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Ce que je connais d'elles

De
131 pages
La vie. Les femmes. Ce que je connais d’elles est un long cri d’amour ininterrompu, gorgé de violence et de douceur. Dans cet ouvrage, Jean-Claude Demay veut tout dire, jusqu’au débordement. Il aligne sans s’arrêter des mots de désir, de tendresse et de dévotion, dans un souffle inouï. Un condensé de poésie brûlante et d’émotion pure. Un livre au bord de l’explosion. Longtemps professeur de lettres, Jean-Claude Demay se consacre maintenant à l’écriture. Après un roman sombre et douloureux, À la santé de mes cafards, il crée pour nous une langue déliée, pleine de luminosité, pour célébrer la féminité.
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Ce que je connais d’elles
Jean-Claude Demay
Ce que je connais d’elles
Éditions le Manuscrit Paris
Du même auteur chez le même éditeur
À la santé de mes cafards, précédé desFrères de la douleuret suivi deEn Kerloren, 2008
© Éditions Le Manuscrit, www.manuscrit.com, 2010
ISBN : 978-2-304-03254-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304032543 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-03255-0 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304032550 (livre numérique)
Prélude
J’ai fondé le Nanazizisthme pour pourfendre et défendre la femme par le fer, par le feu, par le sang.
J’ai énoncé le principe sous toutes ses formes : les femmes, c’est tout nanazizi pour éviter le gynocide.
Car les mâchefroids sont des kons.
Qu’elle soit pucelle ou putain la femelle est sacrée et par la même accède au rang de femme pleinement respectable ou respectueuse.
Tueuse elle donne la vie, tel est le grand mystère de la miss, après lequel il faut se taire.
Mais je ne me tairai pas plus que je ne me terrerai de terreur ni même ne m’enterrerai.
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Ce que je connais d’elles
Tous ceux que j’ai rencontrés m’ont traité de blasphémateur ou d’utopiste alors que je me sens surinvesti d’une mission tout purement imprécatoire.
La physiologie et l’anatomie désormais passeront par la littérale et littéraire étude de la gynécologie tout à la fois géniale et hautement écologique.
Je chanterai la femme sur la portée du ciel, des astres et des plus ancestrales et galaxiales terres.
Le style et le stylo sont donc glaive et scalpel, appel et hèlement, épèlement de toute menstrualité.
La guerre n’est jamais que recherche douceur, les oriflammes et les orificielles flammes sont les couleurs vouées aux femmes, à leur amour et à leur âme.
Bénie sois-tu ma sœur pour tes errements et tes errances, pour ta droiture et ta roideur, pour la dureté de ta vie, pour tes vices et tes vertus, pour ta froideur et ta chaleur.
Certains de mes détracteurs ont ravalé le Nanazizisthme au rang de l’onirique Onanazizisthme, voire Hosannanazizisthme, je les plains et je leur pardonne.
Je me fous de tout sauf des fous.
Voilà c’que c’est qu’d’écrire plus haut que son stylo.
Si les hommes sont des cochons, les infernales sont autruies.
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Jean-Claude Demay
Eussent dû être les sorcières pendues par les ovaires.
Et les femmes enceintes césariennazisées.
Décidément je suis un homme affemmé et pour tout dire affraimé.
Paradoxallemand comme je l’ai déjà dit les femmes c’est tout nanazizi.
Les femmes sont des anges et elles ont un sexe.
Leur sexe se nomme zaza.
Les femmes c’est pas niquant et les chaudes cocottes me foutent les chocottes.
Les femmes sont à l’amour ce que l’amour leur rend.
Les hommes sont aux femmes et les femmes aux hommes. Le Nanazizisthme n’est ni fasciste ni stalinien. Le Nanazizisthme est un féministhme.
Il représente seulement cette façon d’aimer, de se laisser aimer qu’ont les femmes spécialement et intrinsèquement.
Le Nanazizisthme envahira la terre comme un Éden futur et il tuera la haine.
Le Nanazizisthme représente l’éternelle guerre excluant les guerriers.
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Ce que je connais d’elles
Les troupes du Nanazizisthme se recruteront sur fond de paix. Le vingt-et-unième siècle sera nanaziziste ou ne sera pas.
Voici enfin venu le temps où femmes et hommes prendront le pouvoir en un consulat profondément sexologique.
Le Nanazizisthme foudroiera et fulgurera par la douceur les opposants sur son passage.
Il y aura des autodafés non pas de livres mais d’ivresses.
Les femmes et les hommes naîtront et vivront libres et égaux non pas en droit mais en réalité.
Jésus fut le premier nanaziziste, moi je ne fais qu’insister, je persiste et je signe de croix, de croyance en notre Seigneur ayant saigné pour nous de Nazareth jusqu’à Gethsémani.
Je suis fou je mélange les anges et le foutre.
Celui qui n’aime pas les femmes ne s’aime pas lui-même.
La femme n’est pas l’avenir de l’homme comme le prétend Arakon, pas plus que l’homme l’advenir de la femme, c’est beaucoup plus compliqué que ça.
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