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Errance dans les miroirs

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96 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1993
Lecture(s) : 52
EAN13 : 9782296276314
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Errance dans les miroirs
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Du même auteur
La fête du sacrifice, pièce de théâtre inédite, Téhéran, 1968. Bal masqué, pièce de théâtre inédite (Prix du Festival de Persépolis), Téhéran, 1969. La Nuit, longuement, poèmes (en persan), Téhéran, 1970. Etincelle dans la fumée, poèmes bilingues, Paris, 1983. L'échafaud pour la liberté, poèmes (en persan), Paris, 1984. L'échafaud pour la pensée, poèmes (en persan), Paris, 1984. La nuit verticale, poèmes bilingues, Toulon, 1985. Ni vert, ni bleu..., poèmes bilingues, Toulon, 1987. Désobéir à la peur, poèmes bilingues, L'Hannattan, Paris, 1988. Quatorzelunes et une, poèmes bilingues,LHannattan, Paris, 1991. L'aube sanglante, poèmes bilingues, L'Harmattan, Paris, 1992.

Calligraphies, mise en page et couverture de Parviz Khazraï
1993 ISBN: 2-7384-1834-1 @ L'Harmattan,

Parviz Khazraï
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Pr~face de Werner Lambersy

Editions L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole Polytechnique 75005 PARIS

Je tiens à remercier mon ami, Alain Djoudat, qui n 'hésite jamais à habiller ma langue d'un meilleur français.

Préface
On dirait d'un coureur, arrivé à destination après une longue course, et qui reprend sa respiration lentement, en l'arrimant aux choses: et chaque image est un moment. On dirait d'un plongeur en eaux profondes, dont progressivement se calm,e le cœur, au fur et à mesure qu'il remonte des abysses et de l'o111bre: et chaque battement est une étape. On dirait d'un danseur ayant atteint, après l'effort, le rythme intérieur, métronome absolu, l'hymne élargi à l'orbe universel, et qui, peu à peu, s 'harmonise dans le souffle et son mouvement aux souffles et aux mouvements du monde: et chaque frisson est un élan vers la vague océal1e de l'âme. On dirait alors, parmi les ég(lrés de soi, celui qui, revenu de la descente dans les miroirs comme d'une descente dans les

enfers, s'est retrouvé anon.y'neet uni

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dans la chorale des

adieux» : dans le chœur musical et silencieux des dieux absents qui nous fondent en nous juyal1t. Ne jamais perdre de vue, ici, que le sacré est vertical,. notre

sacre, d'être debout,. mêlne « délnoli »sous« l'azur lézardé»

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même « priant» de bas en haut comme s'érige une flamme, comme s'épuise un feu dans l 'alÙnent d'un sacrifice de foudre et

defuméè « grimpant la courbe blessée de la voûte»
Dans les flancs lumineux de l'air, au-dessus des déserts de la voix, tour à tour gelés et surchauffés, monte et se montre la transparence trouble, le chant trelnblé de l'horizon: l'innommé dans les noms innom,brables (le Dieu, l'absel1ce qui le prononce comme la nuit dévoile. Parviz Khazraï nous con.vie au «festin silencieux des pa-

pillons », à l'éclosion des lèvres de l'enfant « dans l'al1neau du sourire» et nous parle d'un oriel1t « blotti dans les pupilles du
miroir» COlnme Ul1soleil arden.t. Une certaine il1110cence est 9