Fragments d’élégies

De
Publié par

André Chénier — É l é g i e s
Fragments d'élégies

I
Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs
Il n’est plus de soutien de tes jours chancelants,
Que ton fils orphelin n’est plus à son vieux père,
Renfermé sous ton toit et fuyant la lumière,
Un sombre ennui t’opprime et dévore ton sein.
Sur ton siège de hêtre, ouvrage de ma main,
Sourd à tes serviteurs, à tes amis eux-même,
Le front baissé, l’œil sec et le visage blême,
Tout le jour en silence à ton foyer assis,
Tu restes pour attendre ou la mort ou ton fils.
Et toi, toi, que fais-tu, seule et désespérée,
De ton faon dans les fers lionne séparée ?
J’entends ton abandon lugubre et gémissant ;
Sous tes mains en fureur ton sein retentissant,
Toit deuil pâle, éploré, promené par la ville,
Tes cris, tes longs sanglots remplissent toute l’île.
Les citoyens de loin reconnaissent tes pleurs.
« La voici, disent-ils, la femme de douleurs ! »
L’étranger, te voyant mourante, échevelée,
Demande : « Qu’as-tu donc, ô femme désolée ! »
― Ce qu’elle a ? Tous les dieux contre elle sont unis
La femme désolée, elle a perdu son fils !
II
Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche,
Quand lui-même, appliquant la flûte sur ma bouche,
Riant et m’asseyant sur lui, près de son cœur,
M’appelait son rival et déjà son vainqueur.
Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre
A souffler une haleine harmonieuse et pure ;
Et ses savantes mains prenaient mes jeunes doigts,
Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt fois,
Leur ...
Publié le : jeudi 19 mai 2011
Lecture(s) : 110
Nombre de pages : 7
Voir plus Voir moins
André ChénierÉlégies
Fragments d'élégies
I Triste vieillard, depuis que pour tes cheveux blancs Il n’est plus de soutien de tes jours chancelants, Que ton fils orphelin n’est plus à son vieux père, Renfermé sous ton toit et fuyant la lumière, Un sombre ennui t’opprime et dévore ton sein. Sur ton siège de hêtre, ouvrage de ma main, Sourd à tes serviteurs, à tes amis eux-même, Le front baissé, l’œil sec et le visage blême, Tout le jour en silence à ton foyer assis, Tu restes pour attendre ou la mort ou ton fils. Et toi, toi, que fais-tu, seule et désespérée, De ton faon dans les fers lionne séparée ? J’entends ton abandon lugubre et gémissant ; Sous tes mains en fureur ton sein retentissant, Toit deuil pâle, éploré, promené par la ville, Tes cris, tes longs sanglots remplissent toute l’île. Les citoyens de loin reconnaissent tes pleurs. « La voici, disent-ils, la femme de douleurs ! » L’étranger, te voyant mourante, échevelée, Demande : « Qu’as-tu donc, ô femme désolée ! » ― Ce qu’elle a ? Tous les dieux contre elle sont unis La femme désolée, elle a perdu son fils !
II Toujours ce souvenir m’attendrit et me touche, Quand lui-même, appliquant la flûte sur ma bouche, Riant et m’asseyant sur lui, près de son cœur, M’appelait son rival et déjà son vainqueur. Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre A souffler une haleine harmonieuse et pure ; Et ses savantes mains prenaient mes jeunes doigts, Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt fois, Leur enseignant ainsi, quoique faibles encore, A fermer tour à tour les trous du buis sonore.
III A compter nos brebis je remplace ma mère ; Dans nos riches enclos j’accompagne mon père ; J’y travaille avec lui. C’est moi de qui la main, Au retour de l’été, fait résonner l’airain Pour arrêter bientôt d’une ruche troublée Avec ses jeunes rois la jeunesse envolée. Une ruche nouvelle à ces peuples nouveaux Est ouverte ; et l’essaim, conduit dans les rameaux Qu’un olivier voisin présente à son passage, Pend en grappe bruyante à son amer feuillage.
