Isles & passages

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"Mais où va donc se nicher la poésie dans les proses les plus improbables escaladant les textes bâtisseurs de la liberté, sans peur ni reproche, mettant en branle les contre-rythmes actuels de la passion. S'agit-il de voyages à l'envers ou d'isles inventées qui ouvrent les passages secrets d'un creux de coeur à exploser. Un paysage planté dans le cerveau comme une fulgurance hyper - ou sur-réalité on ne sait." (Michel Cassir)
Publié le : vendredi 1 mars 2013
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EAN13 : 9782296530720
Nombre de pages : 146
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Christian CavailléIsles & passages &
Alain Robinet< & MONTAIGNE & RABELAIS & >
À l’instant du départ, se départir de presque tout.
À l’instant, tout à l’instant, maintenant et à jamais.
Tout à l’instant, tout d’abord l’abordage sans âge. Isles & passages
Comment entre les paroles gelées Pantagruel trouva
des motz de gueule
avec toi en bolide à Bollywood, mon amour !
aux bas-fonds des trompettes & des harpes éoliennes
Mais où va donc se nicher la poésie dans les proses les plus
improbables escaladant les textes bâtisseurs de la liberté, sans
peur ni reproche, mettant en branle les contre-rythmes actuels
de la passion. S’agit-il de voyages à l’envers ou d’isles inventées
qui ouvrent les passages secrets d’un creux de cœur à exploser.
Un paysage planté dans le cerveau comme une fulgurance
hyper- ou sur-réaliste on ne sait. Michel Rabelais et François
Montaigne dans une rencontre avec Alain Cavaillé et Christian
Robinet. Sous la pleine lune quasi solaire, deux auteurs
d’aujourd’hui explorent l’initiale modernité, époustoufante.
Une renaissance des mots, réinsuffés de clairon divin comme
de beaux diables, défroqués sublimes.
Michel Cassir
Alain Robinet et Christian Cavaillé ont exploré ces fonctions magnétiques < & MONTAIGNE & RABELAIS & >
entre Rabelais et Montaigne que tout éloigne et tout rapproche. Entre
le poète performeur au bout de la lance conquérante des mots et l’autre
qui coule dans la subtilité son poignard aigu, il y a un double pari : les
interstices de la poésie multiforme et l’appropriation du versant vibrant
de la littérature fondatrice.
Couverture : montage d’Alain Robinet à partir de J. Bosch, Le jardin des délices & d’un
graff anonyme photographié par l’auteur dans le cloître de Vaison-la-Romaine.
N°75
ISBN : 978-2-336-00833-2
9 782336 00833214,50 €
Christian Cavaillé & Alain Robinet
ISLES & PASSAGES
Poésie






ISLES & PASSAGES


& MONTAIGNE & RABELAIS &


Levée d’ancre
Collection dirigée par Michel Cassir

Levée d’ancre est une collection privilégiant l’écriture poétique,
créée en 2001 par Gérard Augustin et Michel Cassir. Elle se
propose d’abord de publier, au-delà de la division des genres, la
poésie sous toutes ses formes ; de la précise ciselure du vent aux
nouvelles, y compris le « noyau de prose » par lequel l’œuvre
exprime ce qu’il y a de plus actuel, dans sa construction d’un
sens de la poésie.
Ensuite, multiplier les accès à cette poésie, tant par les antholo-
gies critiques, les ouvrages collectifs, que par les échanges entre
écrivains et lecteurs, les rencontres entre la poésie, les différents
arts et la vie.

