Eclats d'une poétique de l'approche de l'inconnaissable

De
Publié par

"Nous approchons du brûlant cratère. - Du chaudron.- La caldera. Ah ! l'air vient à manquer... Le gaz est suffocant. Les narines ulcérées. Sous les bombes volantes et sifflantes, - dans le brouillard le plus épais, j'avance au risque de disparaître." Voici le douzième opus de Serge Venturini. La poésie libératrice de ce poète acerbe et libertaire, de plus en plus oriental, s'affirme comme le cheminement empédocléen de l'homme-volcan, en lutte contre la survie, contre la barbarie et l'oppression. Un combat sur des chemins de crête, contre l'inhumain qui chaque jour gagne du terrain, au temps des hommes devenus machines, pour voir enfin surgir autre chose.
Publié le : mercredi 1 mai 2013
Lecture(s) : 8
Tags :
EAN13 : 9782296535169
Nombre de pages : 150
Prix de location à la page : 0,0087€ (en savoir plus)
Voir plus Voir moins
7 jours d'essai offerts
Ce livre et des milliers d'autres sont disponibles en abonnement pour 8,99€/mois
ÉCLATSDUNE POÉITUQ EEDL APPORE CH LDENCINAONASSIELBIS 978BN :340-2-3-5-515022ouN0 ,5ocpraps  ud snoh tnalûrb D  uhcrctarè.e La calaudron. l ! riaaredhA .an merquie v ànts fue tsg za eL QDU Lesant.foqu6VHpUpFOXVHQLYHVPEERVOHVRXVHWQ²VQDGHODQROVWHVHWÀDLIVXpDSVLMYDQDEURXLOODUGOHSOvDUDSVLGOH7HUWULXDFHHGXHVTlnire siassocnnle HVWin vchemet c ttet esnsdaéop  eiselbaaL .XVHXLOFKH²DG DSSRUneatitevSUDSHQLQ¿LO'HHOELVLYQLOHGGLUHOHSRXUstiue ecq GHFRHKDXUOHLOGHGRUEUXRIDOGHVLDQF2VDYH0DQGVLSPDOHWVRFVD0VLXW7RHPVHEOHIVHFDIHGUqLUUQHUXPDJPD²FHODXV¿IWOLGQRF"LOH'HULRQWLOH²QpPLHUpWQGRQVXQDW'YHXRVDQXXHOHQTULeWQrocnWQHXLRSemchonin Ne.s ouQXRHYOOVJ¿UXVHGLVWLQJHVQHVHt med sereegspS.d dellarnuit la   .draliuorb eL lnsdas iloubre HSRVXGHH6JUHOHVWOHGRX]LqPWFRHUERH7en Vritu3DniVULDVVHUSFWHXUDGXWHWKSHRORVSLKWHRqSWDQVVSDUHWX2OLQLUXWQH9OLEpUDWUSRpVLHELHOD/UWQDYVVLXUKHXGGpWLFIUUXWOHVHGUXXFHPHOFRP¿UPHVDIWPHPHQHPHQLHKFKOGHQpHFOGRSpQHQDFORYHPPRHSRqWHLFHGHFWLOHEWUFDUHHEHOXSHQVUHDLGHWQHLODXOSURVWXVPRDEVKFUHGVGHHPLQWHFUrOHUWQRFLDPXKQLFKLTXQRXMXHDTXOWWHRFWQHUODVXUYLHFRQWUHODEDUDEUHHLOWSURSVLHVRQF8Ql eC.HVRKFHUWXDUJLXUV¿QHQURLVGOFWDere e tncritté é a éivreVSPHVHGQLWXDWGXUDHUJDUHJQRSUXYDPKFQLVHGHYHQXVKRPPHVreiv(LV 8 ,, 9DWpPVHGHVRKSURPXSRUHGSKLOqWHWRHHQQFHXWHGOLQOFRDFOLPSLi(HQXWpRSHXTLHGGXQHSRpWLTXHrv e)Ve  tFeDOVWgeeren VRSGSXVn tsne éirute in(3DpWUGX&,&HQH¿QpQLOFVXUVYHQLXHVGXUVHXHWFHULGWHVpWLSSHKLOLKH3RVRSIRVHUSOHQLD7FQ tseforpessed rulee rettdes ispu,ee  nrAémin ete en Pologne, il L ua énrua ,nabi, ocar Msius Ren 5 à1 59.sA aPir avoprèséjouir sbuil énu .lIa p l dOisens le Variatad erp niroiucédioaton zde  sneohencnpof ar nonèvesr él poueludom nud elbanspoes ret6 99 1TSLaHmrtaat.nCÉL a » éuxtidis onsertmra einésennecticoll Leton «tcueiderl  a redets gerat esl  iiazuod evuod en ELNIOCNNIASSBAD85
A D’UNE POÉTIQUE DE L’APPROCHE
S erge V ENTURINI
2
LIVRE VI
(2010-2013)
 
LE
EP_VentuM/2043 011 e 2/ 0ne egap inirsiM_1 
