Dans le silence de ma petite église

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Fillette viens avec moi dans ce jardin d’amour, Nous pourrons y cueillir des fleurs tous les jours. Des fleurs de passion, de ferveur, de folie, Allons prends donc ma main et suis moi ma jolie. Viens avec moi Je te ferai couche de fleurs Pour que tes rêves soient bonheur. J’inventerai contes merveilles Pour agrémenter ton sommeil. Le songe Les temps changent, les êtres changent. Le langage d’aujourd’hui est bien éloigné de celui utilisé antan par François Villon. La poésie, jadis apanage d’initiés s’est en quelque sorte démocratisée, c’est pourquoi ce recueil qui prend sa source dans la vie quotidienne de chacun d’entre nous, est écrit de façon contemporaine. Certes les puristes me jetteront l’anathème, mais l’important pour moi c’est que ceux qui liront cet ouvrage y trouvent sérénité, détente et plaisir.
Publié le : vendredi 30 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748365221
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748365221
Nombre de pages : 120
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Jean de Maesschalck
DANS LE SILENCE DE MA PETITE ÉGLISE
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0116447.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
À mes chers disparus
DANS LE SILENCE DE MA PETITE ÉGLISE
Ma petite église Toi ma petite église tu es vraiment modeste Mais trônes dans le village pareille à une princesse. Tous les gens du pays viennent chez toi prier, Sauf quelques mécréants préférant le café. Dans ta pénombre douce propice à la prière Tu as vu bien des morts partant pour cimetière. Mais tu as accueilli, toi maison du bon Dieu Des enfants au baptême et des mariés heureux. Jy viens pour méditer quand mon cur est en peine, Cest vrai quand jen ressors jai lâme plus sereine. Je ne sais guère prier mais un profond silence Vaut mieux que des « Avé » dits dans lindifférence. Les amants viennent chez toi pour y brûler un cierge, Pour protéger lamour quà deux ils entretiennent. Des vieux viennent invoquer leurs chers disparus, Ceux qui avant trépas tu as bien sur connus. Mon église est modeste, ce nest pas cathédrale Mais elle est si jolie, pour nous inoubliable. Cest un havre de paix, refuge rassurant, Jy viens my ressourcer quand jai trop de tourments.
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DANS LE SILENCE DE MA PETITE ÉGLISE
Le jour se lève
Silence du petit matin, Nuit qui sendort, laube qui vient. Cest le moment de la journée Où lon peut encore rêver. Au loin jentends une tourterelle Qui, monotone, son mâle appelle. La lune est presque disparue, Quelques bruits montent de la rue. Un vent léger qui vous caresse, Voilà un jour plein de promesses. Les fleurs souvrent en sétirant, Belles corolles sépanouissant. Dans le grand lit ma mie sommeille Après une nuit de merveilles. Mon corps apaisé et repu, Se repose et est détendu. Silence du petit matin, On a oublié ses chagrins. Lon se sent bien plein de désirs, Ce nouveau jour allons le vivre.
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DANS LE SILENCE DE MA PETITE ÉGLISE
Je suis trop gros
Cest vrai jassume ma grosseur, Mais rêve dêtre un fil à beurre. Je me méfie des faméliques, Ont trop de fiel, cest statistiques. Jai bien essayé de maigrir, Jai même failli réussir. Mais tenir, non, je nai pas pu, Kilos perdus sont revenus. Bien sur jai de beaux bourrelets Mais à mon âge quest ce que çà fait. Je ne cherche plus à séduire, Je me contente dun sourire. Je pourrais vivre plus longtemps Me dit mon médecin traitant. Pour cela il faut se priver, Ne plus boire et ne plus manger. Les filles inutile den parler, Les voyages, jen suis fatigué. Il ne me reste quune bonne table, Chianti, Milanaise en timbale. Moi jai pris une résolution, Vivre un peu moins mais vivre bon. Çà ne me tente pas vraiment De me priver jusquà cent ans.
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DANS LE SILENCE DE MA PETITE ÉGLISE
Le monde est fou
Je ne peux plus parler damour Voyant la haine qui nous entoure. Partout ce nest que feu et sang, Cest la victoire de Satan. À quoi bon lire le journal, Ce nest, chaque jour, que drames. On tue pour rien, pour le plaisir, Par bêtise, triste avenir. Au loin ce nest que bruit de guerre, Tueries, exodes, grandes misères. Assassinés femmes et enfants Au nom dune race, dun différent. Peut-on encore croire au ciel, Félicité de lÉternel. Vivons au siècle des démons, Navons que mort pour horizon. Le Monde ne tourne plus très rond, Paix, charité, ferveur, pardon, Ne sont plus mots utilisés, Ils sont devenus bien désuets. Cest tragédie poète pleure, Se doit de parler du bonheur. Pour lui tendresse est essentielle. Poète préfère partir au ciel.
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