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Hermine Emoi

De
144 pages
De voyages en aventures, de découvertes intérieures en passions multiples, je souffre des divorces, des ruptures diverses ; la solitude me terrasse. De retour en France, je reprends une psychanalyse pour tenter de crever mes abcès. Nous tombons elle et moi éperdument amoureux ; la désillusion est à la mesure de la fascination initiale, nous en mourons presque physiquement.
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Claude OSLAND
Hermine Émoi Poésie
HERMINE ÉMOI
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02500-1 EAN : 9782343025001
ClaudeOSLAND
HERMINE ÉMOI Poésie
Préface de Viviane Gauthier Postface de François Roland
Exclamationniste Collection dirigée par Marie José Lallart La collection Exclamationniste propose des créations inter-et pluridisciplinaires. L’exclamation est un lieu d’ouvertures, de rencontres, d’expérimentations et de mouvements ! Déjà parus Bernard Dauxerre, Sous le soleil…apparemment (Caricatures), 2007. Frédéric Sounac, L’hypothèse Mozart (Théâtre musical), 2006. Muriel Plana, Baby’s song (Théâtre musical), 2006. Mireille Disdero, Un ogre dans la ville (roman), 2006. Marie José Lallart dite La Lectrice, Petit fil de soi (recueil), 2006. C. YOLE, Jean Nicolas, Arthur Rimbaud, 2005. M. MARQUES, collectif,Natures vives, mortes, et qui vont sur la mer !, (peintures et poèmes), 2003. COLLECTIF,Cafés ! Rencontres exclamationnistes, (poèmes et dessins), 2003. M. MARQUES,La tombe du plongeur(poèmes), 2002. LA LECTRICE,Poussière d’ailleurs, (poèmes), 2001. H. EWENCZYK,Elle, (récit), 2001. C. YOLE,Antihérautssuivi deSérialisme Exclamationniste, (poèmes), 2001.
Remerciements Je remercie de tout mon cœur mon ami peintre Georgio Benayoun pour ses illustrations pleines de talent et de tendre sensibilité. Depuis si longtemps, il nous ravit par sa délicate représentation d’un idéal féminin magnifié.
Je remercie également Juana Huertas pour son aimable contribution à la finalisation de la composition du recueil
Claude Osland
PRÉFACE On ne peut croire en toute innocence que derrière les histoires d’amour et de passion se cachent uniquement l’amoureux, l’être aimé et le sexe… Les troubadours, au Moyen-Âge, savaient bien avant Freud, et mieux que lui, de quoi il retournait. Depuis le temps, nous avons joué à l’oublier; nous avons même culbuté dangereusement, au fil de la littérature, l’image de l’aimé, tombé de son statut royal à celui, parfois, d’une ombre de la rue, prostitué même, tantôt adulé, tantôt soumis… C’est comme ça… oui, nos auteurs et nos poètes ont exploré la palette et les méandres du sentiment, du désir, du sexe, des interdits, de la nostalgie, et d’un plaisir trop souvent et douloureusement payé. Alors qu’en est-il, ici, des poèmes de Claude Osland ? Une naïveté peut-être, une fraicheur sûrement, dans l’âme et dans l’expression, spontanée et nerveuse, tour à tour cru et tendre, où transparait sans fard le vrai déchirement, celui de l’homme qui aime la femme, certainement, et trop. Mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse: humblement, l’homme s’expose, il s’ouvre à nos regards, il livre ses plaisirs, ses joies naïves, tous ses espoirs, toutes ses douleurs, puis un jour, toute sa désillusion de l’autre et de lui-même sa torture la plus intime, ses limbes. C’est une puissante mise à nu. Ce qui fait de lui, aujourd’hui, un vrai poète, et surtout, un poète «vrai »,qu’on a raison de lire, c’est sa manière de lire, c’est sa manière de vivre l’amour certes, mais surtout de le dire, c’est l’humilité et la fraicheur de l’acte et du ton, du regard de l’homme aux prises avec lui-même, son air absolu, ses limites pourtant, ce sentiment paradoxal, démesuré et lancinant: l’aspiration impossible à fusionner avec l’autre. Impossible parce que l’être aimé est un «autre »justement, et ne peut être qu’un reflet de cet inconnu que nous ne recherchons jamais au fond de nous-mêmes. Cela, le poète, l’amoureux, fait mine de ne pas le savoir puisqu’il fait son deuil de la femme, de son histoire d’amour ; celle venue après d’autres avant l’ultime, peut-être. Pourtant, déjà, dans ce trésor littéraire qu’estTristan et Iseut, émergeait cette vérité effleurée bien avant cela par Platon et, qui sait, d’autres encore:
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l’homme, dans sa conscience, et tragiquement, est séparé de sa part solaire, et n’aspire qu’à se fondre en elle; Iseut, Iseut la blonde, Iseut la magicienne et la divine, Iseut, c’est en fait l’âme de Tristan, l’autre part de lui-même qui ne peut être retrouvée que dans la mort, fût-elle symbolique. C’est l’unique enjeu érotique chez les troubadours. Il n’y a pas de vérité pour eux, à ce qu’il semble, que celles prises aux mystiques soumis… Mais qu’advient-il ici d’Iseut ? Comme trop souvent, peut-être parce qu’elle ne s’appelle pas Iseut justement, elle s’en va. Le couple éclate et se quitte, banalement, devant l’impossibilité à fusionner. Et pour cause. Comme à chaque fois, l’un d’eux aime plus que l’autre ou du moins le croit-il avec ce sentiment d’être le séparé, l’abandonné, l’exclu. C’est le poète. Sa cible une fois encore lui échappe. Pourtant elle était là, il la voyait au cœur des ébats, du désir, du chagrin, très étrangement, il la nommait, il l’implorait. Quel est donc ce « Maître » vers lequel, dans la douleur comme dans le plaisir, il se tourne? C’est un nom, commun à toutes ses spiritualités du monde, même quand il sonne étrange à nos oreilles occidentales. Un nom rendu familier ici, jusque dans les ébats érotiques, pour invoquer la part ineffable, divine et cachée de l’âme, l’infini, l’Un, l’Unique, ou encore, comme le nomment les mystiques : LUI. À la lecture, au cœur même de tous les ébats amoureux, on peut s’interroger sur la véritable quête de Claude Osland… comme nous dit l’adage: la vie est un bal, il est fou celui qui danse !La vie est un bal: bien fou celui qui ne danse pas! Ô dilemme ! Jusqu’à ce que la danse devienne trop douloureuse sans doute. Alcool et sexe, vous avez tissé les douleurs, les rêves, les rites de passage… Bientôt anéantis par le temps, vous êtes sans doute le prix à payer avant de nous élancer vers le grand Inconnu. Et de tout temps, le poète qui flirte avec l’essence des choses, le sait. Quoi qu’il fasse et quoi qu’il en soit, il sera bon ici d’ouvrir les yeux et les oreilles pour voir l’invisible et entendre l'inaudible, car en se dévoilant, Claude Osland dénude beaucoup plus que lui-même : il pourrait bien nous révéler qui nous sommes. Je ne sais pas pour ma part s’il faut danser ou non, mais nous serions fous
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de ne pas regarder, car l’essentiel, comme toujours, est aussi entre les mots. À bon entendeur et à bon lecteur. Illiers, le 3 octobre 2007 Viviane Gauthier Agrégée de Lettre Classiques
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