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En regard des jours


Poètes des Cinq Continents
En hommage à Geneviève Clancy qui l’a dirigée de 1995 à 2005. La
collection est actuellement dirigée par
Philippe Tancelin et Emmanuelle Moysan


Série Espace expérimental

La collection Poètes des Cinq Continents non seulement révèle les voix
prometteuses de jeunes poètes mais atteste de la présence de poètes qui
feront sans doute date dans la poésie francophone. Cette collection
dévoile un espace d’ouverture où tant la pluralité que la qualité du
traitement de la langue prennent place. Elle publie une quarantaine de
titres par an.

Déjà parus

97 – Claire GARNIER-TARDIEU, Femmes soleil, 2011.
96 – Ahmed BEN MAHMOUD, Êtres et Choses
95 – Véronique ELFAKIR, Dire cela, 2011.
94 – Arnaud DELCORTE, Ecume noire, 2011.
93 – Jamal KHAÏRI, Patrie-cide, Poèmes transférés de l’arabe marocain,
2010.
92 – Ludmilla PODKOSOVA, Les déserts de l’amour ou les nouveaux
visages de Rimbaud, 2010.
91 – Chantal ENRIGHT, L'Orphelin, 2010.
90 – Hocéïn FARAJ, Brisé de toi, 2010,
89 – Vincent BOUTON, Envahis par nous-mêmes, 2010.
88 – Elsa SFARTMAN, Petites Offrandes Particulières, 2010.
87 – FACINET, Poèmes sans papiers ou opéra-slam, 2010.
86 – Adjmaël HALIDI, Oraisons vespérales, 2009.
85 – Emmanuel BERLAND, Dans la cabane du philosophe, 2009.
84 – Rachid Khaless, Dissidences, 2009.
83 – Kassim DEMBELE, Vents de Grâce, 2009.
82 – Jean FOUCAULT, Comme deux gouttes d’eau suivi de
A l’orange, 2009.
81 – Stéphane KROVIN, Égale ou ailleurs, 2009.
80 – Anne-Marie BERNAD, Reviens à l’innocence, 2009.
79 – Dadié ATTEBI, Les derniers rayons de soleil, 2009.
78 – Patrick BERTA FORGAS, La chambre des hommes, 2009.
77 – Laurence BOUVET, Traversée obligatoire, 2009. Claude-Raphaël SAMAMA




En regard des jours

Poèmes











L’HARMATTAN
Du même auteur

Littérature
Savoirs ou les jeux de l’Oir. Quantiques, Galilée
Le Livre des Lunes, Intertextes
eChorus pour la peinture d’Yvon Taillandier, Imagé du peintre, 2 éd.
et in TAILLANDIER, Edition du Cercle d’Art
Les Poèmes du soi. Variations sur le thème de l’unité, L’Harmattan
Around circles. Autour des cercles, Caractères
Désarmer la nuit, Saint-Germain-des-Prés
105 essais de Miniatures spirituelles, Maisonneuve et Larose
W.B.Yeats, traduction inédite de 12 poèmes, Site internet de l’auteur
La Présence et l’Exil. Proses poétiques, L’Harmattan
En regard des jours, L’Harmattan
L’enchantement d’Uriel, Récits et nouvelles, Riveneuve éditions
Il faudrait hâter le désordre, Récits et nouvelles, Riveneuve éditions
Le roman d’Eros, Roman-Poème, à paraître