Dernières parutions

74 – Tristan CASSIR, Pointe rouge, 2012.
73 – Alain ROBINET, Je fais résonner le ROULEAU-
TOMBEAU-TAMBOUR de mes mots zélés !, 2012.
72 – Jean-Christophe FILIOL, Les Édifices
71 – Michel CASSIR, Hors Temazcal, 2012.
70 – Christian CAVAILLÉ, Dévers, 2012.
69 – Alain ROBINET, Alex & G B K suivi de KHORA sont
comme les 2 mises en pièces... ...de qques théâtriques en
poètiques !, 2012.
68 – Kostas NASSIKAS et Démosthène AGRAFIOTIS,
Anthologie de la poésie grecque 1975-2005, 2012.
67 – Gérard AUGUSTIN et Michel CASSIR (sous la dir. de), Les
Prémisses du siècle. Poètes de Levée d’ancre, 2011.
66 – Nanos VALAORITIS, Paramythologies, 2011.
65 – Alain ROBINET, « J’OURNAL », De ces tabloïds cuits aux
soleils d’Hiroshima, & au micro-ondes de Tchernobyl-
Fukushima... ...à ces répliques poétiques séismiques !, 2011.
64 – Michel FALEMPIN, La vie littéraire, 2011.
63 – Ahmed BEN DHIAB, Fulgurances, poèmes et dessins,
2010.
62 – Constantin KAÏTERIS, Aventure dans le commerce des
mots, 2010.
Christian CAVAILLÉ
&
Alain ROBINET




ISLES & PASSAGES


& MONTAIGNE & RABELAIS &































































































































Du même auteur : Christian Cavaillé

Livres : - Trois ou quatre choses avérées – avec quatre sérigraphies de
Pillard-Valère, L’Hôte Nomade, 1996. - Philosopher depuis Montaigne et
après Wittgenstein, L’Harmattan, « La philosophie en commun », 2008. -
Instances accrues, L’Harmattan, « Levée d’ancres », 2009. - Gravités,
L’Harmattan, « Levée d’ancres », 2010. - Parti pris du réel, L’Harmattan,
« Ouverture Philosophique », 2011.- Façons du réel, L’Harmattan,
« Ouverture Philosophique, 2011. - Dévers, L’Harmattan, « Levée d’ancres »,
2012. - Montaigne et l’expérience, SCÉRÉN-CNDP, « Philosophie en cours »,
2012 . – La momie et le fennec, Fables pour Louise, L’Harmattan, 2012.

Du même auteur : Alain Robinet

Livres :*« FREQUENCE 243 MCS... » (avec A.M. Jeanjean) : TEXTUERRE – 79 *« LANGUE
NEGRE » (avec J.C.Hauc) : TEXTUERRE - *« D’TAILLES MUSIQUE L’AMASS » : éd.
ECBOLADE – 80 * « LE BRANLE DU CHANT » (ill. J.P. Broux): éd. ECBOLADE - 80 *« 3
&KAIROS » : éd. LA MAIN COURANTE – 83 *« COMPT’ACTES » (journalpeindre) : éd. LA
MAIN COURANTE - 84 *« TRESSE D’INFERNO » : éd. LA MAIN COURANTE - 90 * «
AZERTY « : éd. LA MAIN COURANTE – 91 *« MORCEAUX CHOISIS » : Les Contemporains
Favoris - 93 * « ENFER DE VOIR » (sur P.Ucello) : éd. ECBOLADE - 93 * « 6 LA
QU’UNE(S) » : éd. WIGWAM - 94 *« L’OCULUS (opéra-bouches) » : éd. ELECTRE - 93 *«
QQES FAITS & DITS DE TZARA-FOUCHTRA » : éd. ELECTRE - 94 *« LA QU’UNE(S)
0.1/0.2 » : éd. SIXTUS (n°10) - 95 - * « EN QUELQUES VUES » : TARDIGRADETIONS, 97 - *«
POEMES A MARIE LOU (ou de l’amour ) » : éd. LA MAIN COURANTE, 98 - *« 10 DIDAS-
CALIE/S » : éd. ATELIER DE L’AGNEAU, 98 - * « 6 &CARs » : éd. De l’ATTENTE, 00 - * « LES
EMAUX DE L’ATTRIBUT » : VOIX éd. R. Meier, 01 - * « BIENVENUE A CLIVE/LANGUE » : éd.
Trame où est., 01 - * « CARNET D’ATHEE, par cours & par mots » : éd. De l’ATTENTE - * «
L’ARC DE NOE ou du bruit ds la point com » : édit° ELECTRE - * « ZOHONES suivi de
C’EST LE JOURNAL d’IL/JE » : éd LA MAIN COURANTE - * « LE VOYAGE VERS
MANTOUE » : éd. de l’ATTENTE, 03 - *« 5 PRO&SIES » : éd. de L’Harmattan, coll. Levée
d’Ancre, 05 - * « L’A.PERCEE DU VOIR » : éd. LA MAIN COURANTE, 05 - * « LE POETE,
POUR ETRE » : éd. PLAine Page, 06 - * « 4 PERI(GRI)NARRATIONS » : éd. VOIX, 06 - *
« J’LOGO DANS L’LEGO DES MOTS » : éd. de L’Harmattan, coll. Levée d’Ancre, 07 - * « LA
POESIE N’ILLUSTRE PAS LA PEINTURE, QUI N’IMITE PAS » : idem, 10 - * « 3 POETRAE
NOVAE » : id.em, 10 * « J’OURNAL » : idem, 11 - * « Alex & GBK/Khora » : idem, 12 - * « JE
FAIS RESONNER LE TAMBOUR… » 12




























































































© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-336-00833-2
EAN : 9782336008332
Christian Cavaillé Alain Robinet

« Épineuses « D’isles

traverses serpentines

et en

transmissibles parcours »

voluptés » …

depuis de

Montaigne Rabelais












ÉPINEUSES TRAVERSES

ET

TRANSMISSIBLES VOLUPTÉS


Image : fragments de photographies (C. C.) de la statue de Montaigne ,
œuvre de Paul Landowski, square Paul-Painlevé à Paris.

depuis MONTAIGNE


Christian CAVAILLÉ

D’ISLES SERPENTINES
atlantiques : des ponantes aux charentes

EN PARCOURS
des vents méridionaux !




< [ LE Q U A R T L I V R E & < LE V° LIVRE ] >
de François Rabelais, docteur en Medicine.
& Ouï-dits par maître ès lettres >

Alain ROBINET
Avis de passages

AU LECTEUR

Ce n’est pas icy un essai qui dès l’entrée proteste de
sa bonne foy, Lecteur. Sois averti que je ne m’y suis proposé
aucune fin, qu’extimement exhibée et publique, d’ailleurs
complètement indifférent à la question de savoir s’il
pourrait être utile à quelqu’un ou à moi-même. Je ne l’ay
voué à la commodité particulière d’aucun de mes parents,
proches ou amis, ni de la tienne, ni de qui que ce soit.
Qu’on ne s’attende pas à y retrouver aucuns traits de mes
conditions et humeurs comme si l’on pouvait mieux
connaître ainsi la vaine personne de l’écrivain, les motifs
de sa vacuité bulleuse. Oui, le Je se pare ostensiblement
d’étrangetés textuellement empruntées, il n’ira pas se faire
voir quoi qu’il dise ou qu’on s’attende à ce qu’il dise
d’une façon simple, naturelle et ordinaire, sans estude et
artifice : ce n’est jamais même sous son nom propre et en
première personne tout à fait lui qu’il dépeint. Si j’étais de
ces indigènes vêtus de leurs seuls tatouages ou de ces
acteurs aux multiples rôles ou de ces effeuilleuses
expertes en déshabillé, je te le montrerais bien plus
clairement : la dénudation n’est qu’un nième moment de
l’essayage ininterrompu de vêtures et voilures appliquées
et plaquées, affublées et envolées, aussi voilantes et
voleuses que dévoilantes et dévoilées dans le jeu où se
multiplient – leurs surfaces et profondeurs comme
frondaisons au grand jour – les épidermes sensibles les
uns aux autres. Il y aurait mauvaise foy à prétendre que la
nudité, véridique si tu veux, est naturelle et native, se fait
voir si simplement que ce serait d’une façon sans façon.
Ainsi, Lecteur, le Je des voyages, des séjours et des
passages que tu vas peut-être accompagner n’est pas en
lui-même la matière de ces bouts d’essai ; il n’apparaît que
dans quelques-unes des manières, quelques-unes des
8 1Pro-to-logue de l'autheur : Aux lecteurs benevoles.
Ou estez vous? Je ne vous peuz veoir. Stop… !! &, &
& Attendez… ! qu’Je chausse mes lunettes qu’j’change
d’optique pour vOYer Rabelais. Car dictes qu'il n'est
ouvraige que d’maistres […] Vous me donnez. QuOY?
Un beau & ample breviaire. Vray bis ie vous en
remercie. Quel breviaire fust, certes ne pensoys, voyans
reigletz, rose, fermailz, relieure, & couverture: en
2laquelle Je n'ay omis à considerer les [crochets ] & les
&cho-pies, peinctes au dessus, fermées en moult belle
ordonnance. Par lesquelles, comme si fussent lettres
hieroglyphicques…< [ < ces glyfes = elfic paratextes ] :
[¤: La docte ignorance : l'intellect, conscient d’ses limites & d’
son incapacité à comprendre au-delà d'1certain point, est sujet
à prendre à tort ses figures, symboles & project° pour autre
chose qu’approximat° : style parlé, style écrit, style télégrafic,
lapidaire ; styles noble, soutenu, élevé, styles familier, popu,
argotik, poissard ; styles didactik, descriptif, narratif, historik,
styles comik, burlesk : les qualités d’la simplicité, d’l'ignorance &
d’l'idiotie attestent acceptat° étudiée, l'incompréhensible, d’qui
n’peut être connu & qu’l'on peut figurer de manière rhétorique >
l'ensemble des convent° & des tropes existants…] … [¤¤ :
L'écriture vous livre l'expérience d’votre propre bétise rapide,
hâtive, ruse vers l'ontologik : bétise en styles épik, lyrik, ; styles
oratoire, chaleureux, pathétik & en styles épistolaire & en styles
pamphlétaire, incisif, mordant, à l'emporte-pièce, en styles figurŽ,
imagé, poètic ! ] … [¤¤¤ : en styles simple, sobre, concis, laconik,
naturel, facile, élégant ; en styles vigoureux, énergétic, nerveux &
imagŽ. Le poète apparaît comme césure, centre sans noyau = sa
mise en danger, sa mise à nu, car la bêtise s'exhibe alors que

