//img.uscri.be/pth/961d2ee2d805b40913069e3d52f3204c2164eabd
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Hystérique...

De
115 pages
"Livre ouvert à tous les vents de l'esprit, livre spirituel entre tous, livre de l'autre voix, celle du repli sur l'âme, celle qui brûle ses vaisseaux pour les pays sans rivages, sans frontière, sans princes, celle qui pose l'infini au commencement et à la fin de toute chose". Une figure montante de la poésie mystique. (extrait de la préface)
Voir plus Voir moins

HYSTÉRIQUE ...

L'image de la première de couverture est l'entrée d'une forêt sacrée africaine.

@ L'Harmattan,

2008 75005

5-7, rue de l'Ecole polytechnique;

Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan l@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-06242-9 EAN : 9782296062429

Mayer ÉTONGUÉ

HYSTÉRIQUE ...
Poèmes

Préface du Professeur André MVESSO, Directeur de l'École Normale Supérieure de Yaoundé Postface du Dr. Ladislas NZESSÉ, Université de Dschang

L'Harmattan

Littératures

et Savoirs

Collection dirigée par Emmanuel Matateyou Dans cette collection sont publiés des ouvrages de la littérature fiction mais également des essais produisant un discours sur des savoirs endogènes qui sont des interrogations sur les conditions permettant d'apporter aux sociétés du Sud et du Nord une amélioration significative dans leur mode de vie. Dans le domaine de la création des œuvres de l'esprit, les générations se bousculent et s'afftontent au Nord comme au Sud avec une violence telle que les ruptures s'accomplissent et se transposent dans les langages littéraires (aussi bien oral qu'écrit). Toute réflexion sur toutes ces ruptures, mais également sur les voies empruntées par les populations afticaines et autres sera très éclairante des nouveaux défis à relever. La collection Littératures et Savoirs est un espace de promotion des nouvelles écritures afticaines qui ont une esthétique propre; ce qui permet aux critiques de dire désormais que la littérature afticaine est une science objective de la subjectivité. Romans, pièces de théâtre, poésie, monographies, récits autobiographiques, mémoires... sur \' Afrique sont prioritairement appréciés.

Déjà parus

Robert FOTSING, Les pièges, 2008.
Olivier Thierry MBIH, Le Crépuscule des pleurs, 2008. Jean-Marcel MEKA OBAM, La Structure symbolique dans L'A venture ambiguë et Le Monde s'effondre. Essai de critique discursive, 2008. Clément DILI PALAI, Contes moundangdu Cameroun, 2008. Clément DILI PALAI, Les Démons de la route et six autres nouvelles, 2008. Ghislain Victor NJA YI, Paradisier. Poésie, 2008.

Préface
Naviguant entre grisaille, fulgurances et contemplation de l'azur, Mayer déroule la trame d'une poésie transcendantale qui amène le lecteur vers les terres inexplorées de l'essence des choses. L'ouvrage tout entier est une ambroisie, ce nectar des dieux de l'Olympe, inconnu des hommes, qui nourrit l'esprit et comble l'âme. Poésie choses, elle effluves et réfléchissant et averti. des correspondances entre les êtres et les mêle merveilleusement couleurs, parfums, sons, en un kaléidoscope, dont le prisme illumine de mille couleurs le lecteur attentif

Poésie habitée par un sentiment aigu de la fugacité du temps qui coule et passe, inexorable, mais auquel l'auteur sait appartenir de toute éternité, le texte de MAYER exprime à travers «Heures fugaces », la totalité du monde qui est une, au fil de ses expressions, et dont l'Un, l'Alpha et l'Omega, est le seul fondement. Et l'on découvre alors le style baudelairien des « correspondances» où les sons se frôlent, où les ombres bruissent et où les «tons se froissent» dans la nuit complice de toutes les fusions. Il faut écouter le silence chez Mayer, pour découvrir que la nature danse et que coule l'or des rivières.
S'écoute le silence, S'écoute la lumière, Quand la nature danse, Coule l'or des rivières. (XIV, « Heures Fugaces »)

de

La lecture de l'ouvrage est une randonnée où on va découverte en découverte, d'émerveillement en

émerveillement. La thématique est riche et variée. Le texte dévoile tour à tour une profonde mélancolie vis-à-vis du temps qui passe, dans «Déchirure» (IV) et une lucidité froide et sceptique vis-à-vis de l'amour dans« comment parler d'amour? » (VI). L'auteur possède une intuition profonde des êtres et des choses et une vision de l'éternité qui affleurent dans le

vuf poème:
Quel jour sommes-nous? Nous sommes toute la vie. Quelle vie sommes-nous ? Nous sommes l'éternité. Et un jour, L'éternité jeta dehors le monde...