ÉCLATS D’UNE POÉTIQUE DE L’APPROCHE DE L’INCONNAISSABLE
eg62  1 :5
Poètes des cinq continents En hommage à Geneviève Clancy qui la dirigée de 1995 à 2005. La collection est actuellement dirigée par Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan  La collection Poètes des cinq continents non seulement révèle les voix prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection dévoile un espace douverture où tant la pluralité que la qualité du traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de titres par an.   Déjà parus  581 Jean-François COCTEAU, Evidence , 2012. 580  François-H. CHARVET, Desquifs en bouquets de sable , 2013. 579  Philippe TANCELIN, Poet(h)ique de l'Urgence (regards croisés ), 2013. 578  Carlos ALVARADO-LARROUCAU, Des cours deau , 2013. 577  Théodore Mann, Terminaisons , 2013. 576  Enán BURGOS, À laube du sacré , 2013. 575  Georges MAVOUBA -SOKATE, Libertés d'oiseaux et de pierres vives , 2013. 574  Monique OBLIN-GOALOU, Résonances , 2013. 573  Damien BERDOT, Le Livre des sacrifices de Valère Méziers , 2013.           © L'Harmattan, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-343-00473-0 EAN : 9782343004730  
ERGE
É C L A T S
D’UNE POÉTIQUE
DE L’APPROCHE
DE L’INCONNAISSABLE
(2010-2013)
LIVRE VI
204/  13   1/002 eg
S
V ENTURINI
32:51  6nturP_VeMEapege  niMesni_i
e en_Mise 1  pagPEV_Mirinneut  26ge
Éclats d’une poétique des métamorphoses (Livre VII)
 4
Avant tout et en dépit de tout Livre éié à mrin Tsvétïév Éitions L’Hrttn, Pris, 2010
Éclats d une poétique du devenir (Livre IV) (Journl u trnsvisible 2007-2009) Éitions L’Hrttn, Pris, 2010
 PaRaTRE :
Éclats d’une poétique de l’inaccompli (Livre V) Livre éié à René Chr Éitions L’Hrttn, Pris, 2012
/20 2/40 310:51 
Fulguriances et autres figures (1980-2007) Postfce e Philippe Tncelin Éitions L’Hrttn, Pris, 2008
Éclats d’une poétique du transhumain (Livre III) Éitions L’Hrttn, Pris, 2009
Odes arméniennes de Sayat-Nova (truction vec Élisbeth mourin) Éitions L’Hrttn, Pris, 2007
Éclats d’une poétique du posthumain (Livre II) Éitions L’Hrttn, Pris, 2007
Éclats d’une poétique du devenir humain (Livre I) , Éitions L’Hrttn, Pris 2000
Le sens de la terre suivi e L’Effeuillée, Aphrodite Éitions diro, Pris, 2004
dU mmE aUTEUR :
pour Laurent Terzieff (1935-2010), lui, l’acteur, grand passeur d’âmes et de poésie
À à tous ceux qui viennent à nous, ainsi qu’à tous ceux qui viendront : gratitude. Et, quant aux autres, qu’ils aillent pour toujours au Diable ! Nuge rouge ou L’Outrepssnt
  ge 53  15:26/2402/10ga e 10 e is penritu_MniPEMneV_,suq iue xc nouus à vensont
ge 1  02/04/2013  512: 6 g e6
Trou noir, photo de Alain Riazuelo. « Fichier:BH LMC.png », du 08/09/2006 sur Commons. Image simulée d’un trou noir stellaire situé à quelques dizaines de kilomètres d’un observateur (à neuf fois le rayon du trou noir) et dont l’image se dessine sur la voûte céleste dans la direction du Grand Nuage de Magellan.
