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Ce recueil donne à voir une poésie qui saura parfumer vos fantasmes de quelques fantaisies.

L'auteure y révèle aussi, au détour de certains vers, son regard sur l'existence. Il s'avère joyeux et empreint de liberté.

À l'image de sa vie, les pages oscillent entre réflexions nourries et charmes assumés.


Publié le : mercredi 24 février 2016
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EAN13 : 9782334057288
Nombre de pages : 80
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-05726-4

 

© Edilivre, 2016

Noces volages

Merveilleuse nuit de noces,

À la tromperie si précoce

Qu’un mari bien trop fier

Provoqua en croisière.

Sur le pont rafraîchissant,

Hors d’une cabine ronflante,

Je m’aérais en soupirant,

Troublant ainsi ta dilettante.

Je ne voulais ni ton nom,

Ni tes profondes pensées,

Juste t’offrir mon jupon

Et mes lèvres empressées.

Glissant sur les flots,

Toi dénouant les miens,

Sur le pont du paquebot,

Tu goûtais mes embruns.

Fraîchement déflorée,

À l’orée du matin,

Mon bouquet si léger

Abjurait sous tes mains.

Ton capuchon bien doux,

Dont j’ai encore le goût,

Suivait le lit de mes boues,

Effluves de mon roux.

Toute ma personne

S’offrait à tes doigts,

Faisant ainsi l’aumône

De mes chemins de croix.

Comprenant bien vite

Mes noces récentes,

Tu ne fis faillite,

Que de ma langue errante.

Avant-hier encore,

Fille des convenances,

Je devenais sans remords

Catin d’une romance.

Pas une fois tu ne pénétras

Dans le velours de mes cuisses,

Me montrant seulement la voix

De mon rubis aux supplices.

Nos jouissances égoïstes

Eurent raison de nos ébats.

Jamais tour en ma piste

Ne fût acclamé par tant de joie.

J’ai découvert ce soir-là

Que le coït, même en roi,

Pouvait s’absenter une fois

D’un couronnement sans effroi.

Prose ou réflexion

Enfermer le cœur dans un seul objet paraît si peu d'honneur à notre vie donner.

La fidélité dont les promesses se parent est un magnifique collier. N'en porter qu'un n'est-il pas signe de pauvreté ?

L'amour aime comme nul ne sait aimer. Pourvu que l'on ne lui prête aucunes vaines commodités.

Comme les branches de l'olivier et les ailes du papillon léger, la lourdeur ne saura que trop l'atrophier.

Si à cette prose je me risque à oser, c'est qu'il est urgent de préciser, que les sentiments ne peuvent s'estimer, se peser, se classer. Ils sont, peu importe leur nature, une impression qui ne fait que nous traverser, attraverso en italien.

Comment rendre éternel ce qui, par essence ne l'est pas ? C'est une quête dont je ne veux pas. La vie me sied comme elle est, dans son parfait, dans sa clarté. Posséder une famille, une maison, un  emploi, c'est déjà beaucoup trop mourir pour moi.

Que le cavalier garde son sérieux pour monter, moi je garde la liberté pour m'envoler...

Pause latine

D’abord tu les aperçois, fiers,

Derrière mon décolleté printanier.

Ma petite robe légère

Les somme de se débrider.

J’aime à m’agiter sans manière,

Lorsque ta tête danse leurs cadencés.

Tu guettes une posture altière,

Pour en lorgner discrètement le fossé.

J’ai chaud de ton envieux regard

Et l’été ne fait que commencer.

Attisées par tous ces égards,

Mes naïades semblent s’embraser.

Je m’écarte vers le couloir,

À l’abri des regards indiscrets.

Tu me rejoins sans trop de hasard

Et je sens ton souffle m’éventer.

Tu défais les boutons de mon bustier,

Y introduis ta langue passionnée ;

La fraicheur du sous-sol voûté

Réclame nos corps en son lieu privé.

Tes tissus devenant trop tirés,

Je libère ton Priape bigrement érigé.

Il est fiévreux, humide et mutin.

Il sera beaucoup mieux niché entre mes seins.

Je tends mes deux mamelons embrassés

Pour que tu insères bravement ton lituus braqué.

L’oppression me rend tellement trempée

Que j’en prélève un peu pour te lustrer.

Au massage, mon écume vient s’ajouter,

Entraînant une glisse royalement déchaînée.

Je goutte et aspire ta rougeoyante extrémité

Dès qu’elle sort de sa torpeur encavée.

Mes tétines exigent insolemment leur lot.

Tu les pinces délicatement mais pas trop !

Elles se dressent telles de portuaires bites

Auxquelles ma langue vient s’amarrer vite !

Mes mains s’occupent...

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