Chansons des routes

De
Publié par

« Les routes dans ce qu’elles ont de symbolique nous offrent l’opportunité de rencontres souvent imprévisibles. Elles nous enseignent qu’il y a d’autres vies que la nôtre, d’autres spectacles, d’autres aventures. Il suffit parfois d’un regard qui se porte sur un univers si proche et si éloigné. Spectateurs émerveillés de cette réalité peuplée de scènes à la fois banales et extraordinaires, mais que nous traversons bien souvent en aveugle. Voici quelques fragments de vies qui s’offrent à notre regard et que je voudrais humblement partager, sans oublier le clin d'œil qui va avec, comme autant de notes égrenées qu’on fredonne au hasard de ces rencontres pour mieux s’en imprégner, à condition, bien sûr, d’éteindre son portable ou le bidule connecté. Tu viens ? »


Publié le : mercredi 13 avril 2016
Lecture(s) : 0
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334128827
Nombre de pages : 144
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-12880-3

 

© Edilivre, 2016

 

 

Il m’arrive de devoir expliquer pourquoi je choisis parfois de supprimer la ponctuation. À cela je réponds que je ne la supprime pas. L’absence de ponctuation visuelle n’est pas un phénomène nouveau. On donne l’exemple d’Apollinaire, mais il n’y a pas que les poètes, on pourrait également citer l’auteur dramatique Jon Fosse dont les pièces, tout un symbole, n’ont jamais de point final. Mais si la ponctuation n’apparaît pas explicitement, elle n’en est pas moins hautement présente. Les poèmes d’Alcools et le pont Mirabeau en particulier en sont une belle illustration. Plus généralement, les poèmes sans ponctuation ont leur rythmique interne, mais donnent au lecteur l’opportunité de respirer à sa façon et donc de façonner le texte qui ne se veut pas contraignant. Ainsi peut-il se proposer d’autres éclairages, à la manière d’un metteur en scène qui adapte son auteur plus qu’il ne le reproduit. L’oralité, qu’il s’agisse de lecture ou toute autre forme d’expression orale, a bien évidemment son rythme et donc sa ponctuation propre, mais il ne saurait s’agir d’un corset pour qui la reçoit. On donnera l’exemple du comédien et de son texte et que dire du musicien devant sa partition ? On pourrait développer ce que signifie le fait d’interpréter une œuvre. Le choix de faire l’impasse sur la ponctuation traditionnelle, visible, n’est donc pas lié à je ne sais quel effet de mode ou de coquetterie, mais il responsabilise le lecteur, en ce sens que ce dernier devient lui-même créateur, coauteur de l’aventure qu’on lui présente, qu’elle soit de haut vol ou infiniment plus modeste comme celle qui suit.

Qu’on leur donne

La clé des champs

Les mots en liberté

Riment à leur façon

La vie et toi dedans

Allez fouette cocher

Ils ont leurs raisons

Comme à Colin-maillard

Cherche à les deviner

 

 

Mars est sur les prés

Les fritillaires ont pied mouillé

Printemps dans l’air

S’en va l’hiver

Jonquilles et primevères

La vie est là

L’hiver s’en va

Bon débarras

 

 

Giboulée

Un petit coup d’arrosoir

L’hiver vous salue bien

Un vrai temps de saison

Justement y en a plus

Mars avril

I

Cerisiers en fleurs

Jacinthes au bois

Pas de temps à perdre

C’est le temps des morilles

II

Les bois les jolis bois fleuris

De cerisiers sauvages

En robe de mariée

De petits chapardeurs les ont apportés

Je vous laisse deviner comment

III

En bordure du fossé

Tu vois cette drôle d’éponge

C’est la morille

Garde cela pour toi

 

 

L’eau est sur les prés

Tout est noyé

Le ciel est sous nos pieds

On marche sur un nuage

Semailles de glace

La grêle a giflé

La vigne à la volée

Quel carton la mitraille

Le vin sera moins bon

 

 

Jardin tout blanc

Sur le...

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant