Des voix dans les arbres

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Pour ne pas se laisser prendre par l'urgence puis l'oubli, JF Ménard fait ici retour sur images, voix et visages du peuple d'Haïti de longtemps malmené par les éléments et surtout par l'incurie mais qui veut toujours croire aux voix dans les arbres.

Publié le : mardi 1 janvier 2013
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EAN13 : 9782296512801
Nombre de pages : 132
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IS1 B4N  :e 978-2-2 96-99796-7104
Jean-François Ménard
Des voi
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ans les arbres
 
 
 
DES VOIX DANS LES ARBRES
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Poètes des Cinq Continents En hommage à Geneviève Clancy qui la dirigée de 1995 à 2005. La collection est actuellement dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan  Série Espace expérimental   La collection Poètes des Cinq Continents  non seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace douverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an. Déjà parus  102 _ Claire GARNIER-TARDIEU, Poéphéméride , 2012. 101  Abdelghani FENNANE, Je ne mourrai pas avant le printemps , 2012. 100  Pierre ZIRKULI, Linstant lumineux , 2012. 99  Mattia SCARPULLA, journal des traces , 2011. 98  Claude-Raphaël SAMAMA, En regard des jours , 2011. 97  Claire GARNIER-TARDIEU, Femmes soleil , 2011. 96  Ahmed BEN MAHMOUD, Êtres et Choses , 2011. 95  Véronique ELFAKIR, Dire cela , 2011. 94  Arnaud DELCORTE, Ecume noire , 2011. 93  Jamal KHAÏRI, Patrie-cide, Poèmes transférés de larabe marocain , 2010. 92  Ludmilla PODKOSOVA, Les déserts de lamour ou les nouveaux visages de Rimbaud , 2010. 91  Chantal ENRIGHT, L'Orphelin , 2010. 90  Hocéïn FARAJ, Brisé de toi , 2010 .  
Jean-François MENARD  
 
 
 
 
DES VOIX DANS LES ARBRES
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LHarmattan
Du même auteur
 
Haïti Blues, 1985.
Calebasse détoiles, 1989.
De lautre bord de leau, 1994.
Décume au vent la vie, 1996.
Le soleil sur lardoise, 1999.
Léger goût dorange sure, 2000.
Brumes en lumière, 2002.
 
 
 
 
 
 
 
© LHARMATTAN, 2012 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99796-7 EAN : 9782296997967  
       RETOUR SUR PAROLE    Au-delà des synonymies contextuelles et douteuses, la différence entre le touriste et le visiteur est que lun porte en lui  labondance de nature  qui fait vrai son regard, et propose, quand il parle, un retour sur parole qui  embrasse un réel et un rêve plus grand que son voyage. Lautre ne peut dire que le peu du réel qui se rapporte à lui, à ses seules expériences et à son économie domestique. La poésie de Jean-François Ménard ne regarde pas Haïti avec larrogance des certitudes dun ailleurs. En ce sens, elle nest pas étrangère. Ses qualités ne sont pas la naïveté de la surprise devant un réel inattendu, la fascination du naturaliste pour un paysage exotique. Elle sinvente en plongée dans un univers dont elle sait la dimension tragique de lhistoire, la distance entre le fait et le possible, un univers dont elle entend les mots et le silence.
 
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  Cest sans doute de là quelle tient sa couleur de mélopée fragmentaire, comme si la voix qui parle se plaçait, non en face, comme la caméra du voyeur, de lobjet du propos, mais de préférence derrière les yeux de la paysanne qui descend ou remonte les mornes, de lhomme qui traverse la rue, du vaincu au pas altier quest le citoyen haïtien. De lindividu et de la collectivité qui, restant rois de leur douleur , nabdiquent jamais, ni le droit à la plainte, ni la lumière de lespérance. Jean-François Ménard pourrait ainsi être le plus haïtien des poètes étrangers ayant écrit sur Haïti. Il faut mettre au compte de la pudeur le tutoiement qui exprime à la fois lamitié et la distance. Quand Jean-François dit tu, je lentends à lintérieur dun nous qui réunit les connaissances sensibles-et la poésie est aussi cela : une connaissance sensible-du vivre haïtien. Ce nest pas un carnet de voyage que Ménard nous donne à lire, mais un trope intégré dans lespace haïtien. Cest cette intégration qui fait que le poème parle à tout humain, sensibilise, émeut et renvoie le lecteur à son propre devoir de retour sur parole.            
 
 Lyonel TROUILLOT  
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      Des voix dans les arbres sur mes rives de Vilaine convoquent encore les souvenirs des soleils sur tes mornes despérances.  Les temps ont passé mais restent mots et visages avant grand silence.
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