Contradictions personnelles

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S'asseoir sur un banc public et regarder passer les autres peut paraître anodin, c'est pourtant dans ces moments de grande solitude que nous apprenons le plus sur nous même. L'autre est un reflet particulier de notre propre identité, nous y percevons des convictions, des doutes, des changements de cap, des forces et des faiblesses, enfin tout ce qui fait qu'à la longue nous y voyons des contradictions. Nous saurons voir l'autre dans toute sa nudité car il devient la cible de nos jugements, mais se regarder soi-même, savoir porter le regard sur soi comme on le porterait sur un autre n'est pas toujours facile. C'est pourtant ici un témoignage poignant, plein de bouleversements intérieurs que nous offre Victoria Vidal, un voyage au plus profond de son être. Au fil de ses poèmes qui sont des instants authentiques de la vie, nous sommes en pleine contradiction.
Une peinture sur la toile de nos émotions.
Publié le : dimanche 26 mai 2013
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CONTRADICTIONS PERSONNELLES
Victoria VIDAL
Hugues Facorat
Edition
Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage sans autorisationde l’éditeur. Toute reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait unecontrefaçon et serait passible des sanctions prévuespar le code français de la propriété intellectuelle et les conventionsinternationales en vigueur sur la protection des droitsd’auteur.
Copyright ©Victoria VIDALEt Hugues Facorat Edition - 2004
ISBN 2-9521286-0-X
Crédit dessin couverture : Céline RENS
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CONTRADICTIONS PERSONNELLES
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Victoria VIDAL
Contradictions personnelles
Hugues Facorat Edition8 Rue de Géry 97119 Vieux HabitantsHFedition@wanadoo.fr
PréfaceMe voici en pleine mer démontée. En suivant les vagues successives quime bousculent d’un coté à l’autre de ma vie, je restes enfouis dans desémotions qui tantôt me rassurent de l’immense beauté des algues, tantôtme versent des larmes sur le cœur, tantôt, dans ces moments les plusfous, me disent que l’Amour véritable, le vrai, est toujours possible. Maissouvent, encore, alors que je suis au sommet de l’espoir, elles mebouleversent, en me criant de leur plus haute vague :l’introuvable est taquête. Je ne sais quelle attitude avoir, face à ces jeux de balançoire. Toutdevient contradictoire d’un instant à l’autre. Entre « la source » danslaquelle je puise la force de dire « Je t’aime » et « la corde », vestige d’unamour en partance, je m’affronte continuellement à la vie avec toutes sescontradictions.« Lachanteuse de vérité » pourra me parler de sa vie, de ces instants perdus,de toutes ses désespérances, même de ces instants de folie, il me resterapourtant toujours cette lueur d’espoir qui me fait sourire à un futur quej’écris par mes actes et mes convictions.Oui, parce qu’il est ces jours de rêves que j’adore dès la première lueurdu matin, je poursuivrai toujours ma quête d’idéal. Une sensation debonheur m’envahi dans ces moments, et des chants de toutes lescouleurs remplissent mon cœur. J’ai la force, que dis-je, j’ai une enviefolle d’aimer, d’aimer comme eux. Parce que je vois la légèreté dupapillon, aucune lourdeur ne pèse sur mes épaules.Je transcende mon être, je suis un vent de folie et je cri fort à l’Amour.Parce que j’ai aussi côtoyé un nuage bleu comme l’amitié, il pleut desespoirs sur tout mon être, et je veux courir dans des champs de fleurspour cueillir des pétales d’amour.Oh ces jours, tant aimés, qui restent dans ma mémoire ne sont pastoujours fidèles. Il arrive encore que la grenouille chante un requiem surmon sommeil. Trop d’angoisses s’agglutinent alors dans mon cœur dansces moments là. J’aimerais des yeux pour me noyer, me sentir un autre,du moins quelqu’un, mais je ne sais par quelle autre folie mon cœur nevoit qu’ une «rosenoire » les pétales éparpillées sur le sol acide et désert.Aucune lueur, aucune couleur ne s’imprime en moi. Le tonnerre gronde
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sa colère qui me propulse dans les recoins les plus reculés du désespoir etc’est alors que je me demande, Qui me chantera sa vérité ? Lachanteuse ? Je dois faire preuve de patience et apprendre à surmontertoutes ces douleurs. Je me dis que peut-être ces passages sont descauchemars et que je finirai par me réveiller. Mais je sais que c’est aussi laréalité et que comme tout moment, ils ont aussi leur point final.Et arrive alors la nuit qui m’invite au repos. Après cette journée de lutteperpétuelle, je reste abasourdi, fatigué comme une lune trop triste. Je medis que peut-être demain l’arc-en-ciel me fera une couronne, car je saismaintenant avec certitude, que de contradictions en contradictions, la viefera toujours son chemin.
