En effleurant la pensée au gré du temps

De
Publié par

Ballade amoureuse et poétique traversant un sombre passé,
visitant un présent lumineux et vers un futur espéré,
dans un monde imparfait.
L'éveil d'une inspiration endormie
puis revisitée par une muse retrouvée
au pouvoir d'émergence des sentiments
sur les certitudes environnantes et avérées.

Triomphe de la substitution de :
la clarté à l'obscurité,
la lumière à l'ombre,
la musique au bruit,
la douceur à la brutalité,
la tendresse aux sarcasmes,
le sourire à la grimace,
les émois aux douleurs,
la liberté aux entraves.

Poésies en vers et prose, reflets de la renaissance d'un bonheur interrompu.
L'avant, c'est le Passé
L'après, c'est le Présent.


Publié le : mercredi 31 juillet 2013
Lecture(s) : 13
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332554932
Nombre de pages : 78
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Couverture

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Dédicace

 

À toi, mon inspiratrice de tout instant et forever

1

Inspiration

L’inspiration est morte

Lorsque tu m’as quitté ;

En plein cœur blessé,

Rejeté de ta porte ;

Car je ne savais plus

Jeter sur le papier

Des vers aux douze pieds

Que tu n’aurais pas lus.

Les rimes s’accordant

N’étaient donc plus de mise

Dormant dans la remise,

Au grand jour mises au banc

Car les alexandrins

De ma plume bannis,

Sur des pages jaunies

Ne rimaient plus à rien

Et dans l’ordre, les lettres,

Ne savais plus les mettre

Puis au sein de rimes riches

Faire naître des acrostiches.

Même les vers libres

Brisés, emprisonnés

Ne pouvaient résonner

Et faire vibrer nos fibres…

Les sonnets, les ballades

S’endormant, mis en rade,

Oubliaient l’harmonie,

Leur douce symphonie.

Et l’improvisation

Pur fruit de la passion

S’enfuyait d’un coup d’aile

Muette, privé d’Elle.

Mais elle est revenue,

La Poésie comme elle

Ravivée, telle quelle

Si longtemps contenue !

Envers et contre tout

Les vers et la prose

Se suivent et puis se posent

Où ils peuvent, n’importe où.

Ayant frôlé le pire,

Enfin ressuscités,

Afin d’être cités

Les vers entre eux conspirent ;

Se donnant libre cours

Pour te faire la cour

Fleurissent les poèmes

Pour te dire « je t’aime ».

2

Rêve

Un rêve transparent et diaphane

Tout usé par le temps

Écorché par la vie

S’endormait, se mourait,

Agonisait enfin

Sans raison d’espérer,

Impossible,

Inaccessible

Et malgré tout tenace

Dans son espace imaginaire

Et délivré des ans.

Un rêve rêvait de s’éveiller un jour à la réalité ;

Fantôme ne connaissant ni soif ni faim,

Vivant de souvenirs et de regrets

Faisait cette réalité folle de céder au réveil

Et de se réaliser lui-même !

Il tombait tellement de réveil

Qu’il revint à la vie

Et ses souvenirs s’éveillèrent aussi…

Depuis, son univers

Peuplé de doux rêves,

Ce rêve inachevé,

Découvrit dans celles des dures réalités

Les phases paradoxales

Attachées, croyait-on, aux rêves insensés.

Du linceul de l’oubli redouté,

Tout endormi encore,

Ainsi s’exprima-t-il :

« J’affronterai l’orage

Pour oublier leur âge,

Sauver un cœur errant

D’un monde incohérent

En repoussant le vent

Les mettre sous l’auvent ;

Effacer quelques fois

Quelque obstacle à leur foi,

Obstacles que le temps dresse,

Céder à la tendresse,

Désirs qui par jeu naissent

Retrouvant leur jeunesse,

Adoucir et panser

Les blessures ; les pensées

Refleuriront aussi

Car je le peux ainsi.

J’aime tant qu’ils m’appellent,

Ou bien Lui ou bien Elle,

Me réveillant toujours

Aux lumières du jour ;

Pour encore je saurai

Endormir à jamais

Le fiel goût de l’amer

Des douceurs de la mer…

Et garder les yeux bien grands ouverts

Pour ne pas me rendormir

Ou repartir pour peu de temps,

De temps en temps,

De nuit en nuit

Afin de conter à mes amis les rêves

Les merveilleuses réalités que je fais

Sur cette terre

Où la misère

Peut côtoyer pour quelques heures

Ce que je voudrais tant renommer : le Bonheur ! »

3

Pourrai-je ?

Pourrai-je un jour t’aimer comme je sais aimer

Sans craindre le regard d’un inconnu qui passe

En semblant nous connaître, et dépasser l’impasse

En retrouvant le temps d’un bonheur entamé ?

Pourrai-je un soir tarder à m’éloigner de toi

En ne consultant pas l’inflexible horloge

Martelant l’implacable temps qui nous déloge

En nous éparpillant chacun vers l’autre toit ?

Pourrai-je un clair matin, comme jadis, sans méandres,

Me laisser emporter par l’atmosphère tendre

De ta présence aimée sous un rayon de miel,

La douceur de ton corps et la pureté du ciel ?

Pourrai-je la nuit entière te bercer, t’enlacer

M’enivrer sans pouvoir un instant me lasser,

Entrelacer ta main que je voudrais tant mienne

Et puis sourire au temps afin que ce temps vienne ?

Pourrai-je voir se lever plusieurs fois le soleil

Sans t’avoir quittée et tracer dans le sable

Sur une plage blanche, près de toi en éveil,

Sans cesse les mots « je t’aime », paroles ineffables ?

Je voudrais tant pouvoir,

J’aimerais tant savoir,

L’avenir entrevoir…

Il me reste l’Espoir.

4

À quoi ça rime ?

À quoi ça rime l’Amour

Si tu es loin de moi ?

Jamais avec toujours

Si je vis sans émoi.

À quoi rime tendresse

Même sous un ciel radieux

Si ce n’est la caresse

De tes cheveux soyeux ?

À quoi rime le visage

D’un être tant rêvé

Si ce n’est le présage

D’une Vie retrouvée ?

À quoi ça rime l’image

Accrochée mais inerte

Si tu me laisses sage

Au creux de l’herbe verte ?

...

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