L'élévation à ces hauteurs de la contemplation n'empêche pas l'auteur d'avoir des accents d'une tendresse et d'une complicité infinies avec la femme qui est sans cesse célébrée, bien tenue à distance respectueuse, parce que porteuse de bonheur mais aussi de malheur, ou à tout le moins, d'insatisfaction.
Tourne très doucement la clé dans la serrure, Quand tu viendras ce soir. Que soit silence pur de tes pas la parure Quand tu viendras me voir. ..

Au bout du compte, l'on découvre un poète au sens plein du terme, lui qui crée (poein en grec) un univers total, dont se dévoilent le sens grandiose, l'infinie beauté et la grandeur du créateur. Oui, la poésie de Mayer est un hymne à Dieu. Professeur André MVESSO Directeur de l'Ecole Normale Supérieure de Yaoundé

l Ad libitum
Mes songes hiéroglyphes sous du papier carbone S'impressionnent indiscrets noir sur blanc atone Que puissent les cloches qu'alors ta raison sonne Guérir l'espérance d'une nouvelle donne Tu auras, c'est juré, plus que toute personne La raison, de facto, et la pluie des saisons Au propre, au fil du ré, mon la je te le donne En accords figurés le long des déraisons Le bruit hors de saison dans l'âge que nous vivons Embrouille mes signes, mais toi jamais n'oublie Le bruit hors de saison dans l'âge que nous laissons Floue nos cœurs enrayés, mais tu sais tout ceci Mes rêves languissent, noir sur blanc s'abandonnent Se donnent, impudiques, sur du papier aphone Que puissent les pensées que tes cloches résonnent Eveiller les couleurs d'une nouvelle donne.

II Les clés
Les chérubins ne sont pas des anges Et les archanges ne sont pas Dieu. Dis-moi donc qui ouvrira les portes? Le Malin n'est pas aussi athée - je veux bien, mais à toutes ces clés Dis-moi qui trouvera les serrures? Sont-ils de carton et de papier Ces bras vides vers les cieux levés? Qui alors portera le parjure? La vie est chose bien trop étrange, De tout Dieu est si mystérieux. Dis-moi donc qui ouvrira les portes? Qui à toutes ces clés de demain et d'hier

Joindra

serrure ouvrant sur la bonne prière?

8

III Grincements
Les plaintes mortes De mille portes, Au couchant, Bercent mes larmes De mille alarmes, Tristes chants. La brise vente Sur mes attentes L'or des chants Des soleils blonds Le long du long Soir couchant. Les plaintes mortes De mille portes, Voix atones, Pleurent en moi Le temps qui va Monotone.

9

IV Déchirure
Qui suis-je dans ce vide immense s'étalant par delà les galaxies? Qui suis-je dans ce vide immense plein de clartés fugitives d'étoiles naissantes, Pleins d'étoiles mortes? La nuit s'applique à confondre mes couleurs, Et la douleur est une lueur qui sourit Dans le reflet glacé du lac étale. Qui es-tu dans ces songes étranges qui hantent mes jours et mes nuits? Qui es-tu dans ces rêves, cauchemars fugitifs d'étoiles mourantes Qui jouent avec les portes? Qui suis-je dans cet infini étale à perte de vides Plein de clartés fugitives étoiles naissantes Sortes d'étoiles mortes? o sombre amie des heures visqueuses quand mes couleurs confondues Mélangées la douleur telle lueur sourit dans le reflet glacé du lac étale Sombre amie me possède aux confins des autres moi je tu De quel crime originel je fais le deuil ? Qui es-tu? Ces songes étranges hantent jours et nuits Cauchemars fugitifs éclairs mourants Jouent avec les portes. 10

v
D'avoir écouté Le souffle léger du vent L'eau doucement a coulé Entre mes doigts transis.

11