Glaces

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Les poèmes de Gérard Bejjani et les peintures de Maroun Hakim créent entre eux une causerie riche en métaphores transcendant les couleurs d'abord froides, puis chaudes et rassurantes, même si elles se réunissent sous le titre de Glace. Les deux artistes, princes solitaires sur leur planète de rêves, surprennent la conscience par des interventions en sursaut de l'inconscient, fidèles à cette enfance enfouie en eux, toujours vivante, si lointaine et si proche.
Publié le : dimanche 4 octobre 2015
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EAN13 : 9782336392592
Nombre de pages : 74
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© ’Harmattan, 2015 5-7, rue de ’Écoe-Poytechnique ; 75005 Paris
www.harmattan.r difusion.harmattan@wanadoo.r harmattan1@wanadoo.r
ISBN : 978-2-343-07310-1 EAN : 9782343073101
Imprimé par Coret, Imprimeur, S.A.
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|PRÉFACE|
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 Au départ, une première note, roide, siLante, imprégnée de cette peur venue de nue part. « e mot commence dans a doueur/ 1 Pourtant i aut ’aimer/ ’écrire pour ’aimer . »  Gérard, peintre des mots, et Maroun, poète de a coueur, se rencontrent un jour de hasard et s’embarquent pour une aventure improvisée dans e monde des images. Dans ’absence une promesse. Et dans a mort une renaissance. Gérard, habié de sa soitude, avance dans son voyage intime à a quête des étoies. ’attente du révei des sens est « pus orte que a peur… e temps s’en va/ e temps n’est pus. » e poète suit e rythme imprévu de son imagination, aissant sur sa peau ces brindies de tendresse qui s’enlamment au contact des mots. Envoées, ees traversent es souvenirs et iuminent e regard qui attend, e regard qui a roid de n’être pas cueii à ’instant : « Botti/ Au ond de a caverne/ On ne sait pus/ Si c’est avant ou après/ Que aut-i attendre/ a n ou e commencement.»
 Maroun comprend cette « paie qui brûe tour à tour (es) veines rouiées ». Sa
1. es citations sont extraites du présent recuei.
peinture, messagère d’espoir dans e sombre tunne de a réaité, peut en abondance sur es pages de ’attente. Fervente, haetante et entière, ee va à a rencontre de a poésie angoissée, rémissante et intime. es images relètent des peurs mutipes mais jamais e désespoir. a poésie et a peinture, deux sources de joie intense, se nourrissent du terreau de ’imagination sans cesse en évei et jamais trompeuse, qui conduit à une céébration de a pume et du pinceau, sur e corps de a bancheur muette.
 e poète a ma, e peintre aussi, eurs mains crient e roid et ’hiver, cet hiver qui ne s’attarde pas dans eurs yeux rivés sur e endemain, e printemps prochain, écatant dans es coueurs écrites et es idées peintes : « Si e grain ne meurt i demeure seu. Mais s’i meurt, i s’en ira leurir, avec es mots, avec es arbres. » e poète comme e peintre expérimentent ce saut dans e vide pour attraper ’instant qui coue dans es papitations de ’esprit, mais surtout du cœur, dans ’émotion immédiate. C’est ainsi qu’en pein hiver, is se projettent au miieu du printemps par e biais du antasme.
es poèmes de Gérard et es peintures de Maroun créent entre eux une causerie riche en métaphores transcendant es coueurs d’abord roides, puis chaudes et rassurantes, même si ees se réunissent sous e titre deGlaces. es deux artistes, princes soitaires sur eur panète de rêves, surprennent a conscience par des interventions en sursaut de ’inconscient, dèes à cette enance enouie en eux, toujours vivante, si ointaine et si proche. Gérard pare e angage de ’éterne amoureux s’oubiant dans e regard de ’être aimé, aissant « a raison pendue à tes prunees/ Perdue en toi/ Comme un sacrice heureux/ À ’aute de tes yeux. » Quant à Maroun, ses peintures renorcées par son inconscient de scupteur donnent aux coueurs des ormes humaines, des sihouettes qui embrassent a transparence des idées.  a nae est au rendez-vous certain avec e soei : « Ne t’inquiète pas mon amour/ e soei revient/ Natureement/ Sa présence est parmi nous. » Gérard côture son recuei par cette annonce du printemps, de ’espérance et Maroun écabousse de umière un paysage dansant, joyeux, ibéré de toute pesanteur.
 Aors i ne reste pus, pour ce recuei à quatre mains, recuei des poèmes-images et des images-poèmes, que « a ecture/ a ecture innie. »
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