Constantes fugacités

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La furie des éléments, sous certains grains, déclenche ses rires Qu'il partage avec ce peu d'amis, son cercle de non repentir. Vénérés, idéaux, moins nombreux, bien moins que les verres, Qu'ils sortent parfois pisser, trempés, aux vagues et embruns de l'hiver. extrait de "Boire face à la Mer... la légende de Gilbert"
Publié le : jeudi 1 novembre 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748364064
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748364064
Nombre de pages : 60
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Philippe Puech
CONSTANTES FUGACITÉS
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0116131.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
CONSTANTES FUGACITÉS
Adieu, Bernard Adieu Bernard lermite Pathétique copain de leau des mers Littoraux doux sableux des mignons et mignonnes petites À demi nus, tellement offerts Aux deux azurs Seuls souvenirs dun âge plus mûr Un peu plus loin du regard des pères À genoux parmi la mer, Adieu coucou des plages Sautant toujours à lautre coquillage Poussés par tes petites pinces Agrippant tout avenir de princes. Cétait tes années fastes Divertissement hors caste Seul jouet nature Tu nacrais le sable des masures À côté dun pote, crabe junior, Faisant jubiler aussi, Avenirs des vies de ceux-là, de ceux-ci Les petits-fils des pécores. Aujourdhui, personne ne parle plus De toi, coucou, jouet têtu Sautant dun rire de bébé dhomme À lautre. Confiture de guêpes, blettes demi-pommes Fichu apôtre Dun bonheur de côtes Disparus, à qui la faute ? Tendre allégresse,
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Cendre daloès, Souvenirs denfance, Azur des masures, Provence défaite, Plus dépuisette qui te rassure, Tu nes plus de la fête. Ainsi le nouveau monde sassoit, Sur ce sable sans toi, Petit crabe nu, De nos jeunesses perdues. Âge tendre, vieux mythe Bernard lermite Qui se souvient de toi, Coucou des plages, jouet têtu, Sautant dune coquille à lautre Dun rire denfant au dernier des nôtres ?
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CONSTANTES FUGACITÉS
C’est bien!… Cest bien quune partie du beau ne soit pas comestible, quun pan de la beauté, du règne animal ne soit pas alimentaire. Cest bien que ces vols sans but, sauts décumes des rouleaux brutaux, immenses et ravageurs, ne soient quune forme de jeu. Cest bien de marcher sans but au milieu de ce qui semble ne ressembler à rien sauf à un site possible de maintes vies. Cest bien ces étranges autruches, ces chiens assoupis, ces vents hurlant à rien cela sent le but atteint. Cest bien ce rien spolié, brûlé, déchiqueté, ce grandiose naturel éloigné de laffect, sauf à luf, au terrier. Cest bien cette laine, ces plumes, ces vols, ces goélands de nuées, ces mains aux chauds fonds de tes poches. Cest bien que mère et fille soient dans un port non loin de ton autre fille, autre femme, à deux encablures de ta base. Oui, cest bien davoir un cur aux vents des confins, éprouvant son virtuel retour vers les fruits de deux amours. Oui cest bien de prendre lair, de respirer au fond, ces nulle part déchirants, ne comptant ni les étoiles ni les vents.
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Alors, mon ami, laventure est comme ce vin, immédiate et chaude, loubli ou la mémoire, en sont les tributs dérisoires. Seul le certain, le sûr, la volupté retrouvée, le calme dune femme, ressemblant à ces étendues de nature Te rendra à cet intime chemin vers les sourires nés ou façonnés de tes mains. Cest pour après-demain, un jour encore lointain, ce courant dair plus chaud exhalé des nuées de ton destin, Te rendra ce plaisir furieux davoir eu raison du but, celui plus rond dune chaleur viscérale, plaisir ancestral Du ventre de cette maîtresse sûre qui fera de lorgasme une totalité vitale où, tout, tu sauras de nouveau relier.
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