IV Bel astre de Vénus, de son front délicat Puisque Diane encor voile le doux éclat, Jusques à ce tilleul, au pied de la colline, Prête à mesas secrets ta lumière divine.
Je ne vais point tenter de nocturnes larcins, Ni tendre aux voyageurs des pièges assassins. J’aime : je vais trouver des ardeurs mutuelles, Une nymphe adorée, et belle entre les belles, Comme, parmi les feux que Diane conduit, Brillent tes feux si purs, ornement de la nuit.
V Voilà ce que chantait aux Naïades prochaines Ma Muse jeune et fraîche, amante des fontaines, Assise au fond d’un antre aux nymphes consacré, D’acanthe et d’aubépine et de lierre entouré. L’Amour, qui l’écoutait caché dans le feuillage, Sortit, la salua Sirène du bocage. Ses blonds cheveux flottants par lui furent pressés D’hyacinthe et de myrte en couronne tressés : « Car ta voix, lui dit-il, est douce à mon oreille, Autant que le cytise à la mielleuse abeille. »
VI Mes chants savent tout peindre ; accours, viens les entendre. Ma voix plaît, Astérie, elle est flexible et tendre. Philomèle, les bois, les eaux, les pampres verts, Les muses, le printemps, habitent dans mes vers. Le baiser dans mes vers étincelle et respire. La source aux pieds d’argent qui m’arrête et m’inspire Y rouleen murmurant son flot léger et pur. Souvent avec les cieux il se pare d’azur. Le souffle insinuant, qui frémit sous l’ombrage, Voltige dans mes vers comme dans le feuillage. Mes vers sont parfumés et de myrte et de fleurs, Soit les fleurs dont l’été ranime les couleurs, Soit celles que seize ans, été plus doux encore, Sur une belle joue ont l’art de faire éclore.
VII Ainsi, lorsque souvent le gouvernail agile De Douvre ou de Tanger fend la route mobile, Au fond du noir vaisseau sur la vague roulant Le passager languit malade et chancelant. Son regard obscurci meurt. Sa tête pesante Tourne comme le vent qui souffle la tourmente, Et son cœur nage et flotte en son sein agité Comme de bonds en bonds le navire emporté. Il croit sentir sous lui fuir la planche légère. Triste et pâle, il se couche, et la nausée amère Soulève sa poitrine, et sa bouche à longs flots Inonde les tapis destinés au repos. Il verrait sans chagrin la mort et le naufrage : Stupide, il a perdu sa force et son courage. Il ne retrouve plus ses membres engourdis. Il ne peut secourir son ami ni son fils, Ni soutenir son père, et sa main faible et lente Ne peut serrer la main de sa femme expirante.
VIII Je t’indique le fruit qui m’a rendu malade ; Je te crie en quel lieu, sous la route, est caché Un abîme, où déjà mes pas ont trébuché. D’un mutuel amour combien doux est l’empire ! Heureux, et plus heureux que je ne saurais dire, Deux cœurs qui ne font qu’un, dont la vie et l’amour N’auront, dans un lontem s,u’un même dernierour !
Mais bien peu, qu’ont séduits de si douces chimères, Out fui le repentir et les larmes amères. O poètes amants ! conseillers dangereux, Qui vantez la douceur des tourments amoureux, Votre miel déguisait de funestes breuvages ; Sur les rochers d’Eubée, entourés de naufrages, Allumant dans la nuit d’infidèles flambeaux, Vous avez égaré mes crédules vaisseaux. Mais que dis-je ? vos vers sont tout trempés de larmes.