1 Ici : autre manière, pour moi, Alain Robinet [l’entre crochets d’abrégés]
d’blasonner la langue française par personaiges desguisez en Satyres &
Silènes…& d’dire comme est biscarié LE FRANCAIS « dict-on » < La
Romaine, soy disante sentente, mais < orales languaiges corrompus, donc tjrs
emburelucoquée d’baragouinages celte, francien, germain, picard, gascon,
anglo-normand, occitan, provençal &tc… y.débridée d’erreurs & hœresies,
qu’homocentricalemEntent les Sorbons, & s’tremousse d’traits, d’trajets +.
2 « Vous avez eu bonne vinée? à ce que l'on m'a dict. […] Vous avez
remède trouvé infaillible contre toutes alterations? »
9 façons, quelques-uns des éclats ou clins de ces éclats
exposés, incarnation excarnée dans l’épiphanique
épigénèse qui ressort de traversées dont il n’est pas le
ressort.

Bienvenue, Lecteur, dans l’écriture échangiste-
transformiste s’adonnant à la tâche essais après essais de
transformer les Essays, de changer comme du dedans (du
dedans ou du dehors, je ne sais pas, j’essaie) une des
écritures les plus changeantes et mouvantes qui soient,
celle de Montaigne. Il n’est personne maintenant qui ne
veuille ou ne dise vouloir changer le monde ou de monde
et se contente de l’interpréter quand il faudrait aussi et
d’abord en changer l’interprétation, la lisibilité, l’écriture,
réécrivant sans fin le palimpseste zutique aux limites et
horizons brouillés. Bien à toi, Lecteur que j’espère à
l’instant déconnecté des Soi-disant, de l’Origine et de la
Fin , frayant comme nous, dans l’effroi parfois, la volupté
quoi qu’il en soit pressante, présente et revenante,
impatients et patients tour à tour, des passages.

De C. C., ce premier de Juin deux mille douze.

