Empreintes

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Ce texte traduit en français, se compose de trois parties. Dans une première, il reprend l'intégralité des poèmes de "Sous la jupe du parapluie", pour se consacrer dans la deuxième partie à "Hamley", un architecte qui tente sans succès de s'opposer au projet de dévastation environnementale qui touche sa ville ; son combat fait ainsi naître une réflexion sur la mémoire. La troisième partie nous présente "Marie" ; elle aussi se bat contre une dévastation, climatique cette fois, susceptible de mettre la planète en péril.
Publié le : mardi 1 janvier 2008
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EAN13 : 9782296187139
Nombre de pages : 94
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EmpreinteEmpreintess©L'H ARMATTA ,2 007
5- 7, rue de l'École- Po lytechnique ;7 5005Par is
http://www. librairieharm attan .c om
di ff us io n. ha rm at ta n@ wa na doo. fr
harmattan1@wa nadoo.fr
ISBN :9 78-2-29 6-04569-9
EAN :9 782296045699
Giuseppina
GABGABRIELERIELE
Empreintespreintes
Traductioncoordonordonnnéeée
parChristophePinard
L' Har ma tt anGi use pp inaG ab ri ele ap ublié sespoè mes en Ita lie,àt rente ans.
Que lquesp as sag es de ce ttep ublicati on, la pre mi èredel’a uteur,
da ns unev er si on pr éc éd en te,o nt parud anslar ev ue Alla bottega
XXXIX-2 (2001).
El le ap ar ti ci pé au Festival du Livre( Tu rin2 00 2) et aé té finali ste
au prix littéraire Camairone 2002.Préface
S’il yau ne faç on de se mé prendre com plètement sur la
le ct uredec et intrigantp rem ier livredelaj euneG iusep pina
Gabri ele,c ’est d’al ler fi évreus em ent àlar echerche, tout au
lo ng de l’ ar ch it ec tu re du texte, des tra ces d’ unef able que
l’a ute ur veutauc on tra ire dissi mu ler dans le défilem ent par à
co upsm agm ati qued es ve rs. Emprein tes estene ffet un de ces
ra resl ivres de poésiequi s’en rem et rée llem entàl ’a pp arence
du signifiant en tant que mo dèle às uivre sanso sten tat ions
néo-expérime ntalistique s, dé ri vesouplong eons dans
l’incommun icable. Le recueil se dénou e, il estv ra i, àp art ir
d’un fil narratif (pour lequ el l’au teur ell e-mêmef ournit en fin
d’ouvraged es notes succ inctes ), ma is ce qui compte le plus,
commed anslec as des «e nvol ées» de St er ne,ces ontl es
dig res sio ns, les inc ise s, les var iat ionss ty li st iques qui atte st ent
d’une expressi vité dé jà acquise dès ses dé buts et qui àp résent
né cessite seulem ent de passer au banc probant de
l’exp érien ce.
Il s’ ag it d’un récit poétique dans leq uelile st fa ci le de
passer du spécifique (K. et le fém in in) àl ’un ivers el (l ’histoire
quis ’écoule avec continuité et rupture àt ravers les personnes
et leurs habitati ons, c’est-à-dire leurs façons de vivre l’espace
et le temp s), Empreintes joue ses cart es sur le co ntr as te entre
le mo me nt narra tif ré alis te et sa su blim ati on quis ur la pa ge
5agit presquec ommeu ne dem i- narration pour offrir une
ré fl ex ionsur nos années àt rav ers le spécifique mé ton ym iq ue
d’une histoire toute itali enne de dégradation de
l’e nvi ron nem entetdedév astati on urb ani sti que.