IX Le courroux d’un amant n’est point inexorable. Ah ! si tu la voyais, cette belle coupable, Rougir et s’accuser, et se justifier, Sans implorer sa grâce et sans s’humilier. Pourtant de l’obtenir doucement inquiète, Et, les cheveux épars, immobile, muette, Les bras, la gorge nue, en un mol abandon, Tourner sur toi des yeux qui demandent pardon ! Crois qu’abjurant soudain le reproche farouche, Tes baisers porteraient son pardon sur sa bouche.
X Sans parents, sans amis et sans concitoyens, Oublié sur la terre et loin de tous les miens, Par les vagues jeté sur cette île farouche, Le doux nom de la France est souvent sur ma bouche. Auprès d’un noir foyer, seul, je me plains du sort. Je compte les moments, je souhaite la mort ; Et pas un seul ami dont la voix m’encourage, Qui près de moi s’asseye, et, voyant mon visage Se baigner de mes pleurs et tomber sur mon sein ; Me dise : ’Qu’as-tu donc ?’ et me presse la main.
XI Le doux sommeil habite où sourit la fortune, Pareil aux faux amis, le malheur l’importune. Il vole se poser, loin des cris de douleurs, Sur des yeux que jamais n’ont altérés les pleurs.
XII Au sang de ses enfants, de, vengeance égarée, Une mère plongea sa main dénaturée. Et l’amour, l’amour seul avait conduit sa main. Mère, tu fus impie, et l’amour inhumain. Mère ! amour ! qui des deux eut plus de barbarie ? L’amour fut inhumain ; mère tu fus impie. Plût aux dieux que la Thrace aux rameurs de Jason Eût fermé le Bosphore, orageuse prison ; Que Minerve abjurant leur fatale entreprise, Pélion n’eût jamais, aux bords du bel Amphryse, Vu le chêne, le pin,, ses plus antiques fils, Former, lancer aux flots, sous la main de Typhis, Ce navire animé, fier conquérant du Phase, Qui sut ravir aux bois du menaçant Caucase L’or du bélier divin, présent de Néphélé, Téméraire nageur qui fit périr Hellé !
XIII Près des bords où Venise est reine de la mer, Le Gondolier nocturne, au retour de Vesper,
D’un aviron léger bat la vague aplanie, Chante Renaud, Tancrède, et la belle Erminie. Il aime les chansons, il chante. Sans désir, Sans gloire, sans projets, sans craindre l’avenir, Il chante, et cheminant sur le liquide abîme, Sait égayer ainsi sa route maritime. ............. comme lui je me plais à chanter. Les rustiques chansons que j’aime à répéter Adoucissent pour moi les routes de la vie, Route amère et souvent de naufrages suivie. Viens donc, tu vas ouïr, ami ce qu’Alexis Ecoute, et puis répond à son tour à Daphnis. Alexis et Daphnis, de campagnes voisines, Se trouvèrent ensemble au penchant des collines ; Tous deux jeunes, tous deux ornés de blonds cheveux, Tous deux nés aux chansons, à la flûte tous deux.
XIV Des vallons de Bourgogne, ô toi, fille limpide, Qui pares de raisins ton front pur et liquide, Belle Seine, à pas lents de ton berceau sacré Descends, tandis qu’assise en cet antre azuré, D’un vers syracusain la Muse de Mantoue Fait résonner ton onde où le cygne se joue.
