impressions sauvages

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cet ouvrage de photos et de poèmes se veut un hommage à la poésie amoureuse et lyrique d'Orient et d'Occident

Publié le : dimanche 3 février 2013
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JE SUIS UN LOUP

Neige,

Ivre de vérité,

Comme un loup des anciennes forêts,

Je m’immerge dans ta pureté,

Un jour loup, et l’autre tigre,

Je cours sur les plaines enneigées,

Emmenant ma meute dans ma tête,

J’ai chaud à l’intérieur,

Ma taïga recouverte d’un blanc manteau

Me tient lieu de peau,

Mes poils se hérissent

Et mes narines frémissent,

Voici l’heure

Où, enfin devenu moi,

J’incarnerai le temps du Rêve,

De toute éternité.

FRÈRE LOUP

Frère Loup,

Frère Loup, ta robe est blanche comme la neige,

Ta voix est puissante comme le torrent dans la
montagne,

Ton cœur est aussi fort que le taureau mugissant
dans la plaine,

Frère Loup,

Tu es mon pareil par le cœur et par le sang,

En toi vit le vent violent des montagnes,

En toi sourd le flot jaillissant du printemps après la
neige.

Tu es comme le vert de la prairie après la pluie,

Tu es comme les senteurs d’un jardin de paradis,

Frère Loup,

Nous galopons à perdre haleine dans la plaine infinie,

Nous galopons à la recherche de nous-mêmes,

La horde nous accompagne et nous entoure,

Et notre chant, adressé à la lune, les rassemble tous.

Viens, rejoins-moi et allons tous deux par le vaste
monde,

Viens, rejoins-moi et allons dans les cieux,

Frère Loup, tu es mon pareil.

C’ETAIT LE TEMPS OÙ LES BÊTES PARLAIENT

C’était le temps où les bêtes parlaient,

C’était au matin du monde.

Des senteurs montaient

De la terre, encore toute ensommeillée.

Le chant des oiseaux s’élevait,

Fragile et fort,

Pour saluer

Ce nouveau jour

Qui, tel un nouveau-né,

S’éveillait de sa longue nuit.

La nature bruissait d’odeurs et de murmures,

La gent ailée s’ébattait dans la ramure,

Et poursuivait sa douce mélodie,

Son chant joyeux,

A l’aube qui allait apparaître.

Mon cœur voguait

Sur l’âme de leur chant,

Mon cœur voguait,

Jusqu’au premier jour

Et au premier matin,

Au temps où les bêtes parlaient.

Et là, enfin calme et serein,

Je demeurais pour apprendre la langue des bêtes.

La paix et le calme s’étendaient sur mon âme,

J’étais, enfin, au sein de la nature,

Comme un enfant,

Au creux des bras de sa mère.

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