Àp roposdus ty le.G iu se pp inaG abri ele sait passer du
mom ent nar ratif qui exp lic ite l’a cti on avec qu elques touches
rapi des et nerve uses :
(« Il plo nge dans une che mise,ils ’en va, /Ile st déjà parti, en
marche/J ette un reg ardr ap ideàlaf ace pla te /Del ’horloge
flanquée au mur, /Lac einture de sa gaba rdined éfilée au dos
/Etd es bâ il le me ntsi rrés istib lesq ui empor tent son visage. »
IV –l ’A ube),
àd es passag es plus clairem entd om in és par le plaisir de
l’effraction ironique avec de fort es in cl in at ions àl ’inven tion
ve rbaleetàl ’o ut ra nce:
(« Et de baroccoco en or et broussailleux /O rnement de
che veuxr eco uve rts, en fin,/B ut in tin tin nabul an t, /S acs sur le
dos de preuxf ortsetm usclés, /C omme des inse ctes /
Trott ino tta nt,/C omme s’il n’ya vait ri en parmil es
personnes /Q ui sûrement, pour l’amour de Di eu, pour rien
au monde, /J amais, / es ’en mêle ra ient!»II-Lev ent),
jusqu’àd es éclats de véritable et puiss ante frénés ie
expres sive d’affab ulation : (« Immobilis és en pr éparées /Et
im manqua bleme nt conv enabl es /Pos tures /D érivées de /La
sagec om bi na is on de /F ragmen ts /Der oche caractér isée /
Par de légè res vei nes, / uances, /S ourires de circonstance /
Et aut res loc uti ons psych oph ysiques du visage »XV–S i).
La gammes tylis tiquequi est icis omm airem ent esquiss ée
tr ouve cohérence et cohésion (en un mot : act ual isa ti on)d ans
une veinei ron iqueme nt légère, presque am usée et surprise
par les po ss ibilit és du dis cou rs poé tiqueq ui ici est ess ayé
pour la prem ière fois :l ’au teur sait se me ttreenp os it ionde
6
recul par rapport àlas cène ce nt ra le po ur ob se rv er av ec un
regard frais, curieux et mo bile, presque agité –ceq ui
expliquep ourq uoi l’uniq ue fil na rratif soit par mom en ts mis
en secondp lan et plus exp lici tem entc onsidéré commeu ne
possibilité privilégiéedel ec tu re quec ommeu ne clé
inte rpré tati ve.
Il est difficil e, au regard de ce qui aé té di t, de tr ou verdes
aires précises d’ascend ance àlaj eune poétesse: on pourrait
signaler bien sûr Palazzeschi« incendiai re », ma is en
soulig nant com bien il serait im propreetauf ond im productif
de tent er pour chaque prem iè re œuvredet racer les
chem inem ents et leso rigi nes du ge ste d’éc ritu re,a lors que ce
qui com pte fonda me nt al em en t, doit êt re la re ch er chedu
ca ra ct èrep er so nn el se lonl es pr éfér ences et les influences
pl us au mo insm éta bolisées. Giuseppina Gabriele nous
sem ble en posse ssion de ce trait, et no us at te nd onsd ’elle une
pour suitec onvaincantedu« mé tierdep oète »p our lequel
elle aé té ch oisie.
Mauro Ferra ri
7Sous la jupedup ara pl uie
I-LEL IT
En se jetant sur le lit, elle pensait àl ’époque où elle était
enco re enf ant.
«M oi qui ai fait tourner le mo nde autour de ces doigts »
Av aitl ’h ab itude de dire celle quip ar deux fois l’avait
enfantée
Dans la der niè re ma ison,
Se mo ntrant au balcon
D’où tom baient des plantes odorantes,
«Jes urgirai en toi ».
Le jeu ne pèrea va it vou lu des fleurs quinesef an ai entp as
Mais la rou il le scab reuse
Arriva av ant les inv is ib lesa raign ées,
S’enfla mmantens urface,
Do nc le ferf ut abattu
Et le re ste.
L’ ar is to cr ater ep osaità pl at ven tre
Penda nt que la ma ladie se frottait sur sa peau
Et às on chevet
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