Graines de vie

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La poésie est l'art de dire la vie avec simplicité et émotion, de tricoter les mots afin de créer des images musicales qui transpercent l'âme et chantent au cœur.


Publié le : vendredi 16 janvier 2015
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EAN13 : 9782332869777
Nombre de pages : 126
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ISBN numérique : 978-2-332-86975-3

 

© Edilivre, 2015

 

 

La poésie est l’art de dire la vie avec simplicité et émotion, de tricoter les mots afin de créer des images musicales qui transpercent l’âme et chantent au cœur.

Ce recueil s’inscrit dans une démarche d’authenticité, c’est-à-dire de sincérité envers les êtres, les choses, les idées.

La vie est un limon charrié dans le lit d’une rivière. Elle roule, se désagrège et se dépose au fil du temps. Elle est le lot commun (tantôt fardeau, tantôt miracle) de nos consciences enrobées de chair. Tantôt l’esprit l’emporte, tantôt la chair. Qu’importe ! Leur union conflictuelle distille le miel de nos détours.

Entraîné dans un incroyable cheminement, l’homme régulièrement s’emballe ou s’essouffle, au gré des circonstances. Lui prend soudain l’envie de poser les valises. La poésie n’est plus loin, qui pointe son museau. Perception et sensations gagnent en acuité car le poète échappe à la pesanteur du quotidien et se livre aux délices de sa vérité, sincère car dépouillée.

Feuilles mortes

Chaque feuille qui tombe

Est une fenêtre qui s’ouvre

Sur l’automne accouchant

Chaque flocon est une étoile

Sur l’austère scintillant

Chaque pétale est un berceau

Au jour reconnaissant

Chaque rayon est un cri

Prolongé de douleur

Celle de toute vie

Mais le sel de la vie

Est ce que l’on écrit

Après avoir vécu.

Au train où vont les choses

Au train où vont les choses

Il n’y en a plus pour très longtemps

Les rencontres s’essoufflent

La lumière se boursoufle

Et je montre les dents

Au train où vont les choses

Il n’y en a plus pour très longtemps

Le piano se craquèle

Ta langue me harcèle

Et je sors plus souvent

Demain, la dernière pose

Au train où vont les choses

Il n’y en a plus pour très longtemps

Mon rêve s’émiette

L’avenir m’inquiète

Et je pleure les haubans

Demain, la dernière cause

Au train où vont les choses

Il n’y en a plus pour très longtemps

Mon pas se fait lourd

Le chat fuit la cour

Et l’urgence s’entend

Demain, la dernière dose.

Constat

J’ai eu si peur

Et je n’ai rien su faire

J’ai eu si mal

Et je n’ai pu me taire

J’ai été sale

Au point de me déplaire

Je me suis mis à trembler

Je me suis mis à pleurer

J’ai touché l’ombre

Et respiré l’odieux vingt fois

Je suis tombé

J’ai supplié aussi

Je suis presque mort

Mais finalement je vis

J’oublie.

Croisade

Je cherche le hors-lieu,

La marge inaccessible

Au repli du réel.

L’enfance prolongée

Dans les bras de mes filles

Me guide, inconstant,

A travers les épaves.

Je pâlis au bien-être

Et transpire comme un clown.

Le bonheur me transmute

Et alourdit mes ailes

Au point de me clouer

A la porte d’amour.

Être inadmissible

Ou ne pas être du tout.

Voilà le défi que Dieu nous lance

Et que bien peu ont l’audace

De relever.

Il faut pourtant s’armer

De prières et de pieux.

Partir n’est rien de tout

Quand on a pris le temps

D’affûter son courage.

Le voyage est au-dedans des êtres,

L’action en lisière d’existence.

Celui qui marche en riant

Sera béni en retour.

J’entraîne ma bouche à cet exploit

De tous les jours

En me disant que ma quête

N’est que poudre aux yeux,

Epreuve de renoncement

Que je m’inflige faute de mieux.

Filles, mes filles,

Vous êtes mon refrain,

Et toi, ma femme,

Mon exil doré.

Vos mains sont des marches de chair

Qui saignent sous mes pas.

Elles me hissent pourtant

Au royaume de la vie,

Celle qui grouille de tous côtés

Mais qu’on oublie de caresser.

Le hors-lieu n’est pas pour demain.

La marge inaccessible

Ne se prononce pas.

Elle se médite après la mort,

A l’accomplissement de la Parole.

D’ici-là,

Il faudra se suffire

Du mieux que nous pourrons.

L’attente

L’attente est supportable

Quand le temps coopère,

Qu’il se fait tout petit dans un coin,

S’étiole en soupirant,

Palpite comme un cœur,

Ne revendique rien,

Pas même le silence.

L’attente est consolable

Quand elle s’inscrit au-dedans de la roue,

Surprend la plénitude au pied du lit,

Culbute et ronge les semaines enlacées

Aux arcs du vieux puits.

L’attente est périssable

Au monastère transi de tes hanches

Quand s’inverse et flotte

L’envie noueuse d’un jour,

Comme une toux gracile,

Instable et démodée.

Reconnaissance.

La blême reconnaissance.

Il faut bien peu de temps

Il faut bien peu de temps

Pour se faire une idée

Guère plus pour se l’ancrer

Au fond du cœur

Vivante et fraîche

Elle étonne les soirées austères

Où les hommes soudain

Se mettent à parler

Autour d’un verre

Des années exquises

Où l’amour renaissait

Vous fûtes une effusion.

Je vois si loin

Je vois si loin ta peine

Que mes soupirs s’entassent,

Désordonnés,

Au pied du lit.

Le quotidien s’affole,

Projette ses ombres

Sur la douceur de...

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