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Encore quelques années à vivre, une éternité

De
250 pages
Simone Landry, commédienne cède le pas à Simone Landry poète, et nous offre sa voix en partage. Dans un Verbe direct, Simone Landry affirme sa conviction poétique et nous offre la confidence précieuse de ce qu'elle a appris dans le grand récit de sa vie. On connait ses engagements pour la liberté, les droits des femmes, la préservation de la planète. Simone s'intéresse à tout et réfléchit au devenir du monde à partir de l'expérience qu'elle a de l'humain, de la nature et de la science.
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Simone Landry
Encore quelques années à vivre, une éternité
Préface d’Anne de Commines
Accent tonique  Poésie
Encore quelques années à vivre, une éternité
« Accent tonique » Collection dirigée par Nicole Barrière « Accent tonique » est une collection destinée à intensifier et donner force au ton des poètes pour les inscrire dans l’histoire. Dernières parutions ENTRE LES REPLIS DES VAGUES Aïcha Bassry COMPLICITÉ CHRONIQUES AMOUREUSES Ode et Robert Bonnefoy LE SANG DE LA VILLE Ara Alexandre Shishmanian LES LÉZARDES DU MUR Gwénaëlle Langlois-Latour LES IMPARFAITS SONT DES GENS BIZARRES Rita Pacilio ELEGIE ESTONIENNE ET AUTRES POEMES Jüri Talvet TRAMWAY Mourad Kadiri AU RENDEZ-VOUS DES ABSENTS Jean-Pierre Vallotton DANS TA LUMIÈRE Thór Stefánsson ANTHOLOGIE 1960-2012 Fausta Squatriti BINOME BONNI Rosemay Nivar
Simone LANDRYENCOREQUELQUES ANNEES A VIVRE,UNE ETERNITEPréface d’Anne de Commines L’Harmattan
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11495-8 EAN : 9782343114958
Le mot de l’éditriceSimone Landry m’honore de sa confiance pour la publication de son recueil : Encore quelques années à vivre, une éternitéPlus ancienne que la voix qui parle, il y a la voix qui joue. Toute parole est précédée par le jeu. Ici, Simone Landry, comédienne cède le pas à Simone Landry poète, et nous offre sa voix en partage, et quelle voix ! Après avoir servi et interprété la voix des autres au théâtre, au cinéma et été porte-parole dans sa vie de militante, elle éprouve sa propre voix dans le temps de sa vie, passionnément, sans s’inscrire dans la répétition, ou dans l’habitude mais en nous faisant la confidence précieuse de ce qu’elle a appris dans le grand récit de sa vie.Carelle a été à l’écoute, des autres, des proches, d’elle-même,avec l’humilité et la connaissance de la voix de l’Autre, et parfoisdece qu’il en ignore lui-même. Dans une première séquence de poèmes de son itinéraire, que nous dit Simone ? Donne ta vie ! Où est ma vie ? Donne ton sang ! Où est mon sang ? Je n’ai rien,qu’un peu de cendressur une pauvre langue. On connait ses engagements pour la liberté, les droits des femmes, la préservation de la planète, Simone s’intéresse à tout et réfléchit au devenir du monde à partir de
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l’expérience qu’elle a del’humain, de la nature et de la science. Elle nous relate les drames intérieurs patinés par l’histoire, l’aimé, l’unique, la sœur, la jumelle trop tôt disparusVisage cousu sur la souffrance En attente de vie. Mais immédiatement se reprend : Au-delà des pleurs chagrins existe autre chose. Espace où tous les désirs songeurs sont abolis déliés à jamais. Neige subtile des non-attentes. Ce recueil nous trace le déroulement de toutes ses renaissances Aujourd’hui, j’ai déplié les feuilletsque je gardais au creux de ma main. Feuillets tracés au cours des mois. J’écrirai, je chanterai le futuravec des mots nouveaux. C’est que Simone Landry ne renonce jamaisLe futur en attente Toute patience offerte Effleure du bout des doigts Des bourgeons en partance Et livre ses messages de délivrance. Renaissance. Ce recueil est une science des calendriers, des rythmes, une progression dans le temps au fil des pages :
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Détacher les feuillets de l’arbre du passé.Les garder serrés dans la main. Ouvrir le calendrier. Avec l’espoir ancré de l’avenir: Demain, les heures bousculeront la rumeur des siècles à venir. Alors Simone nous déroule les séquences de l’avant, de l’instant,demaintenant et le recul qu’elle prend sur le passé qui la travaille à son insu : Gravir les marches du temps Retrouver La bibliothèque de souvenirs Qui attendait Sans que je ne le sache.Elle découvre et éprouve L’espalier invisibleDe l’attenteEt surtout Et vêtir la robe de bure De la patience Cette épreuve a une finalité : Et laisser vivre l’incommensurableCar dit-elle Les siècles passés seront couronnés et viendront les floraisons.
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L’espace de Simone est vaste: Le monde est mon pays L’universel ma patrieLa suite du recueil se resserre avec des haïkus, traces et fragments pourles adieux à la sœur, à l’aimé, et c’est comme si elle convoquait toutes les voix du répertoire de la poésie et du théâtre pour donner voix à sa sagesse, une sagesse à la Marie-Noelle, qui ne s’embarrasse pas des conventions et des obligations. Arbre de sagesse Arbres souvenirs Avec des rebellions contre elle-même J’en ai assez de traquerL’instant à donnerà la poésie au rêve éveillé pour faire immédiatement le constat : Mais le rêve me rattrape Sonore et chaud Je me sens Renaître dans ma maison. Sa maison… la poésie, comme toit, comme abriainsi que le disait Rilke. La poésie c’est l’ouvert: Fenêtre ouverte Une étoile sur la table Une joie soudaine Submerge l’espaceCet ouvert chez Simone Landry, c’est la simplicité, et la profondeur de l’itinéraire de deux petits poèmes, et ceux
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qui suivent, émaillés de remarques qui paraissent des évidences Retenir le froment de la vie Voilà le secret. Froment de la vie Au goût craquant d’amisOu encore Le bonheur Le signe brillera dans le ciel Il apparaîtra Une porte invisible s’ouvrirasur le signe promis La solitude est mensongère. Voilà la suite : Une feuille blanche entre les mains J’avais traversé le miroirSous forme d’avertissement: Pourquoi poser l’impossibleSur la balance des vies ? Faussaires vous défigurez la beauté silencieuse de l’existence. Ou encore Nous étions enchâssés Dans les pierres de l’oubliUn pas, au loin, frappait le sol de la planète Ou de conseil Tu diras que le doute Est un arbre En homme blanc
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