Au-delà des rimes

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Gérard Kerob, né en 1934 à Oran, a exercé la profession de
médecin ophtalmologiste à Tours et élevé une famille de quatre
enfants. Aujourd’hui retraité, il se consacre à temps plein à
l’amour de ses proches… et à l’écriture en vers de celui-ci.


Ce deuxième recueil de poèmes de l’auteur est une compilation de pièces retrouvées et nouvelles envolées. Gérard, inspiré
avant tout par celles et ceux qu’il aime, laisse chanter son coeur de mari, de père,
de parent ou d’ami, et il leur dédie une grande part de ses créations. Il séduit
par la générosité de ses émotions, son style léger emprunt d’humour et d’esprit
et son imagination qui invite le lecteur au voyage et à la pensée. Ses déclarations
d’amour comme ses rêveries nous sont livrées en poésies, fables, voire
même paroles de chansons qu’inspire le son du piano de son épouse Michèle.

Publié le : lundi 21 janvier 2013
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EAN13 : 9782953168211
Nombre de pages : non-communiqué
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ÀMES AMISQuelle joie de pouvoir partager avec ses amis Les moments les plus merveilleux de leur vie ; Marier un enfant est une consécration Qui signe la réussite d’une belle mission. Quelle émotion ce jour béni, quel vertige, On se sent plus frêle qu’une fleur sur sa tige ; Tous les rêves, les projets, même l’anxiété, Deviennent ivresse près de la réalité. Cette fête mémorable sera à vrai dire Un chant qui vibrera toujours sur votre lyre. Cette journée heureuse passera très vite, Et c’est avec mille regrets qu’on la quitte. Par contre on la revit souvent sans lassitude, En reparler à toute occasion devient une habitude. On se laisse bercer par la nostalgie, Car, chaque fois, se dévoile un peu plus la féerie. Nous serons donc près de vous en ce beau jour, Priant pour que les anges vous protègent toujours. Nous vous présentons toutes nos félicitations, Associant parents et grands-parents à l’unisson. Nous formulons des vœux de grand bonheur, Longue vie ; qu’heureuses soient toutes les heures. Le mariage est le socle de soutènement, Les pierres du logement seront de beaux enfants !
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Août 2007
AMI QUI PASSEAmi qui passe, las, regarde ma face, Que des sillons vieillis laminent en surface. Elle témoigne de ces douloureuses années Qui ont vu des larmes y creuser des vallées. Elle dirige vers toi ses grands yeux hagards Qui se perdent au loin dans un sombre regard, Regard perdu sur des pommettes un peu creusées Qui noient leurs rides dessous les ailes du nez. Regarde bien cette pauvre bouche flétrie, Témoin gênant de ces baisers qui ont péri. Elle a été très désirée dans son passé ; Nombreuses admiratrices déçues ont trépassé ! Une barbe grise recouvre mes misères, Sur un menton qui fut jadis fier et austère. Le vent fripon dans ses élans la caresse, Ou tantôt la frise, tantôt la redresse. Ami qui passe, ne détourne pas ta face ; Est-ce mon désespoir qui te lasse et t’agace ? Approche donc de moi, n’aie aucune crainte. Je ne gémirai pas, n’aurai aucune plainte. Et puis, étranger, tu peux bouder ma douleur, Sache que la vie peut être bonheur ou malheur. Tu peux t’éloigner, me refuser la main, Je suivrai, alors, tout seul, mon triste chemin !
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Mai 1970
LEMAUDITTu n’es pas mon ami, homme de violence, Tu es plus que maudit, être sans conscience ; Le mal que tu nous amènes et que tu sèmes T’isole des vivants que la peur essaime. Tu ne connaissais pas ta dernière victime, Tu n’as pas lu dans ses yeux sa requête ultime ; Était-il, ce martyr, coupable ou innocent ? Il n’est guère temps d’y réfléchir maintenant ! Pourtant ta bonté a commencé à naître, Le jour où tu as voulu mieux le connaître. Bien sensible, honnête et généreuse Était ta cible innocente et malheureuse. Aucune rage ni colère, elle n’éprouvait ; Elle était aussi vertueuse que toi mauvais. Les anges sages inspiraient cet homme aimable, Quand tu dépendais des démons et du diable. Tu n’es pas insensible, homme de remords, Tu regrettes, très sincèrement, tous ces morts. Le repentir dans l’âme est douloureux martyr Qui ruine le présent et déchire l’avenir. Tu n’es plus mon ennemi, homme de misère, Tu te sais banni, puni ; âme en peine, tu erres À la recherche de ce qu’il te faudrait faire Pour pouvoir te défaire des fers de l’enfer. Le 17 juin 1971
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