« Commer », comme il l’écrit une fois, une seule,
inventant le verbe - hapax à dire la confrontation des
parallaxes, les bris et débris du grand Axe - c’est supposer
des comes, explorer les différences dans les ressemblances
dans les différences, comme de visages l’un tout contre
l’autre, allez-y voir vous-mêmes, ça vous changera des
miroirs, suivant Montaigne et poursuivant. Commer
comme Montaigne et comme lui sinon tout comme.
Comme je peux. Comme tu vas le faire. Comme tu y vas :
Si je ne comme bien, qu’un autre comme pour moy. Lire pour
écrire pour faire lire pour faire écrire comme l’on boit
ensemble et chacun, commons singulièrement et en
commun car Un parler ouvert, ouvre un autre parler, et le tire
10 l'intelligence s’dissimule en styles harmonieux, coulant, en styles
clair, limpide, pur, avec correct° & harmonie & originalité, avec
force & vigueur, couleur, clarté, simplicité, aisance & avec le mot
heureux, le mot juste, le tour, la saillie, le trait, l'expressivité,
voici comment polir son style, comment varier son style !] … [¤¤¤¤
: Alors en rythm’s n’d mouv’s & cadenz la cruciale imbecillité du
poète agit par courage stupéfact° & jusqu'où le langage va,
jusqu'à s’défaire ds la stupidité, l'idiotie & autres formes
apparentées du non-savoir vers un gai savoir, par embardées &
gambades… ]
Si par quelques desastre s'est santé de vos seigneuries
emancipée: quelque part, dessus dessoubz, davant
darrière, dextre senestre, dedans dehors, loing près vos
territoires qu'elle soit, la puissiez vous incontinent tous
azimuts tel l’Ariel gyro-voltigeur ès mondes, traceur de
temps accumulés, sédimentés < sémantiques avecques
l'aEyde du benoist Servateur rencontrer. Donnez y
ordre filz Vulcan: esveiglez vos endormiz Cyclopes,
Asteropes, Brontes, Arges, Polyphème, Steropes,
Pyracmon: mettez les en besoigne: & les faictes boire
d'autant. A gens de feu ne fault vin espargner. Or
depeschons ce criart là bas. [&] beau parterre Iosquin
des Prez, Ollzegan, Hobrethz, Agricola, Brumel, Camelin,
Vigoris, de la Fage, Bruyer, Prioris, Seguin, De la Rue, Midy,
Moulu, Mouton, Guascoigne, Loyset Compère, Penet, Fevin,
Rouzée, Richardfort, Rousseau, Consilion, Constantio festi,
Iacquet Bercan, chantans melodieusement &, ainsi que,
sans omettre : Georges Chastelain, Jean Meschinot, Olivier de
La Marche, Octavien de Saint-Gelais, Guillaume Dubois, Jean
Bouchet, Jean Lemaire de Belges, Jean Marot, Jean Molinet, André
de La Vigne... à la SF : A. Damasio, Jack Vance, Herman Melville.

Tous Grands Rhétoriqueurs, Jongleurs ès langues
3& inventeurs de mondes imaginaires !


3 Citat° d’A. Ronell < « STUPIDITY » : % ?_#_K6K _9 <_3 _1_3_ 17_ 1+/
/¤/ // 4_5_ 6_ µµ/ ?-??_!!!-_§§§ I *(&_&&) %%/ ¨¨¨/ : Saltimbranq’baladins,
Forains, /^^^/Arlequins, <<>> Jean d’la Lune, en Pierrots à rêver-aimer d’une
étoile absolue ??/ !!!_._ D’où ce cri en épitoge butô ‘nd guignol. #_+ !_._; _ !
11 hors, comme fait le vin et l’amour. Écrire et rire, écrire, en
rire, toujours à décrire entre silence et cri les façons figées
ridicules ou pires, Montaigne comique comme Rabelais
mais combien différemment, celui-ci simplement plaisant et
digne qu’on s’y amuse, celui-là au stile comique et privé
comme il dit. « Comique » : les ridicules en relief autant
que la simple familiarité, et toujours rire et sourire
communicatifs. Plutôt Démocrite qu’Héraclite, traverser
le tragique sans se prendre au tragique, dans toutes nos
occupations farcesques : une sagesse gaye et civile. Rompus
au réel à sugcer la sustantifique mouelle par les deux bouts.

