Corps d'atelier

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La réédition de "Corps d’atelier" (Premier prix de la revue Estuaire) s’imposait, d’autant que l’an dernier nous avons présenté "Que vous ai-je raconté?", correspondance entre Geneviève Amyot et Jean Désy.
"Corps d’aletier" est le livre des sursauts, de la colère sourde et tellurique. La poète y tient sa mère à distance. Elle la peint comme pour s’en débarrasser une fois pour toutes, comme le rappelle Jean-Paul Daoust dans sa préface. Le livre est d’une dureté inouïe, mais sa grandeur d’expression nous aspire dans sa coulée.
On franchit une frontière avec ce livre où la rage est palpable à chaque ligne. On pourrait parler d’une poésie familiale, jamais très éloignée du burlesque, et qui nous questionne, encore aujourd’hui.
Ces personnages nous hantent dès qu’on les fréquente. Il y a là une beauté terrible.
Publié le : mardi 12 février 2013
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EAN13 : 9782890188266
Nombre de pages : 88
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Geneviève Amyot
CORPSDATELIER
Préface de Jean-Paul Daoust
Éditions du Noroît
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Corps d’atelier
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Geneviève Amyot
Corps d’atelier
Préface de Jean-Paul Daoust
Éditions du Noroît
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Infographie : Geneviève Desautels
er Dépôt légal : 1 trimestre 2013 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada ISBN : 978-2-89018-826-6 Tous droits réservés Édition originale 1990 © Éditions du Noroît, 2013
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Amyot, Geneviève, 1945-2000  Corps d’atelier  Éd. originale: 1990.  Poèmes.  ISBN 978-2-89018-826-6  I. Titre. PS8551.M96C67 2013 C841’.54 C2013-940049-4 PS9551.M96C67 2013
DISTRIBUTION AU CANADA DISTRIBUTION EN EUROPE EN LIBRAIRIE Librairie du Québec (DNM) Dimedia 30, rue Gay-Lussac 539, boulevard Lebeau 75005 Paris Saint-Laurent (Québec) H4N 1S2 Téléphone : 01 43 54 49 02 Téléphone : 514 336-3941 Télécopieur : 01 43 54 39 15 Télécopieur : 514 331-3916 liquebec@noos.fr Éditions du Noroît 4609, rue D’Iberville, bureau 202 Montréal (Québec) H2H 2L9 Téléphone : 514 727-0005 lenoroit@lenoroit.com www.lenoroit.com Imprimé au Québec, Canada Extrait de la publication
De la honte et de la déraison
Jean-Paul Daoust
Quand nous avons attribué pour la première fois le prix des Terrasses Saint-Sulpice et de la revueEstuaire, ce futCorps d’atelier de Geneviève Amyot qui se l’était mérité. Et ce fut un des plus brefs jurys que j’ai connu, tant ce livre-là nous* était apparu, à l’unanimité, comme un incontournable. Et il l’est toujours.
La vie étant ce qu’elle est, c’est-à-dire remplie de drôles de hasards, cette année-là Geneviève et moi étions finalistes pour le prix du Gouverneur général, elle pour ce recueil-ci, moi pourLes cendres bleues. Et je tiens à souligner ce passage dans sa magnifique correspondance avec Jean Désy où elle avoue, après avoir lu mon recueil, qu’il le méritait amplement. Je connais peu de poètes ayant une âme si généreuse.
Dans cette fameuse correspondance, Geneviève écrit :L’écriture deCorps d’atelier m’a lavée de beaucoup de colère. J’ai dû surmonter une culpabilité énorme pour oser cette hargne et cette
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colère, cela fut terrible, mais cela fut accompli, et assez efficacement je crois218-219). Et (p plus loin cette surprenante confidence :Je n’ai jamais écrit de « vrais » poèmes, sauf peut-être dansCorps d’atelier, appuyé par les images de Michel. Je n’ai jamais écrit de « vrais » romans. Mais je m’en fichais royalement. Je ne cherchais pas à écrire ni de vrais poèmes, ni de vrais romans. Je cherchais à cracher ce que j’avais dans le cœur, peu importe le moyen en autant que ça sorte, et le diable emporte les catégories, c’était le dernier de mes soucis. Mais maintenant qu’est-ce qui m’arrive ? Oui, je voudrais écrire de vrais poèmes.Chose accomplie, chère Geneviève.
C’est ainsi que je la vois… / Chiche nombreuse et sectionnée, ainsi commence et finit le premier poème deCorps d’atelier, ce troublant et puissant recueil de Geneviève Amyot. D’abord le titre,Corps d’atelier, comme si ce corps sur lequel elle travaille, le corps de sa mère, il fallait qu’elle le traite avec distance, comme un modèle trop répugnant qu’il faut cerner, étudier, et le peindre pour s’en débarrasser une bonne fois pour toutes,et arranger un peu le méchant ouvrage / Lécher la toile,plus loin. écrit-elle
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