XV S’ils n’ont point le bonheur, en est-il sur la terre ! Quel mortel, inhabile à la félicité, Regrettera jamais sa triste liberté, Si jamais des amants il a connu les chaînes ? Leurs plaisirs sont bien doux et douces sont leurs peines. S’ils n’ont point ces trésors que l’on nomme des biens, Ils ont les soins touchants, les secrets entretiens ; Des regards, des soupirs la voix tendreet divine, Et des mots caressants la mollesse enfantine. Auprès d’eux tout est beau, tout pour eux s’attendrit. Le ciel rit à la terre, et la terre fleurit. Aréthuse serpente et plus pure et plus belle ; Une douleur plus tendre anime Philomèle. Flore embaume les airs ; ils n’ont que de beaux cieux. Aux plus arides bords Tempé rit à leurs yeux. A leurs yeux tout est pur comme leur âme est pure ; Leur asile est plus beau que toute la nature. La grotte, favorable à leurs embrassements, D’âge en âge est un temple honoré des amants. O rives du Pénée, antres, vallons, prairies, Lieux qu’amour a peuplés d’antiques rêveries ; Vous bosquets d’Anio, vous ombrages fleuris, Dont l’épaisseur fut chère aux nymphes du Lyris ; Toi surtout, ô Vaucluse, ô retraite charmante ! O ! que j’aille y languir aux bras de mon amante ; De baisers, de rameaux, de guirlandes lié, Oubliant tout le monde,et du monde oublié. Ah ! que ceux qui, plaignant l’amoureuse souffrance, N’ont connu qu’une oisive et morne indifférence, En bonheur, en plaisir pensent m’avoir vaincu : Ils n’ont fait qu’exister, l’amant seul a vécu.
XVI Pour elle en ce moment, au sortir de son lit, Dans ces coupes dont Sèvre, émule de la Chine, Façonne et fait briller la pâte blanche et fine, Les glands dont l’Yémen recueille la moisson Mêlent aux flots de lait leur amère boisson, Ou du noir cacao la liqueur onctueuse
Teint sa bouche et ses lis d’une empreinte écumeuse.
XVII Soit que le doux amour des nymphes du Permesse, D’une fureur sacrée enflammant sa jeunesse, L’emporte malgré lui dans leurs riches déserts, Où l’air est poétique et respire des vers ; Soit que d’ardents projets son âme poursuivie L’aiguillonne du soin d’éterniser sa vie ; Soit qu’il ait seulement, tendre et né pour l’amour, Souhaité de la gloire, afin de voir un jour, Quand son nom sera grand sur les doctes collines, Les yeux qui rendent faible et les bouches divines Chercher à le connaître, et, l’entendant nommer Lui parler, lui sourire, et peut-être l’aimer.
XVIII Ainsi le jeune amant, seul, loin de ses délices, S’assied sous un mélèze au bord des précipices, Et là, revoit la lettre où, dans un doux ennui, Sa belle amante pleure et ne vit que pour lui. Il savoure à loisir ces lignes qu’il dévore ; Il les lit, les relit et les relit encore, Baise la feuille aimée et la porte à son cœur. Tout à coup de ses doigts l’aquilon ravisseur Vient, l’emporte et s’enfuit. Dieux ! il se lève, il crie, Il voit, par le vallon, par l’air, par la prairie, Fuir avec ce papier, cher soutien de ses jours, Son âme et tout lui-même et toutes ses amours. Il tremble de douleur, de crainte, de colère. Dans ses yeux égarés roule une larme amère. Il se jette en aveugle, à le suivre empressé, Court, saute, vole, et l’œil sur lui toujours fixé, Franchit torrents, buissons, rochers, pendantes cimes, Et l’atteint, hors d’haleine, à travers les abîmes.
