//img.uscri.be/pth/9ed6aece9797958fc12eab1ca9bcb6f8f3008481
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Fragments d'un exil

De
134 pages
Dans « Fragments d'un exil », Éléonore Coma relie les fils d'une absence qui prend tour à tour l'apparence de lieux et d'un être de mystère. Ce premier livre est pour le poète une page ouverte aux résonnances, exil de soi, exil d'une humanité en souffrance fuyant la guerre.
Voir plus Voir moins
V
 /PVT BWPOT QFSEV OPT BODËUSFT OPVT TPNNFT FO EFVJM EV O BVUSF NPOEF /PVT OPVT IBCJUVFSPOT QFV Æ QFV EJUJM Æ MBJTTFS EFSSJÍSF OPVT DFUUF WJFJMMF QFBV EF TFSQFOU USJTUF RVJ SBNQBJU EBOT MB HVFSSF /PVT ÊDPVUFSPOT EF OPVWFMMFT MBOHVFT %FT ËUSFT DVSJFVY BZBOU BODIJ MB POUJÍSF WJFOESPOU WFST OPVT FU OPVT MFT TBMVFSPOT FO BNJT -Ï MF FTU PVWFSUF &MMF BCTPSCF DIBRVF KPVS TPO PU EF SÊGVHJÊT FYUSBJUT EF MBCÏNF 5V WFSSBT DPNNF OPVT OPVT IBCJUVFSPOT Æ WJWSF TBOT EPNBJOFw
%BOT j'SBHNFOUTEVOFYJM v ­MÊPOPSF$PNB SFMJF MFT GJMT EVOF BCTFODF RVJ QSFOE UPVS Æ UPVS MBQQBSFODF EF MJFVY FU EVO ËUSF EF NZTUÍSF4B QSPTFUPVDIFBVDIBOUFUFODFMB FMMFFTUFORVËUFEV QPÍNF VOJRVF RVJ SÊTPOOF EBOT MFT NÊBOESFT EV TPVGGMF-PSTRVF MF QPÍUF ÊDSJU %JFV ÊDPVUF BVY QPSUFTw$FT UFYUFT POU MPOHUFNQT TJMMPOOÊ MFT DIBNQT SÊFMT FU JNBHJOBJSFT EF MB KFVOFTTF MBJMMFVST MBNPVS FO GVJUF BWBOU EF SÊJOWFOUFS MFT NPUT QPVS TVSWJWSF QPVS ÊDMBJSFS MF QSÊTFOU $F QSFNJFS MJWSF FTU QPVS MF QPÍUF VOF QBHF PVWFSUF BVY SÊTPOBODFT FYJM EF TPJ FYJM EVOF IVNBOJUÊ FO TPVGGSBODF GVZBOU MB HVFSSF .JDIFM $BTTJS
FTU OÊF FO  Æ $IBNQJHOZ 4.BSOF &MMF HSBOEJU BV #SÊTJM FO *SBL FU FO *OEPOÊTJF ©  BOT FMMF QVCMJF TPO QSFNJFS QPÍNF FO SFWVF BVY ÊEJUJPOT 4FHIFST &MMF B USBWBJMMÊ EBOT MÊEJUJPO MF KPVSOBMJTNF FU MF TFDUFVS DVMUVSFM %PDUPSBOUF FO MJUUÊSBUVSF BOÉBJTF FMMF FOTFJHOF Æ MV OJWFSTJUÊ E"WJHOPO FU EFT 1BZT EV 7BVDMVTF &MMF ÊDSJU EFQVJT MFOGBODF 'SBHNFOUT EVO FYJMFTU TPO QSFNJFS MJWSF QVCMJÊ
*MMVTUSBUJPO EF DPVWFSUVSF ¥ .ÊMJTTB 1JOPO
V
N°98
Poésie
Éléonore COMA
FragmentVd’un exil
Fragments d’un exil
Levée d’ancre Collection dirigée par Michel Cassir Levée d’ancre est une collection privilégiant l’écriture poétique, créée en 2001 par Gérard Augustin et Michel Cassir. Elle se propose d’abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses formes ; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le « noyau de prose » par lequel l’œuvre exprime ce qu’il y a de plus actuel, dans sa construction d’un sens de la poésie. Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie. Dernières parutions 97 – Christian CAVAILLÉ,encontres, 2015. 96 – Tassos KOURAKIS,Le printemps est reporté jusqu’à nouvel ordre, 2015. 95 – Ahmed BENDHIAB,Jamila dit, 2015. 94 – Giancarlo CAVALLO,Spiralothèque / Spiraloteca. Vertiges / Vertiginibilingue, traduction G. Cavallo avec M. (édition Cassir), 2015. 93 – Alain ROBINET,Echographie, 2015. 92 – Haydar ERGÜLEN,Grenade ou Nar, 2015. 91 – Fady NOUN,Dans la nuit de diamant, 2015. 90 – Philippe André RAYNAUD,Assises, éclairs, marches lentes, 2014. 89 – Hervé BAUER,Des astres errants. Récits, 2014. 88 – Michel CASSIR,La fête prenant de vitesse l’obscur, 2014. 87 – Marc DELTA,Nus suivi de Triple saison, 2014. 86 – Paul RODDIE,Le ravisseur du monde. Taking the World by Storm, 2014. 85 – Alain ROBINET,à l’image« qui », DANTE-CI ! ». « D’EN d’icelui, l’Auteur, rééc(r)it en vis-à-vis... ... pour nos temps d’ici-là, 2014. 84 – Christian CAVAILLÉ,Abrupts, 2014. 83 – Hoda ADIB,L’instinct distal, 2014. 82 – Catherine LECHNERREYDELLET,Guerre oubliée, 2013. 81 – Luis ARAUJO PEREIRA,Poésie pour dire moins, 2013.
Éléonore COMAFragments d’un exil
LEVÉE D’ANCRE L’Harmattan
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-07600-3 EAN : 9782343076003
« Toutes les premières rencontres sont des retrouvailles inespérées. » Botho Strauss
7
A
I Par la fenêtre ouverte, je guette le passage rare des oiseaux. Le ciel tombe bas. Les nuages ne passent plus. La vue donne sur un immense terrain désaffecté. Dans cette absence de toute chose, j’écoute une musique classique… J’écris toujours la même histoire d’un centaure et d’une licorne. C’est alors que je le vois passer. À dix-sept heures exactement. Sortant du bus, le seul à s’arrêter à cet endroit, un homme traverse chaque jour le terrain abandonné avant de disparaître sous le préau du motel.
9