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Préambule

Jamais je n’avais pensé écrire un poème.
Au commencement, était le vocabulaire que nos maîtres à l’élémentaire nous enseignaient en classe, juste, c’était l’amour des mots qui m’inspirait et m’incitait à balbutier de petites phrases sur mes papiers volants d’écolier, et je ne savais pas pourquoi.
Le parcours se poursuivait au collège, puis au lycée où l’enfant grandissait et avec lui la lecture et l’écriture; imitant de grands auteurs africains à l’image de Camara Laye, de Francis Bébey et de Sembéne Ousmane grâce à qui, il se plaisait à lire les romans.
Bientôt le vent de la poésie m’emporte.

Peut-être parce que je m’ennuie trop, que je suis devenu un marginal.
Aïe ! Ce coup de couteau qui me transperce le cœur, me souvenant de toi maman. Pardonne-moi d’avoir choisi cette vie que je n’ai pas choisie. Je te fais souffrir, ô printemps de mon enfance qui m’a fleuri.
Aujourd’hui, la petite fleur, sous la pluie et le vent pleure le printemps défunt.
Voila le malheur de ta vie, Domu Dior, le malheur de ma vie. Et aujourd’hui, je sais pourquoi la poésie, le poème, je sais pourquoi Raymond Queneau disait :
« Quand les poètes s’ennuient, alors il leur arrive de prendre une plume, et d’écrire un poème, on comprend dans ces conditions, que ça barbe un peu, quelquefois, la poésie, la poésie. »

Domu Dior