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Guerre oubliée

De
122 pages
Allégorie puissante et belle, d'évocations plus ou moins traumatiques, d'instants de grâce, Guerre oubliée conduit le lecteur à scruter chaque mot pour se pencher sur les énigmes de la création et tenter d'en découvrir l'essence, tant il est vrai que cette écriture surgit d'un savant puzzle où se déconstruit un monde univoque pour un voyage initiatique aux confins de la solitude.
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Levée d’ancre Collection dirigée par Michel Cassir Levée d’ancreune collection privilégiant l’écriture est poétique, créée en 2001 par Gérard Augustin et Michel Cassir. Elle se propose d’abord de publier, au-delà de la division des genres, la poésie sous toutes ses formes; de la précise ciselure du vent aux nouvelles, y compris le «noyau de prose» par lequel l’œuvre exprime ce qu’il y a de plus actuel, dans sa construction d’un sens de la poésie. Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les anthologies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents arts et la vie. Dernières parutions 81 – Luis ARAUJO PEREIRA,Poésie pour dire moins, 2013. 80 – Michel CASSIR et Danielle AUGUSTIN (dir.),Pour Gérard Augustin. Textes et témoignages, 2013. 79 – Françoise LECLERC,Le tombeau sakalave suivi de Soava Dia... !, 2013. 78 – Catherine BOUDET,Bourbon hologramme. Poésie-théâtre, 2013 77 – Delphine BACKER,Ciel nourricier, 2013. 76 – Ahmed BENDHIAB,Lune andalouse. Poèmes et dessins, 2013. 75 – Christian CAVAILLÉ& Alain ROBINET,Isles et passages. <& Montaigne & Rabelais &>, 2013. 74 – Tristan CASSIR,Pointe rouge, 2012. 73 – Alain Robinet,Je fais résonner le ROULEAU-TOMBEAU-TAMBOUR de mes mots zélés !, 2012. 72 – Jean-Christophe FILIOL,Les Édifices, 2012. 71 – Michel CASSIR,Hors Temazcal, 2012. 70 – Christian CAVAILLÉ,Dévers, 2012. 69 – Alain ROBINET,Alex & G B K suivi de KHORA sont comme les 2 mises en pièces... ... de qques théâtriques en poètiques !, 2012. 68 – Kostas NASSIKAS etDémosthène AGRAFIOTIS,Antho-logie de la poésie grecque 1975-2005, 2012.
Catherine Lechner-Reydellet Guerre oubliée
LEVÉE D’ANCRE L’Harmattan
Du même auteur Romans Mémoire d’un prince, Aléas, 1991 (Prix du Festival de littérature fantastique de Gérardmer) Esther, Le Bord de l’Eau, 1996 Le profil de l’ombre, Séguier, 2001 Cadence rompue, Séguier, 2008 (finaliste-Prix Drouot 2008) Mimosas paradis, Séguier, 2010 Poésie La force d’être et de raison, Debresse, 1981 Le miroir, PL, 1996 Le cercle d’or, L’Harmattan - collection « Levée d’ancre », 2007 Aeternitas, L’Harmattan - collection « Levée d’ancre », 2009 Guide pédagogique Guide musical répertorié à l’usage de tous les pianistes, Séguier 2005 Récits-témoignages Alsace Lorraine, histoires d’une tragédie oubliée, Séguier, 2004 Messiaen, l’empreinte d’un géant, Séguier, 2008 Collectif 111 poètes aujourd’hui, Le temps des cerises, 2005 Les Alsaciens, Les Arènes, 2012 Les prémisses du siècle, L’Harmattan - collection «Levée d’ancre », 2012 Pour Gérard AugustinLevée, L’Harmattan - collection « d’ancre », 2013 © L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02334-2 EAN : 9782343023342
Aux veillées d’autrefois et aux musiques d’ailleurs
Préface En cinquante tableaux, Catherine Lechner-Reydellet pose les marques indélébiles de la poésie sur l’amour et vice-versa. Un tableau après l’autre comme un grand théâtre secret, les yeux fermés en quête d’un sens à l’énigme du vécu en devenir.Au nom du seul désordre qui nourrit toujours l’âme Retenir le souffle pour libérer l’histoire, une histoire qui a bu le poison, a ressuscité, rechuté, entretenu la bougie dans la tourmente de l’être. Cette grotte où au-delà et en-deçà ne fait plus qu’une même griffe sur les parois. Dans ce conte cruel et tendre apparaît le poète Pierre-Emmanuel dans son désir impérieux d’enchanter la survie. Ce récit où coulisse une inconnue comme un autre récit ne lui appartient déjà plus, c’est le signe d’un éternel retour qui réinvente les codes. La fête cérémonielle et l’érotisme en cruauté, elle rêve d’écrire et lui de la séduire Nous n’avons plus le choix, la vie se blesse dans un poème qui fuit, se retourne dans l’exaltation et tisse la plus petite part d’infini. Celle qui régule l’éclipse, le renouveau, la passion. Celle qui projette l’écriture. Qui au fond est plus poète du maître ou de l’apprenti ne prenant pas encore la mesure de sa perte. Partout, l’œil en promenade et mots en roc, soûlés pour mettre le dedans horsNon seulement le quotidien est une jungle de signes mais il est traversé par les soubresauts d’une mémoire tantôt floue tantôt fulgurante. Comment alors vivre pourrait
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laisser un espace à l’extase ? Catherine Lechner-Reydellet erre dans ces petites guerres où le sublime est dans les méandres d’histoires sans cesse changeantes. La poésie est alors là pour étendre l’emprise de l’épopée où il n’y avait qu’éclats de lumière et de blessure. Elle unit les éléments disjoints de l’âme dans une tentative de chant où chaque phrase serpente la voie tue. La paix n’en serait que crépuscule rêvant déjà d’une aube affranchie du nœud des origines. Et tout le feu d’un souffle, nouveau et rayonnant Catherine Lechner-Reydellet a compris qu’il n’y avait pas vraiment d’issue au labyrinthe mais son expulsion par touches à la fois subtiles et impitoyables. Il faut prendre le temps d’en percevoir la durée, les saillies, les silences pour infiltrer la poésie qui possède par à-coupsles armes miraculeuses. La poésie qui n’est rien d’autre que le jeu renouvelé portant la soif à ses plus hauts repères. Reine à son bras, auréolée, devenue une même fois, être vivant, son coup de fronde. Sans qu’aucune ombre ne vienne l’en dissuader, enfant navigue immensément, Pour cette fois et cette éternité, au seul vivant qui l’aura regardée Catherine Lechner-Reydellet aura réussi dans une prose continue, d’une seule lame, rendre un hommage délicat et puissant à Pierre-Emmanuel. Un hommage de l’intérieur où aucune explication évidente ne vient remplacer les quarts de ton et l’incantation. Une poésie qui ouvre à la musique de l’être dans la précision et le désordre de ses mouvements. Le poète ne pèse pas plus que la poésie involontaire qui le mène vers l’aventure et son renoncement, la poésie qui le libère et le noue, la poésie comme une jument folle qui tient bien l’immobilité.
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