J'entends souffler l'harmattan

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Cet ouvrage peut sembler un récit. Il peut sembler un manifeste. Il semble comme une prise de conscience. Il est une histoire de sable et de vent, de roches et de poussières. Il prend prétexte d'un voyage pour dire nuement le monde tel qu'il paraît à la conscience qui le nomme.

Publié le : jeudi 1 mai 2008
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EAN13 : 9782296196995
Nombre de pages : 73
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J'entends

souffler l'harm.attan
Poème

Bruno Eble

J'entends souffler l'harmattan
Poème

L'Harmattan

@

L'HARMATTAN,

2008

5-7, rue de l'École-Polytechnique;
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo.fr

75005 Paris

ISBN: 978-2-296-05531-5 EAN : 9782296055315

Je suis né avec le sable dans les yeux. MAMO, de Zagora

POUSSIERE

(1)

J'ai découvert le Maroc, le sud du Maroc, plutôt: les déserts rouges, le Sahara. Voyage fabuleux de mille découvertes: une terre d'islam, les Berbères, les Touaregs, les appels du muezzin, les étendues immenses, l'Afrique noire déjà, les taxis du désert, les oasis et les viIlages de terre, le paradis coranique, d'un vert incroyable au milieu de la poussière, ponctué du rouge absolu des grenades naissantes, la chaleur absolument sèche, les vents de sable... Un corps-à-corps avec la nature -- j'en ai l'habitude. Mais ici elle n"est pas séparée des hommes, l'urbain est champêtre, comme au début des dialogues de Platon... C'est comme les Bucoliques mais au milieu de la cité, la cité au milieu des chevreaux et des myrtes... L'ancien, l'archaïque semblait m'avoir rattrapé, par délicatesse et poésie. Le sud du Maroc est (encore) un pays agricole, on y voyage comme dans une machine à remonter la nostalgie, avec la médina de Marrakech comme l'une des dernières villes médiévales presqu'intégralement préservée. Le paysage n'est que poussière, la terre omniprésente, formant les routes, les murs, les toits, les terrasses, les plafonds et les sols. Comme il est simple d'être au bout du monde, que ce soit dans le massif des Ecrins même, sur l'Etna ou sur la Punta 9

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