ntVeP_MEiM_iniruap ne es
L’inconnaissable est ce qui, tout en étant réel, échapperait par hypothèse à tous les modes de connaissance soit intuitive, soit discursive, soit immédiate, soit médiate, soit fondée sur la conscience et l’expérience, soit fondée sur le raisonnement. A. Fouillée, dans Lalande, Vocabulaire philosophique . La poésie est le réel absolu. Novalis Nous sommes dans l’inconcevable, mais avec des repères éblouissants. René Char, Recherche de la base et du sommet
Quelques notes. L’envol d’une flèche. Un tralala. On n’ap-proche pas l’inconnaissable avec le canon de la théorie. Mais avec les bottes de sept lieues. Refus. Refus. Des refus en rafales. Déferlantes. Tel est le difficile de notre chemin. Par exigÉence et clarté. Rigitu. eÉucr ldaierss ryt hdamness  leat  fnluaimt. bo y  aFnucleg udrea ltiao vnise.. clairs dans la nu Intuitions nées de la force et de la fierté des instincts. Elles cheminent. Approchant. Et là, derrière la porte fermée. La vacuité. Une autre porte. Pénétrons par effraction. Et passons outre la poésie. Allons au-devant de l’inconnu. Nous, toujours aux marges, aux seuils, transfigurés. Or, tout mystère n’est point énigme. Avançons, je vous prie ! Traversons les ténè-bres ! Transmettons notre part de merveilleux. Essaimons à tous les vents, notre part de Résistance, éthique et esthétique. Nous essaimons des étincelles, nous essaimons… Nous, poussière d’avenir ! porteurs du feu premier.
ag
S.V.
DERRIÈRE LA PORTE FERMÉE
7
02/4  315:41P  7n  egepa   1/008rPjote 21(_)iMes
5: 13 01ge  268 enturini_Mise enp ga e 10 /2402/MV_PE
/2018/042:463  1g  aP
[Début, mai 2010] Qu’il déploie ses grandes ailes, — il appartient à la terre, toujours lui échappe. Il vit, brûle dans le secret de la poésie. (1) * Un vent puissant s’était levé exaltant un temps ardent. Après la fournaise de la journée, la cime des plus hauts arbres s’enflammait d’un feu strident, tout semblait devoir disparaître avec les écureuils, torches vivantes. Comme le croyaient les Anciens, après la vue du feu de Saint-Elme. (2) *
9
C’était le destin : parvenir au bord et s’effrayer de la quiétude de l’eau. Antonio Gamoneda, Le livre du froid Des pas, des voix. — Mais personne. Près de l’arche, rien que le brouillard. Je vois l’inaccompli 1 comme une marche. Une traver-sée du pont dans le brouillard. « Ce qui, en un sens déterminé, se fait , ressemble assez peu à ce qui a été voulu » , constatait déjà, avec circonspection, André Breton en 1942. (3) * Or, j’ai soif du poème, de l’air du vrai poème, eau de la fontaine, air de l’aube, parfums de rose. Du silence, — mille flèches déco-chées. — Légèreté ! La plus belle rose du langage, — son plus haut point, — est silence. (4)
jeroP_M1) (t2p ne esi0  1 ega
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.