Il y faudrait de la musique de gluck

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Voyagez en lisant le poème "Il y faudrait de la musique de gluck" écrit par Charles SAINTE-BEUVE. Ce poète de France est né en 1804, mort en 1869. "Il y faudrait de la musique de gluck" de SAINTE-BEUVE est un poème classique extrait du recueil Le livre d'amour. Vous avez besoin de ce poème pour vos cours ou alors pour votre propre plaisir ? Alors découvrez-le sur cette page. Le téléchargement de ce poème est gratuit et vous pourrez aussi l’imprimer.
En téléchargeant le PDF du poème de SAINTE-BEUVE, vous pourrez faire une fiche ou bien comprendre la signification des paroles du poète qui a écrit "Il y faudrait de la musique de gluck".
Publié le : lundi 30 juin 2014
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Il y faudrait de la musique de gluck

Laissez-moi ! tout a fui. Le printemps recommence ;
L'été s'anime, et le désir a lui ;
Les sillons et les coeurs agitent leur semence.
Laissez-moi ! tout a fui.

Laissez-moi ! dans nos champs, les roches solitaires,
Les bois épais appellent mon ennui.
Je veux, au bord des lacs, méditer leurs mystères,
Et comment tout m'a fui.

Laissez-moi m'égarer aux foules de la ville ;
J'aime ce peuple et son bruit réjoui ;
Il double la tristesse à ce coeur qui s'exile,
Et pour qui tout a fui.

Laissez-moi ! midi règne, et le soleil sans voiles
Fait un désert à mon oeil ébloui.
Laissez-moi ! c'est le soir, et l'heure des étoiles
Qu'espérer ? tout a fui.

Oh ! laissez-moi, sans trêve, écouter ma blessure,
Aimer mon mal et ne vouloir que lui.
Celle en qui je croyais, Celle qui m'était sûre...
Laissez-moi ! tout a fui !

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