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Au-delà des maux

De
54 pages

La vie offre toujours son lot de surprises, de joies et de souffrances. L'important est ce que nous en faisons. Ce livre est le reflet d’un vécu riche en émotions que l’auteure a voulu transmettre et partager avec ses lecteurs, comme une trace laissée à travers le temps. La résultante d’un passé qu’elle a subi, d’un présent qu’elle vit et de l’avenir qui lui reste à dessiner. Dans cet ouvrage, elle a glissé la plume de son cœur au gré de ses besoins, de ses envies, avec toujours en fil conducteur, cet amour de la vie qui ne l'a jamais quitté.... Ce livre, ces poèmes, ces réflexions, chacun de nous peut se les approprier car chacun de vous, aime, a aimé et aimera. Carpe Diem, la vie est ce que l'on en fait.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-68498-1

 

© Edilivre, 2014

Dédicace

 

A Théo et Olivia, mes enfants

Petite fille

– Petite fille ouvre les yeux, te voilà grande à présent. Qu’as-tu appris pendant tout ce temps ? Ou sont ces casseroles que tu trainais inlassablement derrière toi ? Ou as-tu mis ce pain noir et abject que tu avalais en grimaçant ? Et qu’est-ce que ce sourire qui ne te quitte plus ? Jusqu’à parfois paraitre indécent… Qu’as tu fais pour grandir autant ? Qu’as-tu appris mon enfant ?

– J’ai appris tant de choses maman… J’ai appris à toucher les arbres pour partager leur énergie, j’ai appris à me réchauffer aux premières lueurs du soleil, j’ai d’ailleurs compris que chaque matin il se levait au même endroit, fidèle et loyal, amenant la chaleur quand mon cœur est si froid. J’ai appris à ne plus maudire la pluie qui nourrit cette Terre, qui purifie l’air comme mes larmes mon esprit. J’entends maintenant le chant des oiseaux, je sens l’herbe fraiche de la rosée me caresser les pieds. Qu’il est bon de s’éblouir devant une fleur qui s’ouvre lentement et qui révèle toute sa beauté, j’ai appris que dans chaque Homme se mêlaient le bon et le mauvais et surtout qu’à la base, la bonté était innée. Je sais maintenant…

– Petite fille que sais-tu du présent ? Ou as-tu enterré ton passé ? Qu’as-tu prévu pour l’avenir ? J’ai peur pour toi tu sais, les Hommes sont si méchants, la vie si cruelle, le Monde va mal mon enfant…

– Je sais maman. Je vis mon présent. Je suis quelqu’un maintenant. Je n’ai plus peur du noir, je ne me nourris plus d’espoir, je vis, je souris, je ris mais je pleure encore tu sais. Mais souvent de joie et de peine parfois. Je réalise ce que j’ai, je regarde mon prochain, je lui tends même la main, s’il n’a plus de force, je lui donne la mienne, s’il ne croit plus en rien, je l’emmène voir les étoiles. Je prends la lune comme confidente. Elle seule sait ce qui encore me hante. Mon passé ? Pas enterré !!! Juste mis de côté, je le regarde comme un ami perdu. Un ami qui m’aurait déçu. Je lui ai pardonné car sans pardon, je ne pouvais avancer. Mon avenir ? Quel avenir ? Sais-tu toi maman ou tu seras demain ? Moi tu vois, je n’en sais rien alors je vis. J’ai appris à dire « je t’aime », j’aime cette vie de bohème sans pauvreté ni insouciance mais avec humilité et tolérance ou tu t’endors pour vite aller rêver car tu sais que tes rêves sont le produit de ta réalité. J’ai confiance maman… Je n’ai plus peur maintenant. Je sais à quoi tu penses. Ta fille est utopique, elle croit à un monde magique, elle se nourrit d’illusion, elle a perdu la raison. Non maman… Il n’en est rien. Ta fille a juste compris que la vie te renvoie ce que tu lui offres. Comme l’écho de la montagne… je t’aime aime aime… tu vois ce n’est pas compliqué… J’ai du pain blanc à partager… Tu en veux ? Nourris toi de ce que tu as construit, prends des forces dans ce que tu as subi, respire l’air dont tu as été privé, sois fière d’avoir surmonté ce qui te paraissais compliqué, une fois touché le sol, tu ne peux que remonter…

– Je ne te comprends pas ma fille… Tu sembles dire merci à cette vie qui t’a fait souffrir. Tu sembles vénérer une existence bafouée. Où est donc cette amertume que tu devrais avoir ? Ou est cette colère légitime ? Ce désespoir ? Dis-moi mon enfant…

– Non maman je ne te dirais pas ce que tu veux entendre. Cette vie ne m’a pas fait souffrir, elle m’a aidé à grandir. Mon existence n’a pas été bafouée, elle m’a rendue forte, guerrière, rebelle, m’a donné le don d’aimer. Pas d’amertume maman… saveur à peine acidulée. La colère s’est transformée… J’ai cette capacité à effacer le mal qui a été fait… Tu sais pourquoi ? Car j’aime cette vie qui m’a appris… Pas après pas j’ai grandi, de mes blessures, j’ai fait des qualités… Quand parfois encore, elles se mettent à saigner, je panse délicatement, je...