Domu Dior

De
Ouvrage des Editions Salamata coédité par NENA.

Aie ! Ce coup de couteau qui me transperce le coeur, me souvenant de toi maman. Pardonne-moi d'avoir choisi cette vie que je n'ai pas choisie. Je te fais souffrir, ô printemps de mon enfance qui ma fleuri. Aujourd'hui, la petite fleur, sous la pluie et le vent pleure le printemps défunt.
Voila le malheur de ta vie, Domu Dior, le malheur de ma vie. Et aujourd'hui, je sais pourquoi la poésie, le poème, je sais pourquoi Raymond Queneau disait : « Quand les poètes s'ennuient, alors il leur arrive de prendre une plume, et d'écrire un poème, on comprend dans ces conditions, que ça barbe un peu, quelquefois, la poésie, la poésie. »

Serigne Mbacké Mbaye est né le 02 mars 1983 à Nioro du Rip. Orphelin de père à l'âge de 10 ans, il a été éduqué par sa mère. Après ses études primaires et secondaires dans sa ville natale, il entame des études de Lettres à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar et devient lauréat du concours de poésie organisé par la Faculté des Lettres et Science Humaine de l'UCAD en 2006. En 2008 il fut lauréat de concours de Haïku en remportant le 3ème prix.
Publié le : samedi 19 septembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782370151254
Nombre de pages : 50
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Préambule

Jamais je n’avais pensé écrire un poème.
Au commencement, était le vocabulaire que nos maîtres à l’élémentaire nous enseignaient en classe, juste, c’était l’amour des mots qui m’inspirait et m’incitait à balbutier de petites phrases sur mes papiers volants d’écolier, et je ne savais pas pourquoi.
Le parcours se poursuivait au collège, puis au lycée où l’enfant grandissait et avec lui la lecture et l’écriture; imitant de grands auteurs africains à l’image de Camara Laye, de Francis Bébey et de Sembéne Ousmane grâce à qui, il se plaisait à lire les romans.
Bientôt le vent de la poésie m’emporte.

Peut-être parce que je m’ennuie trop, que je suis devenu un marginal.
Aïe ! Ce coup de couteau qui me transperce le cœur, me souvenant de toi maman. Pardonne-moi d’avoir choisi cette vie que je n’ai pas choisie. Je te fais souffrir, ô printemps de mon enfance qui m’a fleuri.
Aujourd’hui, la petite fleur, sous la pluie et le vent pleure le printemps défunt.
Voila le malheur de ta vie, Domu Dior, le malheur de ma vie. Et aujourd’hui, je sais pourquoi la poésie, le poème, je sais pourquoi Raymond Queneau disait :
« Quand les poètes s’ennuient, alors il leur arrive de prendre une plume, et d’écrire un poème, on comprend dans ces conditions, que ça barbe un peu, quelquefois, la poésie, la poésie. »

Domu Dior
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