Aux quatre saisons

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Ce cinquième recueil résonne comme un album photo ; cent images instantanées au fil du temps et des jours qui passent. Peut-être le reflet de la campagne sereine dans le silence de chaque bruit, de chaque son ?


Chaque jour qui passe quand vient le soir laisse une trace à nos mémoires à l’encre noire.

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782953874938
Nombre de pages : 124
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Dans le froid
La goutted’eau au bord du toitest morte sans toucher le sol son corps ressemble à un long doigt tendu et le vent froid rigole De son forfait malin accompli de voir aux lits gelés les rivières les hauts arbres aux branches transies par ces nuits froides et austères Entre les maisons un bruit de pas vient troubler le silence comme une trêve quelque part un oiseau oubliant le froid chante à qui veut la chaleur de ses rêves.
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Matin blanc
La nuit a figé sur le sol les flocons blancs qui dansaient hier encore leur farandole comme de joyeux feux follets Revêtues de ces draps blancs toutes les hautes toitures qu’on devine encore en voyantsouffler partout leur haleine impure Revêtues les branches et les cimes de ces vieux arbres effeuillés ; la moindre parcelle infime de ces longs champs étalés Manteau de neige et de silence paysage immaculé et blanc que le matin sans déférence livrera en pâture aux enfants.
L’enfant dans le froid
J’ai vupasser une créature d’unautre monde, je jure c’était un beau matin froiddu mois de janvier je crois Ses mains étaient si grosses et rouges, il y avait quelque chose qui faisait de son corps une grosse boule multicolore Marchand d’un pas très lourdlentement à travers la cour le corps comme gonflé d’airdans son gros anorak vert Sous sa grosse capuche rabattue le visage d’une écharpe revêtucomme on cache un monstre, pourtant on aurait dit des yeux d’enfant.
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