Entre nos âges

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Glissement du temps qui passe tout seul, inscription de l’existence qui s’organise, émotions, inventions de jeu d’acteurs enlisés dans le culte d’un perpétuel présent... Il y a de ces moments du vouloir dire, du vouloir entendre, des moments écroulés, haletants, déchiquetés où les secrets s’exposent, explosent et s’épousent jusqu’à l’extase...

Entre des âges qui luttent et se maintiennent contre les autres, les événements, les choses, et les mots pour en parler sont finalement l'ornement de notre vie : c'est la vision que propose cet ouvrage.


Publié le : jeudi 22 janvier 2015
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EAN13 : 9782332857316
Nombre de pages : 156
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-85729-3

 

© Edilivre, 2015

 

 

Là où nous mènent nos pas, au jardin des âges, dehors sans sortir, il y a plein de boucles à la japonaise, et de stries, d’allées, d’arbustes taillés en nuages, de galets savamment disposés… à décrire interminablement les choses comme le cartel d’un tableau de Combas !

Moment

Illusions silencieuses, généreuses, paresseuses, n’importe où, au ralenti, les souvenirs fonctionnent et le plaisir même au petit format se refait un été nomade au fond du crâne en glosant sur la beauté de l’eau, du ciel, et d’autres choses !

Est-il temps de s’efforcer de voir « réellement » ce qu’on a sous les yeux ? de choisir le possible proposé ? d’avoir pour principe de base le remerciement ?

C’est le moment du café rond et chaud en bouche.

Le saut

Le saut du danseur arrêté, un rêve de gosse comme une mouette dans le ciel bleu… on a tout écrit et su comprendre que comprendre est un mot de passe. C’est la vie inventée, transformatrice et passionnée.

Quitte avec ce qu’on redoute.

Un sourire exemplaire, affectivité nous voici, le cœur effeuillé, la vérité squelettisée, l’amour sans promesse.

Le temps avale le temps

Les corps trempés exultent, le soleil bat, on mourrait à perdre haleine…

Tout semble dit des grimaces du corps, nous en sommes au vous et à toi, nous pensons à ceux qui ont l’image explicite des anges (c’est fou ce qu’ils peuvent vouloir croire)…

Nous bâtissons un projet inachevé encore et le temps avale le temps, mais nous n’aurons besoin ni de bois ni de pierre : nous mourrons comme d’autres ont vécu.

Absence

Le cœur sauvage arrête de battre parfois et se reprend. C’est un mélange de rêve impatient, de désir, de liberté et de peur. La vérité est dans la beauté des fêtes.

Mémoire enfin des gestes inattendus et du regard approprié, séquences sous-titrées.

L’image en désordre, l’image décadrée dans le miroir est celle d’un inconnu. Ce sont, après, les longues nuits d’absence, comme s’il fallait mourir longtemps, dans le déversoir des nostalgies.

Légende

Liberté négociée au prix de la solitude, c’est sans doute par là que débute la légende de la statue merveilleuse, objet de toutes les supplications, des mots processionnaires et des extases humiliées.

Silence on tourne, les images repassent vite. Il y a tous les yeux des amateurs. Le jardin est fermé. La ville n’attend pas. Nous sommes à l’école des abrégés.

Mais les étranges retours se peuvent. L’imagination est parfaite. Ainsi de suite.

Liberté

Dans notre plus petite immensité la liberté se prend et s’écrie toute seule. Elle monte sur les hauteurs d’une montagne dite sans vallée, là où personne n’entend plus rien !

Milles lignes et la conquête d’une part d’intranquillité. Pour l’amour de chères petites idoles de chair, on ritualise comme on peut la vérité scandaleuse des plaisirs jouables.

C’est le plus grand temps pensable. Il suffirait d’avoir la vie forte jusqu’à la fin de l’histoire…

Machines

Pauvres machines à nous souvenir et à remordre la tendre et rose peau de notre jeunesse, à éviter la vitesse en remâchant les émerveillements.

Toutes ces années, vieille chose, sont si vite passées, ce fut, nous le savons, comme si le fameux réel n’avait pas eu lieu !

Mécanismes besogneux dans les emportements du temps, nous avons fonctionné pareillement avec la dotation et les enrichissements.

La conscience est longue à venir où les mots et les choses semblent prendre leur place…

Malgré

Malgré la volonté mobile des événements quotidiens, malgré le savoir du bon ordre, malgré le présent bien composé, il y a jusqu’au bout la jeunesse qu’on a commencée.

Un être pour un autre, il y a la profondeur du soir et nos réciprocités indéfinies. Un souffle, un regard, un geste, l’extraordinaire est simple.

Il y a la forme et la couleur des éclairs, il y a les mots entre nos lèvres qui fouillent à langue perdue.

Divinement

Le soleil tel qu’on le voit, timide, enferme l’histoire dans l’unité inapparente de sa solitude légère : c’est Elle, distraite, l’air frivole, le cœur en vacance, une gaieté…

La vie efficace est un open bar, les horizons sont nos souvenirs !

Et à l’âge des dieux et des légendes, tout coïncide : nous savons nous arranger avec l’histoire, là où le voir, l’entendre et le vouloir s’entrecroisent.

Comme si quoi que ce soit était plus sérieux qu’un sourire sur ses lèvres ?

Effigie

A toi, chère Effigie, dans les murs déjà et sur les cheminées, rêve sans exemple, impatience des êtres tranquilles, qui apparais sous une petite infinité de combinaisons et reparaissant à la moindre convocation, mirage des imaginations, argument du croyant et des enragés, statue au jardin des sacrifices, amour et détestation de l’amour, actrice de l’histoire qu’on ne refait jamais…

Les souvenirs qui s’éparpillent dans la nuit, et se perdent dans ta simple solitude.

Equilibre

Le temps heureux est sur un point d’équilibre, vivre est une application avec laquelle se rencontrer et se satisfaire, une espèce d’amour absolu des jours sans ressemblance, vivre et mourir en même temps.

Chaque jour renaître, s’emplir les yeux, que rien ne pénètre qu’amical, même au hasard, même une mauvaise rhétorique.

Entre après et avant l’espoir absurde.

Epoque

Tout ce qu’on a pris de l’apparence et du rêve raisonnable, de ce regard où tu vivais et respirais, c’est encore toi, en ce lieu qui n’existe plus, sur cette photo jaunie.

Faire quoi pour quoi ? Tu étais dans ce monde comme un enfant qui joue en essayant tous les jours d’être moins naïf. Tu nous appartiendrais pour toujours.

L’époque épouse les instants où tu viens vers elle.

Épiméthée

S’il fallait sauver quelque chose, ce serait au dernier mot de la dernière illusion ; aller à la quotidienneté, à la philosophie du jour sans idéologie, sans concept aucun, conduits aux ritualités ; aller aux fins qu’on aime et qu’on déteste, aux vérités simples, et chaque jour ainsi jusqu’à l’ondée spermatique serait notre extrémité de la vie !

La lumière, la foire, tous les encouragements au rendez-vous, nous éterniserions le vouloir dire…

Filles

Gilles à la lutte, Gilles dans les arbres, nous expérimentions la confusion et le hasard, c’était la généralité charnelle, à un âge où on n’a pas trop le temps de se poser de questions. Verdeur inflexible de l’intransigeante jeunesse, nous guettions aussi les filles !

Il y en eut de toutes sortes : accortes, réservées, douces, ou fringantes...

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