Cantiques incandescents

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Par petites touches, le poète, comme un peintre, dessine le pays en ayant comme point central Pointe-Noire (la ville de ses premiers amours), puis s'agrègent d'autres paysages : ceux du Djoué se jetant dans le fleuve Congo, qui, à son tour se perd avec force dans la mer... La boucle est bouclée. Il faut lire ce recueil comme un fantasme, d'une vie épanouie, généreuse, irradiant sa convivialité sur l'ensemble du territoire national et au-delà.
Publié le : vendredi 4 décembre 2015
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EAN13 : 9782336397221
Nombre de pages : 126
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Sere EUèNeGhoma Boubanga
Cantiquesicandesçents
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06475-8 EAN : 9782343064758
Cantiques incandescents
Collection « Afrique poésie » Dirigée par Carole Martinez
Le but de cette collection est de publier des œuvres poétiques contemporaines d’auteurs liés au continent africain. « Afrique Poésie » visera à privilégier tant l’esthétisme que le poids des mots et leur valeur.
Déjà parus
Duclair TIOTSOP LAMBOU,Âmes errantes, 2015. Bastaine MOUBAMBA,Fiertés noires, 2015.
Serge Eugène GHOMABOUBANGA
Cantiques incandescents
Poésie
Préface de Boniface MONGO-MBOUSSA
L’Harmattan
Du même auteur
-Derniers silences, poèmes, Paris, l’Harmattan-Congo, 2011, 109p. -Vents solaires, poèmes, Paris, l’Harmattan, 2013, 65p.
A Radegonde, mon épouse
et
Pour Rémy AYAYOS
Préface
La ville constitue, selon le critique sénégalais Mohamadou Kane, la réalisation la plus importante de la colonisation. « Elle marque le paysage géographique, bouleverse les structures sociales, et suscite des nouvelles. Souvent elle sécrète un 1 nouveau type d’individu » . Justement, cet homme nouveau, fort ambigu, notre littérature ne cesse de l’explorer. Qu’il s’agisse deVille cruelle, desSoleils des indépendances,de La vie et demie, la ville apparaît dans tous ces romans comme un enfer en miniature, qui se moque de la ville. Lorsqu’en 2001, l’écrivain tchadien Nocky Djedanoum, alors directeur du festival Fest’Africa à Lille, commande des 2 textes de fiction aux écrivains africains sur les villes africaines , le résultat à l’arrivée est éloquent. Il suffit de s’attarder sur les titres:Yaoundé capitale sans eau où il pleut sans cesse(Mongo Beti),Cotonou ma P… adorée (Florent Couao Zotti),Conakry cité fantôme (Tierno Monénembo). Cette ville africaine, et qui en même temps n’en est pas une, décrite par les romanciers est hélas notre triste réalité. Quittons le roman et arrêtons-nous sur la poésie. Le constat est identique : la ville se donne à voir à travers la violence. EpitomeTchicaya U Tam Si est exemplaire à cet égard. de Dans ce recueil, Kinshasa est une ville monstrueuse où règne l’arbitraire, le chaos, où l’on assassine Lumumba et ses fidèles. Quel contraste entre cette cruauté et toute la vie pastorale, élégiaque deJoal, le royaume d’enfance de Senghor. Dans les années 60, quasiment au moment où paraissaitLe Ventre de Tchicaya U Tam Si, l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa publiait son premier roman,La ville et les chiens,où il 1  Mohamadou Kane,Littérature et tradition, Dakar, Les Nouvelles éditions africaines, 1982, p.149. 2  Nocky Djedanom (dir.),Amours de Villes, villes africaines, Paris, Dapper, 2001. Les écrivains interpellés étaient, Kangni Alem, Mongo Beti, Florent Couao- Zotti, Boris Diop, Monique Ibouldo, Thierno Monénembo, Ludovic Obiang et Boualem Sansal.
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