes délires,

Délires de rêves,

Rêves en délires,

Je rêve que je sommeille,

Dans mes rêves, je veille,

Je rêve,

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, quand
tu es là !

Je rêve,

Pas du tout quand ton amour viens embraser mes draps,

Passionnément, pour les plaisirs,

A la folie dans nos désirs.

Renaissance

Quand le loup, fatigué, de tout ces préjugés,

De son souffle, détruira, le mur d’intolérances,

Ne laissant aux vautours, que des ruines à pleurer,

A nos âmes esseulées, des débris de silences.

La cité dévastée par la bête en colère,

Dévorera ses pêchers pour survivre au néant,

Et cherchera le Pardon dans nos corps de poussières,

Lèchera nos pensées, du passé au présent.

Nous laisserons couler, le sang des vérités,

Sur les épaves crucifiées, d’un charnier ravagé,

Offrant aux médisants, l’ultime rédemption,

Une dernière chance de voler nos âmes au Démon.

Des cendres d’apathie, nous renaitrons du chaos,

Fermerons nos yeux sur l’indifférence des mots,

Nos cœurs sacrifiés sur l’autel méprisant,

Respireront à nouveau la lumière des vivants.

Quand le loup, apaisé, de nos efforts d’exister,

De son souffle, inondera, nos murs d’indulgences,

Ne laissant aux anges, qu’une paix sans souffrances,

A nos esprits libérés, une vie à aimer.

Douce nuit

La nuit se partage avec l’amour,

L’amour d’un « je t’aime » pour toujours,

Pour toujours s’inviter dans nos rêves,

Nos rêves étoilés d’un bonheur sans trêves,

La trêve sur nos querelles passées,

Passer sur les mots qui nous ont blessés,

Blessés, nous nous laissons bercer par la nuit,

La nuit se partage avec l’amour.

Prière

Je demande au Passé, de rester souvenirs,

Je demande au Présent, de moins me faire souffrir,

Je demande au Futur, d’accéder aux plaisirs.

Je demande à mon cœur, d’accepter les bonheurs,

Je demande à ma tête, d’expulser mes rancœurs,

Je demande à mon corps, de garder son odeur.

Je demande aux secondes, d’éterniser son rire,

Je demande aux minutes, de figer son sourire,

Je demande aux douces heures, de revivre nos désirs.

Je demande au Seigneur, d’oublier nos erreurs,

Je demande aux esprits, d’exploser toutes nos peurs,

Je demande aux anges, de m’envelopper de douceurs.

Ne jamais demander, seulement espérer,

Espérer les Pardons, l’Amour et l’Amitié,

Et toujours garder, en soi notre sincérité.

Le silence

« Le silence n’existe pas,

Tout est son dans notre vie,

Le doux froissement de nos draps,

La voix apaisante d’un ami,

Le souffle du vent dans les arbres,

Une musique dans nos cœurs,

Un pas feutré sur du marbre,

Le poids terrible de nos erreurs,

Le chant magique d’une cigale,

La larme secrète du désespoir,

L’extase finale dans un râle,

La lune qui s’offre dans le grand soir,

La déprime d’un vieil ami,

Le bruissement d’ailes d’un oiseau,

Une goutte de pluie sur un parvis,

Un doux frisson sur notre peau,

La coccinelle dans l’herbe verte,

Le rire d’un enfant câlin,

Un baiser sur nos lèvres offertes,

Les cloches d’une église au loin,

La main tendue d’un inconnu,

Une araignée qui tisse sa toile,

L’eau d’une rivière qui monte en cru,

La caresse fragile d’un voile,

Un cœur qui bat dans nos poitrines,

Le chuchotement de notre Terre,

Le noir terrible au fond d’une mine,

Un aigle qui plane dans les airs.

