Dérives océanes

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L'épopée profondément humaine d'un marin solitaire Un corps-à-corps inégal entre la vulnérabilité de l'être humain et la puissance de la mer Serge Eveno, devenu en 2004 le premier délégué général pour la Réunion et l'océan Indien de la société des poètes et artistes de France, a sillonné tous les océans du globe pendant trente ans. Il nous offre un roman d'une grande sensibilité. Suivez la longue dérive, ponctuée de rencontres et de départs, d'un marin aux prises avec la loi implacable de la mer. Fort de sa complexité et de la richesse de son expérience, il parvient à capter au fil de son périple de furtifs instants de bonheur et de sérénité. Une ballade nostalgique au cœur du temps qui passe...
Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748172508
Nombre de pages : 237
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Dérives océanes
Serge Eveno
Dérives océanes
Poésie Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com communicationt@manuscrit.com08.90.71.10.18 ISBN : 2-7481-7251-5 (fichier numérique) ISBN 13 : 9782748172515 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-7250-7 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748172508 (livre imprimé)
Je dédie ces pages iconographiques à mes amis marins de tous bords qui n’ont pas à rougir de la trépidation accaparant leur corps à l’appel du grand large. Pour celles et ceux qui nous sont proches, Pardon si je m’égare… parfois…
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PRÉFACEIl ne devrait rien échapper à un commandant de bateau, s’il était vraiment un bon commandant, attentif à chacun de ses hommes. Surtout si l’on passe ensemble de longs mois, dans des conditions assez difficiles, dans la tension, la promiscuité, la chaleur, et aussi le danger. J’avais Serge Eveno dans mon équipage sur notre vieux Doudart de Lagrée, alors que nous étions engagés dans les opérations du golfe arabo-persique de 1988, consécutives à la guerre Iran Irak. Nos bâtiments de commerce avaient subi quelques mauvais coups, et nous avions pour mission de les protéger des balles perdues, des gardiens de la révolution, des mines dérivantes… Rude affaire pour les hommes et le matériel. Malgré son âge, le vieux « Doudart » (le vieux « soudard ») rendait de bons services, grâce à un équipage d’exception dont je garde un souvenir très fort. Parmi ces hommes, Serge était toujours souriant, enthousiaste et d’excellente humeur. Un côté gentil garçon qui rassure.
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Avec le recul, je n’imaginais pas qu’il pouvait avoir son jardin secret, un jardin si dense, si foisonnant, si riche… J’aurais sans doute parié sur d’autres, pas sur lui. Mais l’homme est mystérieux et c’est bien ainsi. Alors j’ai des excuses. J’ai donc découvert récemment ses « dérives océanes » qu’il a eu l’égard de m’adresser, en souvenir de ces navigations communes. Peut-être avait-il senti que le jeu des mots ne m’était pas indifférent : il avait dû remarquer que le commandant passait beaucoup de temps à écrire… Cette complicité avec les mots me fait goûter ceux de Serge. Ses pages sont riches de ces pérégrinations marines, de ces impressions engrangées au fil des voyages, d’une vie étrange de marin faite de rencontres, de solitudes, de départs, de soleil et de tempête… du temps qui passe, de la vie, de la mort et de femmes, bien sûr ! L’océan Indien est là bien souvent en fond de décors, la Réunion où il a jeté l’ancre, mais aussi Madagascar, les Comores, Maputo, Djibouti et d’autres ; et puis le nord, plus chaud et souvent plus dangereux, où le Doudart bravait les booghammers. Un océan coloré, épicé, riche des contrastes et des chocs de l’Afrique, de l’Inde, des côtes de l’Arabie où le poète marin et voyageur vibre et vit. Parfois ressurgit la Bretagne ; sa vague d’eau plus froide perce la surface et son écume a la saveur de l’enfance.
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