Glacial été

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Vous avez vu ? Vous avez vu toutes ces fleurs ? Elles sont gelées. Le givre les recouvre... toutes... entièrement. Elles me font un peu penser... à mon cœur. C’est bête... On est en été... et les fleurs sont gelées. Et la neige recouvre tout. Et elle tombe... oui, elle tombe la neige ! C’est merveilleux ! Mon Dieu, que c’est beau ! Le soleil brille dans le ciel... et moi, je suis là... perdu au milieu du port d’Audierne. Il fait si froid. Pourtant, nous sommes bien en été. Les bateaux... sont recouverts de neige. Le port semble s’être figé... Il est figé dans le temps. Et moi... et bien... je reste là... seul... Il y a des choses incompréhensibles dans ce monde. Il y a... la haine... il y a la colère... il y a la peur... il neige en été... J’ai tout pour être heureux... tout. Et pourtant... cet été... sera... glacial.


Publié le : jeudi 3 septembre 2015
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EAN13 : 9782332987013
Nombre de pages : 34
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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-98699-3

 

© Edilivre, 2015

Personnages

L’homme

La femme

Le poète

Le pauvre idiot

L’enfance qui s’enfuit

Démence

La fourmi

L’Amour

La Colère

Le Désespoir

Le robot

La conscience

Un espace entièrement blanc comme recouvert de neige ; un coin de banquise ; l’intérieur gelé du cœur d’un homme.

Tableau 1

Prologue (L’homme)

Alors que tu me quittes

L’homme est déjà en scène ; il est assis sur un bloc de glace.

Ne me laisse pas sur le bord de la route.

Que vais-je devenir si tu n’es plus à mes côtés pour m’aider à affronter une vie qui nous accable de toutes les souffrances possibles et imaginables ?

Alors que tu me quittes, je revois toute notre histoire, notre conte, notre fable s’effondrer sous mes pieds.

En aimeras-tu un autre ? Une autre ?

Parviendras-tu à oublier ?

Moi je ne le pourrai jamais.

Alors que tu me quittes, mon univers tout entier s’effrite.

L’homme sort et croise le pauvre idiot ; ils échangent un bref regard ; puis l’homme disparaît et le pauvre idiot entre en scène.

Le pauvre idiot

C’est un homme en tenue débraillée.
Il semble triste, fatigué et abattu.

Il vient s’asseoir sur le bloc de glace à la place de l’homme.

J’ai laissé couler l’eau,

J’ai laissé passer le temps.

Je ne suis qu’un pauvre idiot,

Je le sais depuis longtemps.

Je me suis voilé la face ;

J’ai perdu notre trace ;

À présent tout s’efface.

Je ne suis qu’un pauvre idiot,

Qui t’aime à en mourir.

Je ne suis qu’un pauvre idiot,

Qui n’a pas...

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