Je Tu mon AlterÉgoïste

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Puisque chacun d'entre nous est une complexité où Je et Tu, Soi et l'Autre sans cesse dialoguent, enrichis par ce qui fait justement leur différence, leur complémentarité. C'est cette question qu'abordent les textes de ce recueil, en passant par les thèmes de l'enfance, du désenchantement, de l'amour, l'écriture, la nature, tous à l'oeuvre vers la Liberté.
Publié le : jeudi 4 février 2016
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EAN13 : 9782140001246
Nombre de pages : 142
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Muiéllé Compère-Demarcy
Je Tu mon AlterÉgoïste Poésie
Préface d’Alain Marc
Je Tu mon AlterÉgoïste
Murielle Compère-Demarcy Je Tu monAlterÉgoïste Préface d’Alain Marc *
Du même auteur Atout-Cœur, Éditions Flammes Vives, 2009. L’Eau-Vive des falaises, Éditions Encres Vives, coll. « Encres blanches », 2014. Je marche--- poème marché / compté à lire à voix haute, dédié à Jacques Darras, Éditions Encres Vives, coll. « Encres blanches », 2014. Coupure d’électricité, Éditions du Port d’Attache, 2015. La Falaise effritée du Dire, Éditions du Petit Véhicule / « Chiendents » n°78,Cahier d’Art et de Littératures, 2015. Trash Fragilité (faux soleils & drones d’existence), Éditions du Citron Gare, 2015. Un cri dans le ciel, Éditions La Porte, 2015. Illustrations : Didier Mélique © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07958-5 EAN : 9782343079585
Préface
UNE BIEN ÉTRANGE HISTOIRE DE LECTURE
Je ne sais plus quand j’ai reçu chez moi le premier opus de Murielle Compère-Demarcy alias M©Dĕm mais ce dont je me souviens, et très bien, c’est que j’ai vécu une étrange histoire de lecture. Cela devait être au milieu du premier semestre de cette année 2015, je reçus un beau jour ce petit opus, numéro 78 des Cahiers d’art et de littératures " Chiendents ", deLa Falaise effritée du Dire. Très beau titre, déjà ! Je pris le volume de couverture noire à mon chevet du lit et pendant des jours il ne me quitta plus, le prenant et le reprenant à tout bout de champ ! Je le prenais, en lisais quelques pages et le reposais. Refermé je le reprenais et le retournais, contemplant totalement séduit cette belle couverture cartonnée noire décidemment de bien belle allure. Et ce petit jeu, si je puis dire, dura, dura, dura, sans que je n’ose, comme je le faisais d’habitude, marquer de crayon de papier les passages et poèmes qui me marquaient plus particulièrement. Car il y en avait. Mais ne les marquant pas, je remarquai, dans mon inconscient, que ma mémoire était flottante, que je ne savais plus bien si c’était celui-ci ou celui-là qui m’avait marqué la veille. L’opus ne contenait que quelques pages de création, que quelques poèmes, mais du coup ces dernières et derniers prenaient une telle importance et, bizarrement, me renvoyaient une telle simplicité complexe, si je puis m’exprimer ainsi, lorsque je
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retournais pour la nième fois à ma lecture, que j’en fus troublé pendant de longues semaines… Comment, alors que rien ne retenait plus particulièrement mon attention je pouvais ainsi être littéralement “capturé” par des mots que je ne retenais le moindre du monde, par des mots d’une facture aussi “enfantine” ? Ce dernier mot vient présentement sous ma plume et j’en suis presque troublé mais entendons-nous bien. Lorsque je dis cela, ose apposer ce qualificatif, ce n’est sûrement pas d’une manière péjorative, bien au contraire. L’enfant, n’est-il pas cet être capable des plus grandes vérités, qui déstabilisent tellement les adultes par leur limpidité ? Et l’enfant, de même, n’est-il pas cet être tellement libre, capable de sortir "ses quatre vérités" sans aucun complexe à la personne qui est devant lui et sans qu’elle ne s’y attende le moins du monde ?
Étrange sensation, de lire et relire ce que l’on croit connaître, tout en l’oubliant aussitôt. Flot. Des mots sur la page s’incrustant dans la tête tout en s’oubliant à peine mémorisés. Étrange impression d’attirance aspiration et d’éloignement conjugués. Happé, et désolidarisé de sa lecture quasi en même temps. On lit une page, on l’attrape au vol, et on repose le recueil de poèmes, un peu perdu, par le flot que l’on vient d’ingurgiter. Séduit et repoussé : on avance. Dans le vide que les mots ont provoqué. Et y retourne. Comme à la chasse. Encore et encore. Sans savoir ce que l’on cherche sans savoir ce que l’on risque de trouver à nouveau, de nouveau et autre. Il ne s’agit pas de chaos : les mots sont simples, mais plutôt de frictions. De frictions constantes entre le réel – 8
les mots des choses les plus banales qui nous entourent – et l’imaginaire de l’auteur. Qui s’étale devant nos yeux de lecteur. En perdition comme de son auteur, visiblement. Et il y a ce rythme, constamment syncopé. Entre les coupures franches, du vers, et ces coupures, tout aussi nombreuses en milieu de vers marquées d’une barre oblique. Coupure sans vraiment couper. Coupure qui n’en est pas vraiment une. Pause plutôt, puisque aussitôt le vers continue. De son flot, son flot de mots bien vite parasité à nouveau par un retour rejet au vers suivant du mot attendu ou par un autre procédé verbal. Et il y a bien du cri, dans les nombreuses lignes qui s’apposent avec un tel nombre depuis si peu de temps – à peine un an et demi. Ça cogne et ça cogne dans la tête de son lecteur. Ou de sa lectrice. Et en même temps ça pause des respirations ça bifurque ça emmène ailleurs. Et revient dans un mouvement de va et de vient continu pour se poursuivre dans et par le poème suivant. J’ai donc découvert la poésie de Murielle Compère-Demarcy alias M©Dĕm, ai lu depuisTrash fragilité aux toutes jeunes éditions Le Citron Gare, lis aujourd’hui ceJe Tu mon AlterEgoïsteavec la même attention et cette poésie me questionne toujours à ce jour, ce qui est pour moi plutôt de l’ordre du compliment. Alors souhaitons longue vie à cette écriture naissante, qui a déjà ses évolutions même si elles sont minimes. Ce qui prouve si besoin était toute leur cohérence. Alain Marc. 9
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