XIX Sous le roc sombre et frais d’une grotte ignorée D’où coule une onde pure aux Nymphes consacrée, Je suivis l’autre jour un doux et triste son Et d’un Faune plaintif j’ouïs cette chanson : « Amour, aveugle enfant, quelle est ton injustice ! Hélas ! j’aime Naïs ; je l’aime sans espoir. Comme elle me tourmente, Hylas fait son supplice. Echo plaît au berger, il vole pour la voir. Echo loin de ses pas suit les pas de Narcisse, Qui la fuit, pour baiser un liquide miroir. »
XX Mes mânes à Clytie : « Adieu, Clytie, adieu. Est-ce toil dont les pas ont visité ce lieu ? Parle, est-ce toil, Clytie, ou dois-je attendre encore ? Ah ! si tu ne viens pas seule ici, chaque aurore, Rêver au peu de jouirs où j’ai vécu pour toi, Voir cette ombre qui t’aime et parler avec moi, D’Élysée à mon cœur la paix devient amère, Et la terre à mes os ne sera plus légère. Chaque fois qu’en ces lieux un air frais du matin Vient caresser ta bouche et voler sur ton sein, Pleure, pleure, c’est moi ; pleure, fille adorée ; C’est mon âme qui fuit sa demeure sacrée, Et sur ta bouche encore aime à se reposer. Pleure, ouvre-lui tes bras et rends-lui son baiser. »
XXI Pour lui ce Praxitèle a, de sa main savante, Des antres de Paros fait sortir une amante ; Car, malheureux rival d’Anchise et de Pâris, Il aime ce beau marbre, image de Cypris. Il a su, se cachant au fond du sanctuaire, Passer toute une nuit près de l’idole chère, Dont les contours divins ont laissé voir au jour La trace des fureurs d’un fol et vain amour. Il est toujours au temple avec son immortelle, Et là, seul, il la flatte, il lui dit qu’elle est belle, L’appelle par des noms mielleux, tendres, brûlants, Et parcourt à plaisir et son sein et ses flancs. D’autres fois, il arrive inquiet, irascible, La gronde, la nommant dure, froide, insensible, Lui dit qu’elle est de pierre et qu’elle est sans appas, Puis lui pardonne, pleure, et la tient dans ses bras ; « Baise-moi », lui dit-il. Et sa bouche insensée Baise et presse longtemps cette bouche glacée, D’un doux reproche encor la caresse ; et sa main La punit mollement d’un injuste dédain.
XXII Quand, à la porte ingrate exhalant ses douleurs, Tibulle lui prodigue et l’injure et les pleurs, La grâce, les talents ni l’amour le plus tendre D’un douloureux affront ne peuvent le défendre. Encore si vos yeux daignaient, pour nous trahir, Chercher dans vos amants celui qu’on peut choisir, Qu’une belle ose aimer sans honte et sans scrupule Et qu’on ose soi-même avouer pour émule ! Mais, Dieux ! combien de fois notre orgueil ulcéré A rougi du rival qui nous fut préféré ! Oui. Thersite souvent peut faire une inconstante. Souvent l’appât du crime est tout ce qui vous tente. Et nous savons à qui de coupables moitiés Immolèrent Astolfe et Joconde oubliés.
XXIII On ne vit que pour soi, l’amitié n’est qu’un nom. [Je veux que] [m]on ami soit hors de tout soupçon : [. . . .] je vais, rempli de mon enchanteresse, Lui conter mes plaisirs, sa beauté mon ivresse. De ces récits d’amour l’éloquente chaleur En me disant heureux a fait tout mon malheur. [. . . .] sur [m]a foi dévorant [m]a conquête, Il vole en [m]’accusant assurer [m]a défaite, Me bannir de mon règne, et d’un récit d’amour Devenir, s’il se peut, le héros à son tour ; Et fier de [m]e devoir une si belle proie, [M]a colère fera la moitié de sa joie. Pâris fut ravisseur ; mais les nœuds d’amitié Au jeune Atride au moins ne l’avaient point lié ; Patrocle à Briséis aurait été rebelle ; Et Pylade ignorait qu’Hermione fût belle. Tout change ; il est passé, ce temps des vrais amis. Et le parjure utile est honnête et permis. Il se rit de mes pleurs et de sa perfidie Moi seul, en mes moissons [je] souffla[i] l’incendie, Moi seul, en vous vantant mon trésor clandestin, J’ai du voleur nocturne aiguillonné la main
XXIV
Ne reviendra-t-il pas ? Il reviendra sans doute. Non, il est sous la tombe : il attend, il écoute. Va, belle de Scio, meurs ! il te tend les bras ; Va trouver ton amant : il ne reviendra pas !
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.