Théorie
La paradoxologie dans le bergsonisme, thèse Sorbonne
La pédagogie de Platon, écrit radiophonique et musique, R.T.M
Philosophie de l’existence, existence de la philosophie. L’esthétique
philosophique de Giordano Bruno, L’Art du comprendre, 2003
Développement mondial et culturalités. Essai d’archéologie et de prospective
éco-culturales, Maisonneuve et Larose
Essai sur la dialectique culturale des colonisations. Histoire et
anthropologie
Le spirituel en psychanalyse, Bloc-notes de la psychanalyse 19, Georg
éditeur
105 essais de Miniatures spirituelles, Maisonneuve et Larose
Le modèle prophétique de l’hébraïco-judaïsme. Substance, transmutations,
histoire. In Penser le prophétisme : le Clair et l’Obscur (sous la direction
de), L’Art du Comprendre, 2004
Pour un humanisme relatif. Les humanités plurielles. L’Art du
Comprendre, 2005
Empirisme et pragmatisme. L’expérience en Philosophie, L’Art du
Comprendre, 2007 Réflexions nouvelles sur des questions juives. Du singulier à l’universel,
Maisonneuve et Larose, 2007
Structure, limites, fonction des « récits du monde », L’Art du
Comprendre, 2008
Critique et procès de l’Etre. L’ontologie générative de A.N.Whitehead,
L’Art du Comprendre, 2009
De la substance identitaire à son champ cultural, L’Art du Comprendre,
2010
Sex and its mysteries, in “Philosophy of the Viagra”, Collectif, Rodopi,
2011
Lectures critiques d’auteurs contemporains. De la réalité, du mythe, de l’idéal,
à paraître
Essais d’herméneutique culturale, à paraître

Musique
Compositions musicales à écouter librement sur le site Internet
de l’auteur : www.claude-raphael-samama.org

































© L'HARMATTAN, 2011
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-56107-6
EAN : 9782296561076
En guise de préface



La poésie n’aurait pas dit son dernier mot.
S’opposant à l’immédiat des modes, à la parole dilapidée
ou insipide, à la déperdition marchande du spirituel,
l’expression poétique est la gardienne de ce qui est, avant
que nommé en lui-même et résonant pour nous d’un ailleurs
plus intime.
Veillant aux avatars qui déforment ou amputent l’être,
en perdent les fondements ou l’entraînent au dehors de ce
qu’il est par nature et que chacun pressent, elle tente de
résister à un fatal renoncement qui déporte l’homme au plus
loin de soi.
Ostracisée par un procès injuste d’hermétisme,
d’idéalisme ingénu ou de facilité littéraire, majoritairement
refusée par les éditeurs – paradoxe français intolérable au
pays de Racine, Hugo, Rimbaud, Corbière, Mallarmé,
Reverdy ou Char –, dérobée à ses lecteurs essentiels par la
considération lucrative ou les fausses urgences médiatiques,
la poésie se venge par sa hauteur et son enjeu.
Artisan des mots en leur relief et leur portée, avocat
désigné d’un discours spirituel qui est son plaidoyer majeur,
le poème abouti et ressenti comme tel fait pièce à la
logorrhée du « monde-devenu » et ses romans éphémères…
La poésie, par sa seule présence – quand elle retentit
intérieurement de sa lecture ou son écoute et qu’alors elle
existe par cela même –, tente de reprendre, à travers sa
propre voix ou l’écho profond qu’elle peut produire, ce dont
l’homme a été dépossédé ou qui l’appelle.
Quand sa véritable parole se profile et s’entend, nous
savons tous que la poésie ne trompe pas; elle dit alors ce qui
était en attente d’un reflet d’évidence, de l’élucidation de tel
sentiment inattendu ou obscur, de l’impression unique,
9 légère ou bien profonde, propre à ces moments essentiels
de la vie traversée.
Elle est alors comme la marque d’une écologie subjective
souhaitable, espérée ou le contrepoint réflexif d’un univers
différent et plus proche, aujourd’hui hélas nié, mécanisé,
déconstruit ou livré à l’encan.
Le chemin poétique fait appel à une liberté originaire de
l’esprit éloignée des raisonnements infatués, des comédies
futiles ou bavardes, des saisons succédées sans lumière et
des faux enjeux.
L’emprunter peut conduire à des territoires rêvés ou
pressentis qui jusque là se dérobaient ou qu’un avenir sans
espérance occulte, lequel se doit alors d’être pensé, mis à nu,
exorcisé en sa face obscure oublieuse d’une provenance.
A sa voile qui ne cède rien à l’océan du monde ou la
croisière des jours, la poésie avance du possible de ses
poèmes, délivrés de l’apparence ou passant du réel les
frontières arrogantes.
Elle tiendrait à sa lunette l’horizon du temps et celui
des étoiles en leur présence nue, ce qu’il en va à cette infinie
mesure pour la durée mortelle et sa question sans âge.


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Du plus lointain