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Du coq à l'âme

De
20 pages


Les vers de Brigitte sont jetés pêle-mêle dans ce recueil. Ses goûts, ses passions, sa vie, tous ces éléments enrichis d'une belle harmonie non dénuée d'humour, nous les retrouverons dans ces treize poèmes.

Treize poèmes de Brigitte Lécuyer réunis ici en un recueil. Voici les premiers vers de " J'attends " , poème phare de ce recueil, une vie d'attente.


J'attends


J'attends, j'ai cinq ans et j'attends.


J'attends que tombe la gifle que je n'ai pas méritée


J'attends l’œil impétueux, le front buté.


Je l'attends, je sais qu'il y en aura d'autres après elle.



Le pensionnat, j'ai huit ans et j'attends


J'attends un regard sur moi, un regard sucré


Un mot gentil de n'importe qui


J'attends un signe du destin


J'ai déjà compris que les parents


Aiment certains enfants et d'autres jamais


J'ai compris mais n'accepte rien


Je mords comme un chien


Je frappe des poings qui m'empêchera


De passer outre la règle,


Je fignole des vers en solitaire


Pendant les cours d'algèbre


Je fuis la géométrie comme la peste.


Les sanctions pleuvent comme des hallebardes


L'amour de Dieu ne m'est d'aucun secours.


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BRIGITTE LÉCUYER

 

Du coq à l'âme

 

 

© Brigitte Lécuyer

Bookless-editions

Tous droits réservés

Septembre 2015

Sommaire

 

1  – J'attends

2  – Cavalcade

3  – Soir bleu

4  – Cicatrice m'était contée

5  – L'escargot

6  – Création du monde

7  – Deux ou trois planches

8  – Monsieur le temps

9  – Hier

10 – J'ai pris le temps

11 – La bouture

12 – La taupe

13 – Le bal des citrouilles 

 

J'attends

 

J’attends, j’ai cinq ans et j’attends.

J’attends que tombe la gifle que je n’ai pas méritée

J’attends l’œil impétueux, le front buté.

Je l’attends,

Je sais qu’il y en aura d’autres après elle.

 

Le pensionnat, j’ai huit ans et j’attends

J’attends un regard sur moi, un regard sucré

Un mot gentil de n’importe qui

J’attends un signe du destin  

J’ai déjà compris que les parents

Aiment certains enfants et d’autres jamais

J’ai compris, mais n’accepte rien,

Je mords comme un chien

Je frappe des poings qui m’empêchera

De passer outre la règle,

Je fignole des vers en solitaire

Pendant les cours d’algèbre

Je fuis la géométrie comme la peste.

Les sanctions pleuvent  comme des hallebardes   

L’amour de Dieu ne m’est d’aucun secours.

 

J’ai 15 ans, je rue dans les cloîtres,

J’attends des miracles

J’attends mon heure, la bonne,

J’aime qui veut m’aimer

J’attends de grandir assez

Et de prendre ce qu’on ne me donne pas

J’attends, je piaffe derrière les murs

L’impatience plantée à fleur de peau

J’attends que m’entraîne l’oiseau liberté

 

18 ans. J’attends ma majorité,

Comme d’autres le messie

J’attends de vivre dans le monde

Comme tout le monde.

 

Plus tard, la vie, un emploi,

La débrouille, l’espoir

...

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