Ce silence que nous n’écoutons plus,

Parce que tout le monde s’en fout,

Ce silence devient un son de plus,

Un son qui fait partis de nous. »

État d’âme

Mes instincts de femme ligaturés dans leurs chairs,

Se meurt cyanosés de douleurs manifestes,

Et je ne comprends pas, les règles du jeu funeste,

Les dés sont truqués, je jette mes cartes en l’air.

Médisance insouciante dans l’aisance de mes mots,

Je blesse sans vouloir la tendre oreille qui m’écoute,

Je deviens la passante dépassée par ses doutes,

Mes colères du passé trépassées par mes maux.

L’hirondelle sans ailes, tourne et se heurte dans la ronde,

S’infligeant les tortures d’éraflures futiles,

Qui peu à peu gangrènent ses pensées inutiles,

Et l’enferme à nouveau dans le cloitre de son monde.

Ma citrouille offensée par les courges insensées,

Refuse de s’abaisser sur les terribles silences,

Et je réclame le droit d’exploser sans violences,

Mes états d’âme amers, amnésiés du passé.

Au creux de ma main comme un trésor protégé,

Le papier froissé et déchiré de mes bonheurs,

En balance avec le poids de mes lourdes erreurs,

Il reste cependant, dans mon âme, le plus léger.

Sonnet de fleurs

La rose délicate qui s’ouvre aux lumières du jour,

Nous promet l’éternel des secrets de l’amour,

Ecartons doucement les pervenches et pensées,

Ces tristesses nostalgiques qui nous font tant pleurer.

La glycine tendresse de ses longues feuilles nous entoure,

Protégeant nos désirs du cyclamen jaloux,

Quelques gouttes d’arum au chèvrefeuille mélangées,

Couvrons-nous des pétales du coquelicot apaisé.

Je dépose le muguet aux pieds des amitiés,

Et ouvre grand ton cœur aux passions de l’orchidée,

Voici la déclaration d’un parfum lilas.

Bouquet de clématites pour joueurs avisés,

Offrir des pâquerettes à nos corps enlacés,

Le timide bleuet se réjouis du combat.

Funambule

Grimée des couleurs vives du jeu de farce d’Auguste,

Je travestie sagement mon sourire lunaire,

En cachant la larme du Pierrot imaginaire,

Sous le masque du clown blanc parfois bien injuste.

Je jongle de mes humeurs pour leurrer mes souffrances,

Un mauvais jeu de quilles qui me fait perdre la boule,

Sur le tilt encrassé de mon cerveau sans ampoules,

Alors, je me repli au départ de mes errances.

Ma cage violentée de coups de fouet d’ignorances,

Se pare du miroir des ecchymoses latentes,

Pour renvoyer le reflet de mes plaies rebutantes,

A l’oubli qui se moque des lourdes indifférences.

J’embrasse mes pensées crucifiées des pêchers d’Eve,

Et inspire le parfum de tes idées puristes,

En équilibre au bord de tes lèvres d’artiste,

Je funambule sur le fil qui me lie à tes rêves.

Comme le magicien, tu court-circuite mes délires,

Un éclair de tendresse dans l’orage de mon cœur,

Tu pleures mes larmes et ton souffle balaie mes rancœurs,

Coup de baguette pour sortir du chapeau un sourire.

Tu oxygènes d’un souffle mes neurones dépressifs,

Et je respire ton cerveau à m’en étouffer,

M’étrangler de ta force, te ressentir, t’humer,

Car à deux, plus rien ne reste incompréhensif.

Papillon des rêves

Mes ailes de papillons,

Bleutées sous la lumière des eaux,

Au rythme doux des violons,

S’agitent dans un même concerto.

Hirondelle du soleil,

Dans son beau regard étoilé,

Sous la lune de vermeil,

Accroche le sucré d’un baiser.

Un corps à corps brûlant,

Uniquement par la pensée,

Comme le frisson violent,

D’une tendresse presque inavouée.

M’inondant de sourires,

Je m’échappe dans mes rêves la nuit,

Je vole jusqu’au plaisir,

Et me noie dans les larmes de pluie !