Chants de Sylphide Vol 2 - Suivi de - Sourdine (Nouvelle)

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Comme dans Chants de Sylphide - Vol 1, certains poèmes de Chants de Sylphide - Vol 2 traitent de l'art, de l'amour, de la vie et de la nature, mais la plupart ont essentiellement pour thème la société et l'actualité. Les poèmes trouvent leur point d'ancrage dans la nouvelle « Sourdine » placée à la fin du recueil. Ce texte décrit le chaos et l'anarchie qui règnent dans une société fictive, où sévissent la crise et les conflits sociaux de tous ordres. Nous suivons les évolutions de cette société à travers les pensées de Liz, une religieuse, qui vit à l'écart du monde, en sourdine si l'on peut dire, puisqu'elle est dans un état comateux car elle a été l'une des victimes d'un attentat.


Publié le : vendredi 15 avril 2016
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EAN13 : 9782334102056
Nombre de pages : 54
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-10203-2

 

© Edilivre, 2016

À mon âme amie

“La boule à zéro” m’a mis les ados à dos,

Les zèbres, les grands zébus et même les zigotos…

Tout ce qu’il faut pour perdre son credo ? Non ! Trop c’est trop !

*

Au placard ! Être mise à mal…

Pourtant, à personne, je n’ai rien fait de mal.

Et malheur à qui m’accuserait d’un quelconque scandale.

*

J’ai mis mon âme à nu,

Jour et nuit sans défense, j’ai parlé de bévues

Que sous la pression des zouaves je me croyais coupable… Je ne savais même plus…

*

Je pensais bien faire en confessant des fautes

Au passé, au présent, au futur, pleurant, criant, hurlant à perdre glotte,

Implorant le ciel que pareilles erreurs n’arrivent pas aux potes.

*

J’ai mis mon cœur à nu

Et j’ai tout raconté : amours, conquêtes, fantasmes et puis… vins de grand cru.

J’ai dit la vérité. Ce que j’ai dévoilé tout le monde l’a su.

*

J’ai mis mon âme à nu, mais ils ne m’ont pas crue.

En voulant leur prouver que je ne fus point infâme, immonde ou quelque peu tordue,

J’ai mis mon cœur à nu. Mes chers amis, adieu, demain je serai tondue !

Témoignage : Art et Liberté

Tu m’es témoin, ô ma tendre muse,

Que ceux qui se moquent, s’amusent,

Se gaussent des œuvres de certains

Artistes, la plume chargée du venin

Mortel de dissensions manichéennes,

N’arrivent pas aux sphères élyséennes.

L’art n’est que diversité et multiplicité.

Sans cesse créé, réinventé, transformé,

Il naît et se nourrit d’une liberté absolue.

Et c’est par cette même liberté que l’art évolue

À travers les siècles et sous tous les horizons,

Exprimant invariablement de mille façons

La beauté unique, authentique, de la création

Du peintre ou du poète qui offre modèles et leçons.

Bahati

Enveloppée dans ton saluva,

Tu dors sur la plage d’Acoua.

Sous les balanciers des barques,

Personne ne te remarque.

Allongée là sur le rivage

Que tu rejoignis à la nage,

Quelle chance ! De Shingazidja,

Emmitouflée dans ton saluva !

Bambo-Lo

Je pleure Bambo, mon ancêtre, ma souche,

Nègre aux yeux globuleux, à la large bouche,

Le brave Bambo que la beauté avait oublié,

Que sa mère indigente avait abandonné,

Que son père avait ignoré. Pauvre Bambo,

À peine plus cher qu’un vieux bourricot.

Bambo que le monde dénigrait,

Bambo que toute la terre rejetait

Parce que trop noir, trop laid,

Trop bête, trop gentil, trop niais.

Je regrette ce Bambo

Qui un jour inventa une musique,

Un refrain en langue magique

Qui calmait les enfants

Et égayait leurs parents :

Bambolo

« Bambolo bibo

Bambolo bilibi li bo

Zimbolo

Zimbolo

Zimbolo et boloco.

Bidim bo ! bidim bo !

Bidim bo !

Bo ! bo ! Bo ! »

Bambo qui ne possédait ni trompette ni saxo

Pour le rendre aussi célèbre que Satchmo.

Lui, le coupable, l’accusé de tous les vices

Et du moindre larcin commis à Saint-Louis,

Avait réussi à triompher des mille dangers

De la vindicte populaire et de ses préjugés.

Au fond des plantations, on allait le chercher

Non pas pour le faire pendre par cette société

Secrète à qui, par miracle, il avait échappé,

Mais pour qu’il chante, saute et danse !

Au cours de ses pantomimes de superbe clown,

Ses grosses lèvres résonnaient tel un trombone,

Ses yeux énormes roulaient comme des billes.

Il mourut riche : la foule lui remplissait sa sébile

Ce parfum-là

Chaud, épicé,

Riche,

Au mois de mai,

En plein midi.

Frais, caressant,

Délicatement fruité,

Par les matins frileux

De novembre.

Somptueux à souhait,

Ardent,

Sophistiqué à...

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