Hugues Facorat
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Avant propos
Le Train d'EnferLes trajets en train sont toujours comme ça. Je regarde dehors et en finde compte, je ne regarde plus. Je ne sais même plus si la différence entreles deux est toujours bien claire dans mon esprit. Le problème n'est paslà ; il est nulle part, mais il reste présent. Je n'ai jamais ressenti avecautant de sagesse ces moments de solitude, d'inquiétudes, de doutescomplets. Je finis par rechercher autre chose à la fin, par ne plus penser à"Rien"… et "Tout". C'est difficile de vivre tout cela, et c'est dur d'enparler aussi. On parle souvent de ces choses pourtant on les oublie. Moi :je pense à tout cela, je pense à « Tout » et cela revient à être « Rien ». Lemonde et le vide, voilà ma quête, ma question, ma destinée. Mais avec cetemps qui passe, qui cisèle ma vie et qui endort mon regard, la foi estremplacée par un sentiment ocre. Le désespoir qui noie, qui boit monêtre, qui me ficelle en paquet de viande à consommer revient tourmentermes solitudes. Désespoir est ce nom qui me hante, qui me poignarde parl'arrière, par l'avant, partout ! ! ! Enfin…Solitude, malade solitude qui vient chercher un refuge dans mon cœur,souffre, souffre, trahit et mord ! Meurt après ! Mais qui donc à la finmeurt le plus ?Le sang dévale les veines et ruisselle dans mes yeux transparents. Où ai jedonc atterri ? La conscience fait mal ; ça gratte, ça picote ; je ne suisvraiment plus moi-même les jours qui suivent. Les souvenirs, et le passés'effacent et il ne reste que la réalité et moi.Moi toute seule sur cette banquette, dans ce wagon, dans ce traind'Enfer…
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Comédiesromantiques
Hiver qui se fane, réveil des oiseaux prometteurs.Ils inondent quelque part le regard par leur absence.Humeur euphorique du Soleil,Qui s'endort tôt.Yeux ! Qu'ils ne s'ouvrent pasQu'ils ne balayent pas le rêve de la rétine.Refermer vite et nier la réalité.Pour cela, l'ami poète est bien trop romantique… pour notre âge.
Le beau voit la belle sans sa tenue d'étoiles.La beauté de la belle éblouit le beau.Bredouille de vers fous, de vers tremblants,C'est son âme qui goutte le profondément.La douceur d'un sourire qui apparaît, c’est le sien.Oh ! Ma belle ! Sourire tien, toi seule, souris-moi.Je suis le seul à approuver ta véritable lumière.
Toi, m'appelle la plume ivre d'encreÉcris-moi donc l'Amour,Fais de mon être le plaisir le plus intense,Brûle l'hypocrisie, excite la passion.Que dans tes vers je veux de la Folie, de la Chaleur,Écris donc, Toi, poète romantiqueQui te désole des Temps et rompt les réalités de ton feu !
A Cyrano de Bergerac
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Ilssontlà
Entre ces vieux livres,Dont les bibliographies étaient presque perdues…Elle fit la rencontre d’un homme,Dont l’amour de lire était ardent.Il était écrivain et cherchait de l’inspirationDans la poésie et les romans d’amour.Quelques paroles pour dire bonjour et puis,Quelques unes pour dire adieu…Leurs regards se croisèrent entre les rangées…Ils s’observaient dans les couloirs…Pour savoir lequel des deux allait avancer le premier…L'homme dit tout haut," Comment vous appelez-vous ? "Un sourire fut la réponse…Une bibliothèque bien calme donna une envie de crierLe mot aimer…Face à face…Ils se donnèrent la main puis elle couru…Il la poursuivait sans aucune haleine…Elle se retournait de temps en tempsPour voir s’il l’aimait toujours…Un cri éclata au touché d’une mainElle était fatiguée et s’assit par terre…Plusieurs regards les cherchaient,Mais ils étaient cachés derrière Molière…Elle le prit par le bras et lui murmura à l’oreille" Viens, on va voler "Il la suivit…Ils sortirent de la bibliothèque, coururent dans les champsQui se trouvaient à plusieurs lieux de làS’arrêtèrent et s’embrassèrent…Ils s’aimaient sans se connaître… …
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