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Poème est action de poésie et ce qui se marque sur horizon, ou sur le proche, le toucher, et le non visible touché au fond, le goût même dans la douleur, et son histoire, il est marqué de temps et instantané, il demande à ce qui écoute, il est cette histoire même.

Publié le : mercredi 1 juin 2011
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EAN13 : 9782296806900
Nombre de pages : 150
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Jean-Pierre Faye de poèmes lus par
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DU MME AUTEUR
POÈME
Fleuve renversé- GLM, 1959. Couleurs pliées- Gallimard, 1965. Verres- Seghers/Laffont, 1977. Sacripant furieux- Change errant, 1980. SyeedaShakespeare &Co, 1980 ; réédition Reliefs, 1984. Le livre de Lioube- Fourbis, 1992 Guerre trouvée- Al Dante, 1995. Ode Europe- Imprimerie nationale, 1992. Le livre du vraiévénement violence- LHarmattan, 1999. Herbe hors delle (lithographies dAnne Slacik)- Rémy Maure, 2006. Désert fleuve respirés- LAriane, 2005. Eclat rançon- La Différence, 2007. Comme en remontant un fleuve- LActMem, 2010. Diwan Sertão (peintures dAnne Slacik)Notes de Nuit, 2011
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Paris
FLEUVE RENVERSÉ(1960)
Miroir Fleuve Renversé
Visage mon miroir oublieux Embué lisse de soir Fuite ou figure égaleàtes yeux Laccueil seul de ne pas voir
Mes yeux seffacent quand je me perds En toi pour lire et savoir Limage bouge et meurt au miroir Poli de présence, clair
Mais tu parles quand je me penche Parole prise faite chair La loi tremblante comme une hanche Cernée de lèvre et de pierre
Jécoute un monde bref et prochain Air grave lente campagne Creusant la rumeur blanche dau loin Le flanc profond de montagne
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Je voudrais te connaître jusquàlenfance Comme en remontant un fleuve tranquille Jusquau village ancien mûri au creux de leau Tailladé de contre-jour Par delàlarche blanche et le guéàfleur de glace Remontée jusquàlhiver Et la chambreàlodeur de bois qui rit toute seule Parmi les jouets dautrefois gauches ensommeillés Devant larmoire entrouverte la glace ironique et vide Le rire au goût de robe Et lavalanche dans la grange au fil du foin Je descends le fleuve qui monte Je le descends vers sa naissance dans ses plis miroitants et lourds Au long des méandres pesants portant un poids profond et cher Tu seras là Femme priseàla source
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Silva plana
Tu es ciel chargé par le suc Dun long été tremblant de pentes, de verdure Tout forgé de feuillage, jour Abrupt de transparence, allié Au soleil immergé des feuilles Au feu fragile de la branche, au jour plus mûr Nourri de terresàdistance, lac Captif et eau arable dans le roc Tu mêles tout bas sol et ciel ici Oùla montagne éclate et souvre, femme Oùcrie le feu, halète la venue de vie Et le labeur de terre ardente La torsion du travail, qui sculpte Un tressaillement simple davenir Modèle une joie précise, dure, par la chair Taillée dans la lumière vive (Sourire aux yeux denfant humides) Et la parole sourd, se ramifie aux lèvres douces Alourdies de matin, mouillées damour, limées de soif Vous vivez là, parole Autour de moi, en un seul cri Aube égouttée dans larbre en cassure doiseaux Briséeàbout de branche
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COULEURS PLIÉES (1965)
Le visage qui va voir
Le visage qui va voir, est aussi regardé juste avant quil ne lève les yeux au-devant, et ne soit traversé maintenant il est juste moulé dans la lumière, modelé du dehors, caressé le long du cou, de la hanche et des reins, jusquàla confluence des jambes et du ventre et jusquoùil est ventre et corps mais lève les yeux, ouvre ce trou dans la distance, le long des murs chauds ici, rouges délabrés, marqués de joints écaillés et jusquau fond et aux arbres au chemin de son, passé et crissé àpeine prenable, ici elle, confondue peuàpeu avec les murs assise, fondue dans le ciment et les grandes écailles tracées et détachées écoutant longtemps et voyant appuyée au revers de main, et ne cessant pas de rester et dêtre durable et dessinée
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