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De
126 pages

Née à Pau après la guerre en décembre 1944, élevée dans un milieu littéraire et artistique (mère professeur d’histoire-géographie et photographe artistique en noir et blanc ayant fait plusieurs expositions, père administrateur dans une filiale d’EDF au Cameroun, peintre et sculpteur sur bois, ayant à son actif plusieurs expositions), ayant vécu une vingtaine d’années au Cameroun, l'auteur a toujours aimé écrire, inspirée par les chaos de la vie, comme un exutoire ou une thérapie : mettre en mots les maux. Entrée à l’Éducation Nationale après des études littéraires, elle a mené une carrière dans l’Administration jusqu’à sa retraite après laquelle, installée avec son mari en Charente-Maritime, elle a déjà publié en 2013 Au fil des ans, un premier recueil de poésies.


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Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-93472-7

 

© Edilivre, 2015

 

 

Image 1

Pierre BERTRANE, mon père, croquis au crayon fait en 1963 au Port du Marcadau au pied du Pic du Midi d’Ossau dans les Pyrénées lors d’une de nos excursions.

Dédicace

 

 

Toujours dédié à mon père dont l’âme attentionnée ne me quitte pas.

A mon mari, qui m’a encouragée à continuer à écrire.

A ma fille, Emeline, qui a beaucoup grandi et mûri et qui comprendra peut être un jour qu’être maman n’est pas toujours facile.

Avec un remerciement particulier à toutes celles et ceux qui m’ont fait l’amitié d’aimer me lire.

A mon amie Martine ALLIOT-MIRANDA, avec laquelle nous avons tant de choses en commun et qui s’est piquée sous un pseudonyme d’une petite incursion dans ce recueil !!

Et aussi un grand merci à Séverine Saladin qui a su avec talent utiliser ses dons de graphiste pour travailler sur ma couverture autour d’une de mes aquarelles !

Citations

 

 

« On ne sait pas toujours à quel point les enfants

Gardent de leurs blessures le souvenir longtemps

Ni comme on a raison d’aider à s’épanouir

Cette fleur dans leur âme qui commence à s’ouvrir »

Yves Duteil (Blessures d’enfance)

« Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même »

Friedrich Nietzsche

« On ne voit bien qu’avec le cœur l’essentiel est invisible pour les yeux »

Antoine de Saint-Exupéry (Le Petit Prince)

Préface

Après « Au Fil des Ans », j’ai continué ma route, physiquement et moralement, avec la maturité sont venues la sagesse, la douceur et le lâcher prise, sans m’enlever le goût de la vie ! Je sais encore souffrir, rire et m’émerveiller, me rebiffer aussi et j’ai toujours en moi, dans un coin de ma tête cette part d’enfance qui ne m’a jamais quittée. Ce sont donc des textes plus matures qui me viennent au bout du stylo. Mais je suis avant tout vivante et mes textes sont mon reflet le plus fidèle.

En espérant que ce nouveau recueil vous apporte autant que le premier… il est, comme le premier, à déguster par petites bouchées…

Claudine Bertrane

Faisons ensemble un rêve…

Faisons ensemble un rêve,

Un rêve de douceur

Dans un monde sans fièvre

Adouci et sans peurs.

Un monde où nous pourrions

Nous prendre par la main,

Un monde où nous saurions

Faire confiance à demain.

Un monde sans blessure,

Sans humains malfaisants,

Sans pleurs et sans fêlures,

Un monde rassurant.

Si nous rêvions d’un monde

D’amour et d’amitié,

Où chaque heure dans sa ronde

Fuirait l’inimitié ?

Faisons ce rêve ensemble

Pour les enfants meurtris,

Les animaux qui tremblent,

Faisons leur ce cadeau : la Vie.

Rêvons enfin mes sœurs

Qu’un jour viendra peut être

Où seules larmes de bonheur

Couleront aux fenêtres.

Faisons ensemble un rêve,

Un rêve de douceur

Pour une longue trêve

Où s’uniront les cœurs.

Clau (octobre 2012)

Vie d’éleveuse…

Ma minette, mon amour,

Sur ton masque gris bleu

Tes grands yeux d’outremer

Me disent sans détour

Ce que je sais de peu,

C’est mon instinct de mère,

Sous ma main qui caresse,

Ton petit ventre rond

Me tend une promesse

Doublée d’un beau ronron

D’ici quelques semaines,

Tu seras à trois ans,

Epanouie et sereine,

Une jeune maman.

Passent les jours et les semaines aussi,

Le terme est pour bientôt,

Ton ventre s’alourdit.

Tu es venue me chercher,

Enfin le jour est dit,

Tu me mènes aussitôt

Vers le bon nid douillet

Que je t’ai préparé.

Tu t’allonges et demandes

Ma main pour t’apaiser,

Il faut que je t’entende

Je te dois ce baiser.

Les contractions commencent

Et les minutes filent,

Je sens comme une urgence

Ton souffle est trop fébrile.

L’angoisse : tu t’épuises,

Et nous sommes nerveuses.

Je t’emporte bien vite,

Tu m’es tellement précieuse,

Un sombre effroi m’habite.

Clinique, inquiétude,

On prend la décision

C’est dans la promptitude,

Table d’opération.

On t’attache, on t’endort,

Je suis là, près de toi

Je prie contre ce sort

Je m’accroche à ma foi.

Gestes nets et précis,

Quelques instants plus loin

On dépose en mes mains

Un petit bout de vie,

Un petit corps humide

Que je sèche prestement,

Il aspire l’air, avide,

Et mon soulagement

C’est son tout premier cri.

Ton bébé, deux autres sont sortis

Mais pour eux c’est trop tard

Ils sont morts dans le noir,

Ne verront pas la vie.

Pour toi c’est terminé

On recoud la blessure,

On tente de t’éveiller,

C’est trop long, le temps passe,

Une prière, un murmure

J’ai peur, je suis si lasse…

Malgré l’acharnement

Tu ne respires plus,

Ton petit cœur s’arrête

Définitivement

Le mien est éperdu

Je vais perdre la tête !

Je pleure sans retenue

Et te prends dans mes bras

Je t’en prie ne pars pas !

Mais la mort met un voile

Sur tes yeux grands ouverts,

Tu vas vers les étoiles

Le monde est à l’envers,

Et j’ai entre les mains

Ce cadeau magnifique

Que doucement j’étreins

Une petite vie palpite,

Et j’ai mis contre toi,

Ce petit bout d’amour

Qui crie et veut téter

Mais tu ne le sens pas

Ton cœur nous a lâchés,

Arrêté pour toujours.

Amertume et bonheur,

Je dois bien l’accepter,

Se battent en...