Helleborus & Alchémille

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"Helleborus & Alchémille" est un choix de poèmes d’Elana Wolff tirés des recueils "Birdheart", "Mask", "You Speak to Me in Trees" et "Startled Night". Les trente-quatre poèmes choisis sont parmi les plus représentatifs de dix ans de poésie de l’auteure, dont l’oeuvre est ancrée dans l’histoire et le mystère, la vie et l’art, l’imagination et la nature. Ce sont des pièces courtes, mêlant l’ancien et le nouveau, le subtil et le sensible, les dimensions ludiques et contemplatives ; tantôt déconcertantes, tantôt romantiques, elles nous laissent entendre un constant jeu avec les sonorités. Parfois sombres, parfois lumineuses, ironiques et honnêtes, elles remettent en question la polarité du monde.
C’est cette beauté étrange et paradoxale que rend la traduction de Stéphanie Roesler.
Publié le : mardi 12 novembre 2013
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EAN13 : 9782890188563
Nombre de pages : 111
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H e l l e b o r u s &alcHémille Traduit de l’anglais par Stéphanie Roesler
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HELLEBORUS & ALCHÉMILLE
Extrait de la publication
Extrait de la publication
ELANA WOLFF
HELLEBORUS & ALCHÉMILLE
TRADUCTION DE LANGLAIS PAR STÉPHANIE ROESLER
ÉDITIONS DU NOROÎT
Nous remercions le gouvernement du Canada de son soutien financier pour nos activités de traduction dans le cadre du programme national de traduction pour l’édition de livre. Le Noroît souffle où il veut, en partie grâce aux subventions du Conseil des Arts du Canada et de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec. Les Éditions du Noroît bénéficient également de l’appui du Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres du gouvernement du Québec (Gestion Sodec).
Couverture : Roger Des Roches Artiste : Barbara Andersen,Moody Blues. Mise en pages : Antonio D’Alfonso
e Dépôt légal : 4 trimestre 2013 Tous droits réservés © Éditions du Noroît, 2013 Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Wolff, Elana [Poèmes. Extraits. Français] Helleborus & Alchémille (Collection Latitude) Poèmes. ISBN 978-2-89018-856-3 (pdf) I. Roe. II. sler, Stéphanie, 1977- Titre : Helleborus et Alchémille.Titre. III. IV. Collection : Collection Latitude. PS8595.O592A35 2013 C811’.54 C2013-941902-0 PS9595.O592A35 2013
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Imprimé au Québec, Canada
À Antonio D’Alfonso, avec admiration et gratitude
Extrait de la publication
Pour chanter l’un à l’autre
L’univers poétique d’Elana Wolff est représentatif d’une tendance de la poésie canadienne contemporaine, dans la filiation qu’elle établit avec l’ancien qui s’y incarne comme une condition d’émergence du poème. On n’entre pas dans un jardin ordinaire. On y trouve, bien sûr, les attributs qui lui sont propres, mais ce jardin ne cesse de se décaler vers l’expérience humaine, tant il est vrai qu’il est une allégorie du monde et de la vie même, faite de travail, de joie et de contemplation, aussi bien que d’étonnement et de ruptures, de rêves et de pensées. La poète est à la recherche d’un sens, toute tendue vers « l’espoir d’as-socier les contraires ». Le transport d’une langue vers l’autre est à la fois périlleux et nécessaire, comme il en va de l’entretien du jardin. Et il y a dans la langue d’Elana une élégance ironique qui fait de toute fleur un masque, une icône du monde. L’être est aussi confronté à son histoire. Cela dit sans référence à l’autobiographie, car l’enjeu n’est pas là. « L’espoir d’associer les contraires » est cela même qui se réunit dans le poème et lui donne sa direction. Tout survient donc de la rencontre de la poète avec le langage et avec le monde dont le jardin est le passage-charnière. Les échos rythmiques et temporels soulignent, grâce au choix judicieux des poèmes, la grande constance de cette voix poétique. La minutie du jardinier se confond avec la voyance du poème. Elle lui confère un lieu – « comme d’implo-rants pétales de papier » : le temps, saisi dans l’instant ou l’anecdote. Un temps élastique où « tout est calme / car
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pour les arbres / la parole / ou tout autre carence / ne sont que silence. » Et voilà que l’arbre du poème demande un témoin privilégié qui vibre de tous ses tons, de ses couleurs, de ses tonalités. On le sait, les jardiniers veillent au destin des roses, et aucune rose n’a vu le jardinier mourir. Il n’est pas pour autant un Dieu, sinon pour ce don qui magnifie toutes choses. C’est un jardin d’Éden qui nous retourne au jardin poétique. Je pense ici à la poésie de A. M. Klein aussi bien qu’au jardin de Jacques Brault, aux rencontres sébaldiennes avec l’histoire, ou encore du lien avec l’his-toire juive. C’est dire le riche terreau dont se nourrit la poète. Car pour Elana, la poésie vient de tout ce qui la précède, dans un accompagnement mystérieux qui charge l’horizon de ses mots. Comme renouvelés. George Eliot Clarke a écrit à son propos :
« Wolff ’s lyrics showcase a world of constant, ironic and dreadful surprise. Her sensibility is attuned to reversals, and she chooses sharply cut images to communicate her plain-toned shock at the unexpected inconsistencies and awry events. Every incident is potentially stunning, in either an aggressive (negative) or passive (positive) fashion. Wolff ’s world possesses this precise doubleness… »
Ainsi les choses de la vie viennent-elles se répéter dans le poème, mais avec cette dualité précise des contraires réunis. Une fois dans la vie arrive un événement qui se répète dans le poème. On ne peut donc échapper à l’histoire. « Le soleil / me martèle de ses rayons de lumière / et de ses cornes, comme le Moïse de la Sixtine. » Mon esprit de lecteur me retourne auSecond Rouleaude Klein que j’évoquais plus haut. 8
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