Assoupi dans sa librairie, il rêve une rencontre avec
François Rabelais. Les coupes de vin clair tintent comme à
la fin du Cinquième Livre car Trinch est un mot panomphée,
célèbre et entendu de toutes les nations, et nous signifie :
Beuvez. Ce qu’ils font en silence longuement, à petites
gorgées sans se rengorger.
F. R. feuillette le Troisième Livre jusqu’à ce passage
d’une addition marginale qu’il lit à haute voix : Et la
douleur a quelque chose de non evitable en son tendre
commencement : et la volupté quelque chose d’evitable en sa fin
excessive.
M. de M. va chercher dans le Prologue du Tiers
Livre : Envers les vastadours, pionniers et rempardeurs, (…) les
massons, je mettray bouillir, et, le past terminé, au son de ma
musette, mesureray la musarderie des musars. Envers les
guerroyans je voys de nouveau percer mon tonneau et de la
traicte leur tirer du creu de nos passetems épicénaires un
guallant tiercin et consecutivement un joyeulx quart de
sentences Pantagruéliques ; par moi licite vous sera les appeler
Diogénicques.
Soudain plus personne dans le rêve ou plus de
rêve ; au bord du réveil sur la table d’écriture, à la place
des pages imprimées surchargées d’additions, une carte
toute sillonnée et les multiples ruisseaux affluents de la
12 9 Olympiades & 1 an intercalare après : (ô belle mentule, voire diz
Je, memoire. Je soloecise souvent en la symbolizat° &
colliguance d’ces 2 motz) Je OUY Adrian Villart, Gombert,
Ianequin, Arcadelt, Claudin, Certon, Manchicourt, Auxerre, Villiers,
Sandrin, Sohier, Hesdin, Morales, Passereau, Maille, Maillart, Iacotin,
Heurteur, Verdelot, Carpentras, Lheritier, Cadéac, Doublet, Vermont,
Bouteiller, Lupi, Pagnier, Millet, Du Mollin, Alaire, Marault, Morpain &
aultres ioyeulx musiciens en un iardin secret d’Epicure
soubz belle feuillade au tour d'1 rampart d’flaccons,
iambons, pastez, & diverses Cailles, les fées choryphées
4si mignonnemen chantans : < [STÉPHANO : La Tempête <
Shakespeare/ Trad. Laroche, 1842 : Voyage, voyage, Grand Thibault
s’vouent coucher/ Voyage, voyage, avec qui voudra Avecques
sa femme nouvelle,/ Moi je reste au rivage, S'en vint tout
bellement cacher/ Le canonnier, le mousse et moi.Un gros
maillet en la ruelle/ … [°° : en styles pompeux, prétentieux,
emphatique, ampoulé & en styles rude, abrupt, rocailleux, heurté,
haché, saccadé, embarrassé, décousu, styles diffus, verbeux,
prolixe.] … Et le capitaine, ma foi, O mon doulx amy (ce dict
elle)/ Nous avons chacun sa chacune.Quel maillet vous voy
ie empoingner?/ Jolie ou laide, blonde ou brune ; C'est (dist
il) pour mieulx vous coingner./ [°°° : en charabias, en
galimatias, en amphigouris & arguties, en pathos & verbiages,
digress° & longueurs, verbosités & platitudes & clichés & lourdeurs
& redondances & emphases & mani rismes] Mais avec Kate à l’œil
mutin Maillet? dist elle, il n'y fault nul. L’abordage n’est
pas certain : Quand gros Ian me vient besoingner, / Si vous
voulez lui parler d’un air tendre, Il ne me coingne que du cul.
Elle répond : Allez vous faire foutre ! …

[< Chaine sŽmantique > bêtise, idiotie, imbecillité, puèrilité,
ridicule, irrupt° du réel = moment d'béance non symbolisée & la
non-forme d’tourbillons impondérables = obstinat°, ténacité &
indivisible ; en m me temps vide, dense & fissurée ! ]

4
[° : en styles plat, banal, monotone, languissant, sec, terne, prosaïc ;
affecté, guindé, manièré, recherché, étudié, alambiqué, tarabiscoté…] Or
ayez bonne santé ! oussez bon coup, beuvez en 3, secouez dehait vos aureilles, oreillez !
ouïssez ! boivez ! vous OYrez ainsi dire qques merveilles !
13

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